PROPRIÉTÉ 109 PUNITION
dent une partie^ que d^une manière subordonnée. C’est le cas aussi des ivyariho (souschefs de district). — Tous les autres habitants^ les Watutsi aussi bien que les Wahutu et les Watwa, ne sont pas propriétaires du soleils sont propriétaires seulement des cultures, des récoltes et des maisons avec les bananeries qui se trouvent dessus. — Celui qui désire avoir un endroit pour y bâtir et y cultiver, s’adresse au chef ou au sous-chef avec un présent (= kusaba itongo, ou : urugo^ ou: uhwatsi; ihongo, ishikanwa = cadeau).
Dans rUzige on porte au chef, dans un pareil cas, un ou deux „fundo” de perles et quelques cruches de bière, pour avoir la permission de bâtir et de cultiver quelque part sur les terres du chef. Si l’on est riche, et si l’on désire une bananerie ou le domaine d’un autre, on porte en présent un boeuf ou une vache. A tout temps le chef peut chasser (= kusôhorà, kwirukana) le particulier du lot de terre, même s’il a bâti et cultivé déjà, puisqu’il n’a que Vusage du sol. Un caprice du chef suffit pour le faire partir. Souvent il y a là de criantes injustices. Quelquefois on est chassé, parce qu’un autre a su capter la bienveillance du chef par un cadeau considérable. On s’ exposé encore à devoir évacuer sa demeure, si l’on oublie de porter de temps en temps les cadeaux d’usage au chef. Enfin, on est chassé légitimement en punition d’un délit social, p. e. un meurtre, un vol, un manque d’obéissance, etc. — Les Watwa obtiennent également de cette façon la permission de s’établir, mais ils sont toujours relégués dans des coins, à l’écart. — Toutefois, l’arbitraire n’est pas la règle. Souvent des familles habitent paisiblement pendant des générations le même „kraal” et profitent des mêmes champs. Du reste, les bananeries, les imimanda (arbre-ficus à habit) et les bons champs, très fertiles après un long labeur, donnent une certaine stabilité et fixité aux familles qui y demeurent. C’est pour cela que les Warundi sont plus sédentaires peut-être que les autres Nègres. — Le mobilier, et surtout le bétail (boeufs), est propriété formelle des particuliers, ou des familles. Les femmes aussi, et même les enfants du vivant de leurs parents, peuvent posséder en propre des habits, des ornements (perles), ‘ des armes, etc. Proverbe.
Les Warundi ont un certain nombre de proverbes, dont voici quelques spécimens: