POTERIE
PRÊTRE
sistent principalement: a. En cruches {= imi~ windi ; petite Q,T.—ikarabo)f servant à puiser de l’eau et à la conserver,, à y mettre de la bière et de l’huile de palme (Fig, n^. i20), b. Mm^vites ou pots (— inkono, intebciy inzihebe) ; servant surtout à y cuire (Fig. no, H9), Il y en a de différente forme^ avec des noms spéciaux. — c. Entonnoirs (= imibirikira, Fig, F22). — d. Différentes coupes (=zikiwehe, intereko, ikimanagara, Fig. no. i2id), e. Pots à conserver le beurre (— ukwavia, Fig. i2i), avec couvercle (= ikifundikko) en terre cuite. — /’. Pipes (— inkono y’ itabi, ?y’ ifurif Fig, W'. 48). La forme de ces pipes varie selon la fantaisie des fabricants. Il y en a à tube et sans tube, des pipes de santé (Fig, n*>. 44), etc. — g. Objets rituels. En dehors des objets d’usage journalier, les Watwa font aussi des pots à detta? ouvertures ikiraba, ou: inkono y’ iminw’ iwiri cy^ ukuterekera, ikiterekerwa, Fig. WK 128), et des pipes à double tête (= inkono y’ itabi y’ iminw^ iwiri, y’ iniirisso iwiri, Fig, n^, 129). Ces pots et ces pipes sont employés dans les cérémonies en honneur des mânes. Ce singulier dualisme (Androgynie) s’observe encore e. a.
dans les huttes votives, dédiées aux mânes, et qui ont deux petites portes. — La poterie des W atwa est assez bonne, sans avoir rien de particulier. Celle des Wavira est tout simplement magnifique (poterie rouge) ! Ces potiers Wavira exécutent même sur commande, des vases à pied, avec anses, des gargoulettes, etc., de toute forme. Les Watwa peuvent le faire également, sans y réussir si bien. — Les Warundi les payent fort mal. Dans l’üzige ils achetaient en 1896 cinq grands pots pour un „kete” de perles Semsem (= 3 centimes!).
Poule.
Tous les habitants de TUrundi (Watutsi, Wahutu, Watwa) s’abstiennent de manger la viande de poule (totémisme?). — Les Watwa en possèdent très peu. — Dans l’intérieur de rUrundi les poules sont rares. On en a quelques unes dans un but religieux.
Certains coqs sont dédiés à Imana, et s’appellent Indongere, synonyme d' Imana. Ils servent encore de matière de sacrifice, aux mânes en particulier (= interekèrana ; W Imana — Dans rUzige on a, par contre, beaucoup de poules, mais destinées presque exclusivement au commerce. On les vend aux Wangwana (Nègres musulmanisés), mangeurs enragés de poules, et détestés pour cela par les Warundi. Dans rUyogoma et le long de l’Uhha (Uyungu), on trouve encore assez de poules. — Si les Warundi détestent les mangeurs de poules, ils ont encore une plus grande horreur des mangeurs d’oeufs. Les oeufs sont „les excréments” des gallinacés, disent-ils ! — Si une poule mange ses oeufs ( = yari' amagi), ou si elle tue ses petits (z= kumenagura), on jette les coques d’oeufs (= ivishiswa t>y’ amagij dans un carrefour, pour qu’elle ne le fasse plus ( = kuhamura inkoko l). Les W arundi, ainsi
que les Watwa, qui y passent, et qui voient ces coques, ont bien soin de ne pas les heurter du pied. Sans cela, ils gagneraient une maladie!
Prêtre.
Quoique les guérisseurs (— axcafumu), les charmeurs de poisson (— awafumu te’ imboga), et les „})luviatores^’ (— uxnuvurati), soient des personnes députées au culte, ce ne sont pas des prêtres proprement dits, mais des lévites d’un ordre inférieur, des théurges, ou même des thaumaturges, tout au plus. — Les explorateurs désignent ordinairement tous ces individus (= „waganga*') par le nom de Dawamanner ou de médecins. Il en existe chez toutes les tribus nègres de toute l’Afrique. Ils ont, et ils ont eu, du reste leurs analogues sous d’autres noms, chez tous les peuples païens des deux hémisphères. — Les chamans en particulier, du nord-est de l’Asie leur ressemblent. On trouve leurs précurseurs partout dans l’antiquité. Sans nul doute ils se rattachent aux fameux Asclépiades, et à la grande famille cabirique des Curetés, des Telchims, des Dactyles qui, d’origine égyptienne, et passant par la Bactriane, la Phénicie et le Caucase, était venue s’établir en Grèce sous la conduite de Deucalion et de Cadmus. Ceux-ci formaient, absolument comme nos awafumu, etc., selon le mot de Sprengel (Hist. d. l. Médecine) „une véritable caste sacerdotale et secrète, liée par une initiation et par le serment de ne pas révéler les mystères”. — A cette école appartenait Orphée, son fils Musée, son maître Mélampe, ainsi que Baris (en Béotie), Péon et Chiron, réprésentant les Centaures. Ces personnages ne sont pas plus des „mythes” que nos „waganga” et nos kiranga en chair et en os le seront à trois mille ans d’ici! — Les brahmes et les gymnosophistes de l’Inde (fakirs !) continuèrent et continuent leur rôle. Enfin, cette catégorie d’hommes, de théurges ou de médiums, a couvert la terre d’un réseau à mille ramifications. Le germe n’en est pas même éteint dans nos campagnes d’Europe, malgré près de deux mille ans de Christianisme! Nos „guérisseurs” de foire et d’arrière-bouge à multiple nuance, etc., se rattachent aux Dactyles par une filiation mystérieuse. Oui, le paganisme est bien ténace et indéracinable, ou plutôt, difficilement convertible, puisque nous nous trouvons en face de l’anti-sacerdoce, qui fut universel comme l’humanité, et qui représente le courant religieux qui obliquait à gauche dès le début. — Il a été question des charmeurs, des guérisseurs et des pluviatores (faiseurs de pluie). V. ces mots. — Le mot umx^fumu (qui se rencontre aussi dans les langues kinyamwezi) vient de : kufùmürâ = kutanga imiti, litt. donner, administrer des remèdes magiques, des amulettes, etc. Ils sont censés être en rapport avec les esprits, et doués par ceux-ci de pouvoirs praeternaturels.
Leur pouvoir se transmet dans les familles
PRÊTRE
par héritage (= kuraga\ et par une sorte d’initiation ou d’ordination (tradition d’insignes^ onction à la graisse, à l’huile, avec de la boue). Ce sont de vrais théurges et des magiciens.
Non seulement ils sont tolérés, mais leur fonction est honorable et protégée officiellement. On en a une peur mystérieuse. Presque toujours ils sont pauvres. Il est sûr en tout cas, que leur métier ne les enrichit pas. Ils reçoivent des honoraires pour vivre. Ils sont de bonne foi, et croyent eux-mêmes les premiers à leur pouvoir. Il peut y avoir, parmi eux, des farceurs ou des jongleurs, mais c’est le très petit nombre. Les Warundi sont trop égoïstes et trop fins pour se laisser duper au moins deux fois. Du reste, ils ne cumulent pas ces „métiers lucratifs”! On ne rencontre jamais un individu, qui est en même temps faiseur de pluie, charmeur de poisson, devin ou guérisseur. — Les Watwa (pygmées) ont aussi leurs théurges (= awafumu). Ils sont même nombreux, et ont une grande rénommée de science et surtout de pouvoir. Tous les Watwa d’ailleurs ont la réputation d’être très versés dans les arts magiques. Les Warundi avouent volontiers que les Watwa sont leurs maîtres en cela. Est-ce parce qu’ils constituent une race méprisée, maudite et exécrée, vouée à la magie, perpétuant les traditions de Cham (Caïn), ou simplement, parce qu’on a peur d’eux précisément à cause de cela? — Dans l’Urundi le roi n’est pas, à proprement parler, le chef suprême (summus pontifex) de la religion nationale, mais plutôt son gardien et son protecteur officiel. Il a un ou plusieurs awafumu attitrés, ainsi qu’un kiranga. Il est entouré d’un corps ou d’une corporation de théurges, nommés Wahvma, Il reçoit des onctions, il est intronisé par les awafumu.
Il est néanmoins un personnage religieux; il fait même partie de la religion dans ce sens qu’il passe pour un esprit incarné, un Imana en chair et en os, e. a. m. une doublme (médium) terrestre d’un esprit. Ainsi, un prince royal à Kibira^ près de la demeure de Kisabo, me donnait un jour la réponse suivante bien inattendue, lorsque je le questionnais sur V Imana national: „Iniana!
mais c’est notre roi!” En tout cas, c’est un fait maintes fois constaté, que les peuples nègres voulant se convertir ^ ont l’oeil fixé sur la Capitale (= ibwamï) et qu’ils s’attendent d’avoir contre eux l’hostilité au moins latente du corps des awafumu, etc. Les chefs subalternes (= awatwaré) sont, chacun dans sa sphère, des dignitaires religieux. Les vieux principalement ont une grande réputation, et sont fort craints. Beaucoup sont awafumu. Toutefois, je ne sais pas s’il le sont par le fait même d’être chefs. D’autres sont pluviatores ou même fulguratores (tout comme les anciens Etrusques!). Ainsi le chef Sengona daüs VUyogoma m’offrait un jour sérieusement de provoquer une pluie torrentielle
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sur notre camp. — J’ai entendu affirmer , que le chef suprême de la religion réside quelque part dans les forêts de VUhha (Uyungu)] qu’il habite seul comme un anachorète; qu’il s’appelle Kawango (il y a un esprit homonyme!); que les rois delUrundi, et du Ruanda même, lui envoyent des députations pour le consulter. C’est un fait que les Wahha ont une grande réputation comme occultistes, et comme maîtres-ès-sciences magiques. Les wafumu de l’üshirombo (Fiiaga) et des pays limitrophes se rendent dans V Uhha pour apprendre, ou mieux pour s’y initier.
C’est un foyer de haute-magie, plutôt qu’une „ académie de médecine” (v. Gotzen). — Il n’existe pas, que je sache, une institution ou un corps enseignant officiellement les choses du culte ou de la religion. Tout se transmet traditionnellement. Les pères et les mères de famille inculquent {^faciendo'^ âurtout) toute la substance du culte, ainsi que les croyances séculaires, avec les pratiques, à leur progéniture, et sic in infinitmn ! Eux, et elles aussi, 1 sont prêtres dans ce sens, qu’ils sacrifient aux mânes et aux autres esprits à des moments donnés (= ivigabiro, ikitabo). — Un - personnage, qui a davantage les caractères de prêtre, c’est le ikiranga. Il a les airs d’un vrai pontifice, d’un vrai hiérophante, et préside la célébration des mystères (tout comme celui d'Eleusis). Il porte le même nom que l’esprit Bikiranga, deuxième personne de la triade kirundi (V. j^Esprit"). Ceci est déjà excessivement curieux, et est une illustration réelle et palpable, de ce que les anciens nous disent p. e. de leur Esculape ou Asclépias. Celui-ci, l’élève de Chiron, n’était d’abord qu’un simple mortel, le huitième des Cabires humains^ simple médium du huitième des très grands dieux Cabires {Oeol ^eydÀoi de Macrobe), i. e. d’Esculape ou Esmoun, qui passait „pour résider dans le soleil” (Sprengel).
; Ce Esmoun {schemen = soleil) était le Uatcùv des Phéniciens (très vénéré à Malte et à Carthage), le Mendès (Man = Imana) et le Sérapis égyptiens incarnés dans le bouc et dans Tapis, enfin l’Apollon des Grecs. Si cet Esculape fut un grand „ colporteur”, nos kiranga voyagent également beaucoup (V.
' ^Littérature'’). On le voit, „nil novi sub sole"\ — Donc le prêtre kiranga chez les Warundi passe pour le représentant du dieu Bikiranga, comme son médiateur (médium), possédé par- et plein du dieu en question.
Au yeux des Warundi, c’est un homme, mais un homme extraordinaire, une espèce de prophète, de saint, de moine ambulant, de contemplatif. C’est un personnage sacré.
Bikiranga habite en lui. De cette façon, on comprend que les Warundi affirment, que leurs grands esprits Imanüj Byangombe et Bikiranga ont été des hommes, qu’ils ont vécu. Tous les anciens ont eu leurs théophaniesj et tous admettaient que le dieux parcouraient, à Tâge d’or, là teï!î*e sous formes humaines (patfiarehes anté- et post-
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diluviens?) — A Eleusis il y avait à côté d’un hiérophante une hiérophantide. Dans rUrundi il y a des femmes- kiranga. On dit même, que dans l’Üzige les femmes seules font la cérémonie de la lance, tandisque tous les hommes restent à la porte de la case. Dans l’intérieur le grand „rite” serait pratiqué ét par des hommes ét par des femmes. Il paraîtrait que certains kiranga sont considérés comme hermaphrodites (= ikihindu de : kuhinduka, ikimaze). Le kiranga d’Uzumbura (du chef Kiyogoma) passait pour tel chez tous les habitants. Il s’habillait comme une femme en tout cas (ce qu’aucun Murundi ne ferait jamais), quoiqu’il présentait les allures d’un homme. Toujours est-il, que lorsque nous l’avons vu célébrer la prémière fois le 20 nov. 1896 dans le „kraal” de Kiyogoma, nous nous demandions si ce diable homme herculéen aux allures étranges, escorté par deux femmes acolythes (= ivisyego) à sa droite et à sa gauche, et qui paraissaient de petites filles à côté du colosse, était un homme ou une femme! Et à ce moment nous étions neufs, et nous n’avions encore rien entendu de ce dire populaire. On sait que l’hermaphroditisme a joué un grand rôle dans l’antiquité. Certains détails du culte kirundi sont peut-être une allusion à ce factum. Ainsi, leurs huttes à mânes (= ivigabiro) ont deux portes ; leurs pipes rituelles sont à deux têtes ; leurs cruches de sacrifice (=: intangd) ont deux ouvertures, etc. — On devient kiranga de trois manières. 1®. Par héritage (= kuraga, kwâfîrâ)y ou plutôt par une espèce d’ordination on d’initiation paternelle ou maternelle.
Lorsque le père de famille est kiranga, il lègue, avant de mom-ir, son pouvoir, sous le symbole de la lance sacrée {—uruhuka), à son fils aîné. Si la mère est kiranga elle lègue la même lance à sa fille aînée. S’il n’y a pas d’enfants, la fonction passe à un proche parent ou une proche parente. — 2®. On devient kiranga par le fait d’être frappé par la foudre. (Y. ,jFoudre*'), — 3®. On le devient par ce qu’on pourrait appeler, une vocation extraordinaire et directe du dieu. Voici comment. Pendant une de ces cérémonies de la lance (rite), un garçon, ou une fille, qui a envie de devenir kiranga, se lève brusquement, se place en face du kiranga officiant, ou plutôt en face de la lance sacrée, se courbe vers lui (vers elle), la regarde fixement (— kuhundagarra) avec toute l’énergie de son être, jusqu’à ce qu’il (ou elle) commence à trembler (= kuhinda 'kasitsi) et tombe enfin évanoui, comme mort. Cela se dit : kukangwa = être influencé, ensorcelé (magiquement imprégné) par l’esprit.
On couche la personne évanouie sur une natte, et on la porte avec précaution dans sa maison, où elle dort trois à quatre jours. Lorsque l’individu est revenu à lui (=: kukanguro), il (ou elle) est désormais sacré kiranga, prêtre ou prêtresse-épouse du dieu (reine du sabbat). On appelle les voisins et
les voisines, on fait la cérémonie de la lance, et le nouveau kiranga préside et officie pour la première fois. On peut nommer cela autosuggestion, un cas d’épilepsie, d’hystérie ou d’une manie (Mania!) quelconque, aux yeux des Warundi cet individu devient pos.sedé, et voilà tout ! — Il faut rattacher aux théurges et aux pseudo-prêtres de différente sorte, les membres des ordres ou des sociétés secrètes et religieuses, nommés awawandwa, ivisyego, iviranga, etc., chez les Warundi, mais wasweii dans tout l’IInyamwezi. (Y.
^Esprit ”, 30'). Cette dernière dénominatioii est significative. Dans l’Urundi les réunions de ces sectes se tiennent assez ouvertement. Dans rUsumbwa et ailleurs, au contraire, les séances se tiennent en secret, la nuit, dans les forêts, toujours en petit comité. Je connais peu de détails précis sur les Waswezi. Il est très difficile de s’en procurer. On dit qu’ils possèdent tout un attirail de signes et de règlements bizarres ; qu’ils sont très solidaires; que les chefs exigent une obéissance cadavérique, etc. Les Nègres parlent tout bas des horreurs qui se voient dans ces réunions nocturnes. On y fait des sacrifices humains. Le diable y apparaît (préside) sous la forme d’un bouc noir ou d’un taureau noir (Ryangomhe en personne)! On parle d’incubes et de succubes. Bref, ce serait un vrai sabbat moyen-âgeux. Puisqu’il y a eu de ces mystères d’iniquité sur toute la terre, il est tout naturel qu’il en existe parmi nos Noirs „ assis dans l’ombre de la mort”, „in potestate et possessione tenebrarum /” — J’ai assisté deux fois à de pareillés séances; une fois, le 17 oct. 1898, chez le roi d’Uyui, et quelques mois plus tard dans le Karondi. La deuxième fois, il s’agissait de charmeurs de serpents. A Uyui sept femmes, et itn homme comme président (huit Cabires!) opéraient. Le travail consistait en danses et contorsions contra-naturelles du corps, une mimique affreuse, le tout accompagné d’une hymne très suggestionnante et qui, à ma grande surprise, était en kirundi.
Un tambour spécial accompagnait le chant.
Une des ivisyego faisait office de reine de sabbat (hiérophantide). Toutes avaient le haut du corps nu, et étaient coiffées de jolis diadèmes ornés de perles. (Fig, 186).
L’ensemble était d’un caractère saisissant.
Je ne l’oublierai pas facilement. Ce qui m’a surtout frappé, c’est que la mine des actrices et du président, qui était naturelle et candide pendant les pauses, devenait aussitôt pendant (acte affreuse. On était saisi sous ces regards de feu, perçants, farouches et haineux qui n’avaient plus rien d’humain. On n’a pas donné toute la séance. Il paraît que lorsque l’affaire arrive à son paroxisme, il se fait de choses monstrueuses Ici c’était une séance diurne. Dans le Karondi c’était la nuit. Cette réunion-ci était mixte aussi, et présidée par un hiérophante. Les principales coopératrices étaient des jeunes filles. On y dansait et
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