Ikintu kirawishye; ou
La chose est mauvaise; ou:
ivintu ni vibi
les choses sont mauvaises. — C’est
la reflexion du renard qui trouve que les .
raisins ne sont pas mûrs.
Punition.
Si un délit, ou un crime, est commis, on vient exposer l’affaire (= kwitwara, kwidumbura, kwiseha) chez le chef ou chez* le souschef, afin que celui-ci juge (— kucya uruwanza, kuwürânà, kukuwita intahe). — Si les Watwa se disputent, ils s’arrangent entre eux, et portent rarement la chose devant leur chef Murundi. — Celui qui porte l’affaire devant le chef, amène plusieurs témoins {= ivyariho, awatahe, awagirizi, de: kivagiriza — témoigner). Chacun raconte alors amplement la chose (= kwidunibura : ndiyïtwaye). Pendant que l’un parle, les autres se taisent, jusqu’à ce que leur tour de parler soit venu. On n’interrompt pas. L’accusateur porte ordinairement en même temps un présent au chef (= kutwara irari, ou: ikishikanwa). Ce présent exerce souvent une influence sur le jugement rendu (= aracyira uruwanza). Si un Mutwa plaide devant un chef Murundi, le jugement est souvent rendu à son préjudice, même s’il a raison. — La loi du talion existe „de facto” (— kuhôra, kwivuna — se venger, kuriha : waziteye inka = prix du sang). Celui qui tue un homme, peut être tué légalement par la famille de la victime. S’il le blesse seulement, la J famille peut le blesser aussi. — Lorsqu’il s’agit de grands crimes, principalement de meurtres, de vols de boeufs, la famille lésée tâche de s’emparer du coupable. Celui-ci se sauve souvent dans une province voisine par crainte de la „vendetta”, Le coupable étant arrêté par la famille, on le frappe (“ kukuwita), on lui lie les pieds et les mains (“ kuwoha n’ uruvuto rw^ inka), et on le garde vivant dans une case. Alors la famille du coupable peut le racheter, en payant le prix du sang (— kucyungura, kumuwohora). Si elle s’y refuse, ou si elle offre trop peu, on demande au chef la permission de l’exécuter.
V oici comment on exécute (= kuwamba, kum~