POINTU (BOIS
Rom. 1. V, chap. XLI), dit qu’en 408 (sou§ Honorius) des prêtres, venus d’Etrurie à Rome, se montraient fiers d’avoir préservé leur ville Nevia de l’invasion d’Attila, par le moyen des foudres et des éclairs évoqués par eux. Le même auteur (ibid.) raconte, que ces magiciens étrusques proposèrent au Pape de combattre Alaric par le même procédé, lorsque l’indignation publique des chrétiens fit renvoyer ces „fulguratores”. — On sait qu’au moyen-âge on attribuait courramment aux sorciers le pouvoir d’exciter des tempêtes, etc., et de dévaster ainsi les récoltes, etc. Enfin, l’histoire est pleine de ces bizarreries. Pour les Warundi il n’y a pas de doute, fjcur Imana est le ,^umwami wo hedzjuru'^ litt. „roi, prince de l’air. C’est lui qui lance la foudre, comme Jupiter Fulgur, Fulgurans ou Aelicius; c’est lui qui, par luimême ou par ses génies subalternes (Eolus), remue les nuages, verse la pluie, etc. La foudre, en particulier, est toujours maniée, dans leur croyance, par l’esprit mauvais. Ceci I se rapproche de l’affirmation du Chev. Drach qui dit, qu’en hébreu la foudre est toujours , synonyme de fureur, et toujours maniée par 1 l’esprit mauvais. (V. „Foudré').
Pointu (Bois).
; Les Warundi se servent de hois pointus 1 (torpille) nommés ivisonga (de : kusôngôrà = effiler), ou ivituturano, comme armes de défense. Ces bois sont cachés dans les sentiers, et couverts de paille. Les ennemis assaillants y blessent les pieds. Ces terribles engins peuvent traverser le pied complètement. Les Warundi attribuent leur victoire sur les hordes arabisées de Rumaliza à ces I torpilles. (V. „Littérature''). — On les cache aussi dans les bananeries, pour les protéger contre les voleurs, — On les fait ordinairement de morceaux de bambous = imisonga , y’ imigano. Dans la Fig. n^. 112. a. est la partie fichée en terre ; b. la pointe sortant de terre et masquée par des feuilles. On en fait aussi de bois dur, p. e. des rameaux de palmier = ivisandasanda. — Les Watwa ont encore quelquefois des lances avec des pointes en bois dur à la place de fer. Chez ces derniers les armes en pierre sont inconnues de temps immémorial. Ils disent qu’ils ont connu et travaillé le fer dès les temps les plus reculés. A défaut de fer, on s’est servi, et on se sert encore, de bois dur pour faire des pointes de fièches. Fig. n'\ 35. a. Selon les Watwa, et les Warundi aussi, l’usage du hois, du fer ou de la pierre comme arme, n’aurait aucune relation avec des époques historiques ou pré-historiques quelconques. Il faudrait chercher la raison ailleurs, en particulier dans la croyance très ancienne, et répandue un peu partout, que certaines races de sorciers (géants, Cy dopes, etc.) n’étaient vulnérables que par la pierre ou le bois‘, et d’autres (post-diluviens), au contraire, exclusivement par le fer. Théopompe dans sa Méropide, selon M. de Rougemont,