LUI
chasser.” De Sémiramis il est dit „que revenant d’une de ses chasses ou expéditions ^guerrières à travers V Afrique, elle parvenait jusqu’en Egypte^ lequel royaume était fondé „par Mizraïm qui à son arrivée y trouvait déjà quelques groupes isolés d’hommes appar- „tenant à des tribus collatérales moins nobles. L’Egypte a été peuplée par plusieurs races . .
C’est donc dans la Perse actuelle;, en Susiane que se trouve le foyer primitif de la race nègre chamite et plus spécialement des Kushites. De ce point ces hommes turbulents se sont lancés à l’ouest (Babylone, Nimrod), à l’est et même au sud. Rien ne résistait à ces races audacieuses. Ils ^brûlaient l’espace” et c’était un jeu pour eux d’arriver en Afrique;, dans rindo-Chine et dans les archipels les plus éloignés. Ils suivirent la voie de mer. N’eussent-ils connu que la navigation côtière^ il leur était excessivement facile de longer les côtes d’Arabie et d’aborder en Afrique par Bab-el-Mandeb. Même dans les temps relativement récents ces Nègres (Papua) ont donné bien d’autres preuves d’aptitudes maritimes! C’est bien par mer qu’ils ont gagné les archipels océaniens. Pas n’est besoin d’invoquer la submersion d’un ancien continent. Lorsqu’on voit les Papua;, bien dégénérés sans doute et pas comparables à leurs terribles ancêtres „ces rudes chasseurs devant le Seigneur”, aborder en Californie en franchissant en se jouant des immensités océaniennes;, il serait vraiment absurde de dire^ que la migration du Luriskm jusqu’en Afrique leur coûtait beaucoup d’effort. Ne voit-on pas de nos jours de frêles embarcations montées soit par des Nègres soit par des Indiens croiser entre la côte africaine, la côte arabique, celle de la Perse, de l’IndO;, etc. Les courants;, les moussons invitent à ces traversées,
excessivement simples. Elles sont même trop faciles puisqu’elles ont rendu possible la traite des Noirs (esclaves) pendant des dizaines de siècles jusqu’à notre époque. On suppose;, que des hommes qui bâtissaient des monuments comme ceux de Balylone, étaient bien capables de 'construire des embarcations quelconques! Rien n’empêche donc d’admettre^ que la race nègre ait occupé de très bonne heure;, après ou même avant la construction de la tour de Babel toute la zone côtière est -africaine;, soit par terre, soit en naviguant. Arrivés par Bab-el-Mandeb en face du milieu du continent ils s’étendent au centre, s’en emparent et s’élancent de là vers le sud et le nord. Ici au nord (Egypte, etc.) ces Nègres-Chamites se mêlèrent de bonne heure avec des Sémites et même des Japhétides, de la même façon que l’histoire monumentale le montre pour la Babylonie. Par conséquent là naissent des „Mischvôlker” de bonne heure. Dès le début on voit cela déjà en Egypte. Mais dans le centre et le sud de we- ils ont conservé, dans l’ensemble, une grande pureté et homogénité
oL nique, c.-à-d. franchement nègre. Si l’on constate ainsi dans le passé et en ce moment chez ces Chamites, malgré leur noirçeur, quelques traits plus nobles, disons qu’ils sont
dus à une infiltration sémite et même japhétide, qui a rnodifié à divers degrés les
caractères essentiels de la race.
Donc les détroits d’Ormusz et de Bab-el-Mandeb n’ont été à aucun moment, des barrières de peuples ou de races. Même la Mer-Rouge et le Golfe-Persique ne constituent pas de telles barrières. Au contraire! „Tous les deux invitent à tenter la traversée” (Prof. Weule). Ceci s’applique aussi aux détroits maritimes qui se trouvent entre les îles de l’Indonésie. Eux non plus n’opposent, même aux peuples les plus primitifs, d’obstacles de migration. N’oublions pas surtout, que le niveau actuel de civilisation chez les Nègres ou les pygmées n’est pas leur niveau le plus élevé. Ils sont des décadents. Ils sont refoulés partout. Or, l’isolement amène toujours après lui la décadence. En dehors des quelques données historiques qu’on possède, il est radicalement impossible de fixer Vépoijue des migrations nègres. On peut affirmer hardiment que l’Afrique a été envahie par les Nègres peu après le déluge, même avant Babel, mais depuis les migrations ne se sont pas arrêtées. Elles se sont succédées, elles se sont croisées et recroisées. On se figure toujours la population de l’Afrique comme un bloc ethnique immobile. Rien n’est moins vrai. On pourrait parler plutôt d’une masse noire ou noirâtre grouillante et en mouvement perpétuel. Dans chaque coin de l’Afrique actuelle on peut constater et étudier à l’aise le jeu de ces flots humains. Citons pour Deutsch Ost-Afrika simplement les Watuta, Wavitu, Wahehe, Massai, Wataturu, Wuhuma-Watutsi, Wawitu, et même les Wanyamwezi (y. infra).
Sur les plus anciens monuments de Susa, d’Egypte, de partout, on voit les mêmes Nègres que ceux d’aujourdhui, avec les mêmes traits caractérisques. Comme en Egypte et à Susa on voyait, tout à fait comme on le voit de nos jours en Afrique et en Mélanésie, à côté de Nègres de grande taille, ou de taille moyenne, dolichocéphales et hypsisténocéphales, d’autres Nègres à petite stature brachycéphales ou sous-brachycéphales et même plus ou moins platicéphales ! Donc depuis 4000 ans point de spécification ou de caractérisation plus prononcée! On conclut donc qu’il a fallu d’innombrables séries de milliers d’années pour rendre possible cette caractérisation! Non point. De grands anthropologues comme de Quatrefages {Introd,, chap. XXII, p. 334) et bien d’autres assurent, que peu de siècles joints aux influences de l’air, du climat, de la nourriture, etc., ont suffi pour faire naître de la race primitive rouge les trois races typiques actuelles i. e. la blanche, la jaune et la noire. Si une race {in casa la race ou plutôt l’espèce unique primitive) est assez fixe, elle est vite modifiée une fois qiCelle est ébranlée. L’anthropologie fournit beaucoup d’exemples pour prouver cette vérité.
Atlantis.
L’existence d’une grande île, ou même d’un petit continent, à l’ouest des colonnes d’Hercule, est admise par un grand nombre de savants sérieux. D’autres la traitent de pure fable ! Toutefois, ceux qui admettent la fameuse île de Platon, la placent à différents endroits du globe, et non exclusivement dans l’Océan Atlantique. Ainsi Ridbek la place en Scandinavie; Latreille dans la Perse actuelle! De Baer y voit les douze tribus juives; selon lui, le cataclysme qui la fit périr dans une nuit, répondrait à l’anéantissement de Sodome et de Gomorrhe. Bailly (1779) la place en Mongolie; Oviedo, Buffon, Mac Culloch, de Praw, et d’autres en Amérique, tandisque Berlioux distingue entre l’ Atlantis du Critias et celle du Timaeiis. — La première serait une partie du Maroc (siège de la domination des Atlantes), la seconde le vaste empire conquis par ces mêmes Atlantes en Europe et en Afrique. Roisel admet parfaitement l'existence de l’ Atlantis et des Atlantes.
Dans son Timaeus (24) IHalon (430 — 348 ou 420 — 347) fait -parler un prêtre égyptien de Sais à Solon (638 — 558 ou 640—559) qui y voyageait pour apprendre la sagesse de cet ancien peuple. Platon paraît prendre au sérieux le récit sur Atlantis. Il le tenait du premier des Sages ou des disciples de celui-ci, par écrit ou même oralement. Solon apprenait donc de ce prêtre qu’il y avait jadis, au-delà des colonnes d’Hercule, une grande île d’où les navigateurs pouvaient atteindre d’autres îles et enfin un continent (Amérique). Sur cette grande île il y aurait eu un magnifique royaume. A la suite d’épouvantables tremblements de terre et d’inondations l’île aurait été submergée dans un jour et une nuit. Solon aurait lui-même plus tard fait un poème où il place son état idéal précisément dans cette île engloutie. Selon d’autres, Solon étant trop vieux, n’a rien écrit sur Atlantis, mais aurait légué son récit oralement à ses disciples. — Dans le (108 seq.) de Platon
il en est également question. — Aristote (385 — 322) en traite, et dit e. a. c. que les Carthaginois punirent de mort ceux qui revenaient de cette île, de peur qu’elle ne fût connue à leurs rivaux (Arist. Met. II, i ; de Coelo, II, 14), — Diodorus Siculus (vers 50 a. Chr.) a un long passage sur cette fameuse île (Diod. V, 19— W).
On a voulu rattacher d’autres traditions grecques (e. a. celles sur les îles Fortunées ou Elysiennes, sur la terre des Hespérides = Canaries, Madère, Azores?) à celle concernant l’Atlantis. — Les anciens auteurs grecs affirment en plus, qu’à une époque excessivement reculée, les Grecs ont eu à subir une invasion terrible, dirigée contre eux par un peuple sorti de la mer Atlantique, d’une île plus étendue que la Libye et l’Asie réunies (!), dont une des extrémités s’avançait non loin des colonnes d’Hercule. La mer des Sargasses, ou mer de Varech occuperait aujourdhui le tiers de cette vaste île ou de ce continent. Ces
autours grocs toutefois ne relatent cela (^[ue comme une tradition communic^uée par les prêtres de Sais à Selon (<iui ne le savait pas !). C’était même Athènes <^ui repoussait cette attaque des Atlantes. Cela se passait avant le déluge qui engloutit l’île, et même des Grecs avec elle. Du reste, les Egyptiens reprochèrent aux Grecs qu’ils ne savaient rien de leur propre histoire. — Proclus (in Timaeo, 1. 1), Numenius, Po'iphyre, etc., admettent cette invasion de Vouest, qui a inondée toute l’Europe et l’Asie. Ils font d’Atlantis le pays des mauvais démons, des sorciers.
Selon certains ethnographes Atlantis était habitée par une race grande et forte. On fait descendre d’elle les Basques, les Géorgiens (? du Caucase), les Berbères, les Ouancherys, les Guanches des Canaries, les Hottentots et certaines tribus américaines. En tout cas, l’Afrique occidentale (et celle du nord-ouest) aurait été certainement en relation avec elle. L’abbé Brasseur de Bourbourg admet Atlantis comme une réalité géographique. Il en fait venir les ancêtres des Quiches, des Aztèques, des Mexicains et d’autres peuples américains (Lesser- Antilles?).
Les géographes ne conçoivent pas, que le nom même à' Atlas dans le nord de l’Afrique, ainsi que celui de l’océan atlantique, puisse exister sans qu’il y ait eu un fond historique lointain. L’argument n’est pas très probant, puisque l’origine des noms géographiques même des continents, est parfois fort banale et accidimtelle (celui à' Amériquel),
Si Brasseur de Bourbourg plaide pour les Guichés, Chichcomèques, Aztèques, les Costa -Eicciens et d’autres anciens peuples noirs, comme descendants des Atlantes (Chamites!), l’Afrique réclame sa part! Hérodote (484—425 ou 403) décrit les Atarantes ou Atalantes de Libye (1. JV, iS4). Or il est curieux, que parmi les peuples de l’ouest (nord-ouest) de l’Afrique le nom de talan, tolon, tolonka, toronka est très fréquent (Buiom, Timme, Mandingo, Konia, Sankara, Mande, Toma). Ce mot voudrait dire: occident, intérieur C?). De fait, parmi ces peuples nègres ou négroïdes, même berbères, la tradition existe qu’ils viennent de Vouest.
Qu’il ait existé un continent, ou au moins une grande île quelque part dans l’Océan- Atlantique actuel, on a des raisons si non concluantes, du moins très sérieuses pour l’admettre. Les autres hypothèses sont abandonnées toutes depuis longtemps. C’est principalement après les sondages pratiqués par les vaisseaux Challenger (1873 — 1876, Thompson, Murray), Hyclra et Porcupine (Anglet.), Dauphin (Etats-Unis) et Gazelle (Allem), qu’on a pris au sérieux l’existence de cette île engloutie. Nous allons donner quelques raisons assez plausibles qui confirment cette hypothèse. Pour plus d’intelligence de ce qui va suivre j’ajoute ici deux croquis que je dois à M. F. C. Huygen, polytechnicus à Delft. — L’île Atlantis donc occupait une assez grande partie de l’océan, particulièrement l’endroit sous-marin nommé dos du Dauphin (nom du vaisseau américain) Les îles Azores actuelles en sont un restant. Cette terre s’étendait autrefois, en suivant les lignes pointillées, jusqu’à l’Amérique du Sud; puis par un chemin de réunion jusqu’à l’île S Paul, l’Afrique, l’île Ascension; enfin jusqu’à l’île Tristan-da-Cunha par le dos Challenger bien loin vers le sud. Les sondages des vaisseaux Challenger et Dauphin ont prouvé l’existence de ces dos. Ils forment toujours encore une suite de hauts plateaux dans l’Océan- Atlantique, et prouvent une connexion ancienne entre l’Amérique du Sud, avec Atlantis, l’Afrique, l’Espagne et l’Europe. Ces plateaux font toujours sentir leur influence sur le „Golfstroom”. Tout cela indique que le dire de Platon n’est pas une fable. — Selon Platon et les autres l’île Atlantis était très peuplée et formait un royaume très puissant, qui avait partout des colonies : le long de la côte de Mexique, des rivières Misissippi et Amazone, le long de la côte de l’Amérique du Sud, de la Méditerranée, de l’Afrique et de l’Europe occidentale, de la Mer de l’Est et même de la Mer-Noire et Caspienne! Toutes ces contrées auraient été peuplées dans des temps très reculés par des hommes civilisé dont la métropole était Atlantis. — On arrive même à des conclusions plus fortes encore. Ainsi, le culte du Soleil en Peru et en Egypte est emprunté aux habitants d’Atlantis, et même toute la civilisation égyptienne serait originaire de là, puisque, dans cette opinion, l’Egypte aurait été la plus ancienne colonie d’Atlantis. Ce n’est pas tout. Les outils en
bronze de l’Europe pré-historique .avaient pour patrie Atlantis. Là encore on commence à travailler le fer. L'alphabet des Phéniciens ne leur appartient pas, mais est emprunté a celui <1 Atlantis, qui de la est venu dans l'Europe et dans l'Amérique centrale. Tout cela est bien difücile a admettre. Alors 1 opinion de Latreille serait encore plus admissible (Perse), a moins qu on change \ A/hnilix avec la /.ci/novVi (Lemurs = demi-singes) de Schater qui veut que 1 île Madagascar, avec l’île de Ceylon, les Seychelles, les Mascarènes, etc.,
sont les restes d’un ancien continent englouti par la mer. Pour tout combiner, on pourrait admettre les deux terres submergées. L’ Atlantis serait une simple colonie chamite, ou même ca'inite, dans l'opinion de ceux qui croient que l’île a été engloutie à l’occasion du déluge.
Ceux qui la font périr après le déluge, se fondent sur ce que le récit, qui concerne Atlantis, a les caractères d'un récit xpécUtI, tandisque les traditions sur le déluge sont générales. L'absence ('?) de souvenirs du déluge chez les Nègres, tiendrait, selon M.
van Salverda ( fm/enieur, 1. 10 1H0A, j). AO'j) à ceci, que Tîle Atlantis et le cataclysme dont elle fut la victime, étaient on dehors de la sphère des Nors, puisque selon lui Pile légendaire se trouvait au nord d’une ligne prolongée à l’ouest et tirée depuis la frontière méridion.ale du désert du Sahara.
La similitude et la ressemblance des restes de civilivation antique trouvées des deux eâlés de l’océ.an est une preuve, selon beaucoup, de Toxistence d'un centre commun placé au milieu. --- Le fait qu'on a traité depuis 2500 ans Atlantis comme une fable ne prouve rien eoniru. Huet et Calmot, malgré leur immense érudition, traitèrent les p;/(/méex d'êtres fabuleux. Ils existent néanmoins. Les villes d'Herculanum et do Pompeji étaient également traitées de fabuleuses, ju.squ’à leur exhumation! Hérodote, en nous racontant la splendeur de la civilisation chaldéenne et égyptienne, fut nommé longtemps pour cela „le ])ère du mensonge!" — Ce Weiss doublé d'un Reclus de l'antiquité voyagea beaucoup. H visita les îles de la côte d'Asie, et celles d'Afrique, l'Egypte, la Palestine. Chemin faisant il consigna des détails concernant l'histoire, le commerce, etc., de la Phénici<‘. de Tyr, de
Crogui.s lie M.-F. C. Huygeii, polylechnicus à Dolft d’aprè.s M. Fynje van Salveixia.
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Sidon, de Babylone, de Susa. Il visita la Sicile et Tltalie où il écrit son histoire. Oui, les anciens voyagèrent beaucoup, Pythéas de Marseille (vers 3o0 a. Ohr.) navig’ait sur les côtes occidentales de l’Europe (Thule, le Sund,) et les périples de Hanno, de Nechao, de Néarque ont précédé 2000 ans et davantage ceux de Vasco de Gama, de Magellan, de Houtman, etc. L’argument tiré du fait, que dans le récit de Plato il n’est pas question autant de théogonies, de dieux et de déesses, de démons et de géants, n’a qu’une valeur relative. Mais c’est la mode d’„ éliminer, par une sage critique, toutes ces superféties mythologiques’ des auteurs anciens!” (Kirwan). On attache donc plus de valeur au ré it de Plato, parce que le grand philosophe y parle de temples, du commerce, de l’agriculture, des mines des Atlantes. Tous ces détails Plato les tenait d’un colon de Sennaar. Selon le même, l’empire d’Atlantis s’étendait sur toute l’Europe, à l’exception de l’Italie, sur toute l’Afrique, à l’exception de l’Egypte, une grande partie de l’Asie et ses îles, une bonne partie du monde au delà de l’Océan Atlantique, Amérique-centrale, Péru, une partie de la vallée du Misissipi, etc. — Dans quelques légendes des Hindu (Deva Nukuska) on trouve d^ allusions à Atlantis.
Le récit du grand philosophe de l’antiquité, ainsi que les dires d’Aristote, de Diodore, de Proclus, de Numenius, Porphyre, etc., est singulièrement corroboré par le fait que plusieurs détails du récit peuvent être vérifiés même de nos jours. Ainsi, on trouve encore maintenant aux îles Azores, de la lave, des pierres rouges et blanches de construction. Le culte principal des Atlantes était celui de Posei do /^-Neptune, figuré par les Grecs avec un trident à la main, assis sur un chariot traîné par des chevaux. Les traces d’un pareil culte sont trouvées en Espagne, dans le Nord de l’Afrique, sur les îles de l’archipel grec, jusqu’en Scandinavie où l’on offrait des chevaux à Poséidon jusqu’à l’introduction du Christianisme. On ne peut nier que Poséidon ne revêt partout les caractères d’un dieu marin; mais on va trop loin lorsqu’on prétend que l’île Atlantis en était le foyer. Ne serait-ce pas plutôt une divinisation de Noé, sauvé des eaux et les dominant; culte sacrilège introduit peu à peu par la descendance chamite? — On affirme aussi, que sous les noms des rois d’Atlantis se cachent les noms de certains dieux phéniciens (chamites). — Selon la légende, il y avait à Atlantis des sources chaudes. On en constate encore aux Azores. L’île était entourée de montagnes. Le pays descendait lentement vers la mer. Lorsque l’île périt, la mer entière se couvrait de boue ou de bourbe. Ceci concorde d’une manière frappante avec une légende, qu’on applique ordinairement au déluge; selon laquelle l’Océan Atlantique a été autrefois une mer noire, boueuse, peu profonde et pleine de brouillard. — Un extrait de Proclus (412 — 485), tiré d’un livre qui est perdu, mais que Boeckh (1785 — 1867) mentionne encore, parle d’îles se trouvant au dehors des colonnes d’Hercule. Sur une de ces îles les habitants conservèrent
la tradition, reçue de leurs pères, qui considère Atlantis comme une très grande île qui dominait longtemps toutes les îles de l’Océan- Atlantique. — L’historien grec d’Alexandrie Thnagenus (1er siècle a. Chr.) affirme, que la Gaule était habitée par des indigènes mongols (I), par des envahisseurs étrangers venus d’une île lointaine et enfin par les Gaulois- Aryens. — Marcel lus (1776 — 1854?) dans un ouvrage sur l’Ethiopie, décrit sept îles (Canaries) dans l’Océan-Atlantique, où subsistait parmi les habitants, la tradition que jadis une île, beaucoup plus grande, aurait dominé sur les petites. ~ Diodorns Siculus, dans- le passage mentionné déjà {Biblioth. V, 19 — 20), dit que les Phéniciens découvrirent à l’ouest des colonnes d’Hercule (Gibraltar), à quelques jours de navigation de la côte africaine une grande île (Atlantis). Diodore passe pour très sérieux dans sa Bibliothèque qui paraît avoir été une vraie encyclopédie; seulement on lui reproche „son extraordinaire crédulité et son manque de critique”, parcequ’il parle beaucoup des dieux et de la religion des peuples! — Plutarchus (45 ou 50 — 125 p. Chr.) et même Homère^ paraît-il, parlent d’Atlantis. — On fait raconter Silenus au roi Midas, qu’il y avait à côté de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique, un autre grand continent, où il y avait beaucoup d’or et d’argent; où le sol était très fertil et où les habitants habitaient de magnifiques villas! (Amérique?).
Toutes les légendes et traditions sont unanimes à dire que l’île Atlantis a été engloutie