ROYAUTE 126 SALUT
le roi. Celui-ci la fait surveiller étroitement, afin de l’empêcher de violer ses voeux de virginité, auquel cas elle serait mise à mort avec tous les membres de sa famille (comme à Rome!). On dit, qu’elle entre en charge en même temps que le roi. Lorsque le roi meurt;, elle doit se suicider par le poison. Si cette vestale, au contraire, meurt avant le roi, on la remplace par une autre jeune fille. (Note du R P. Ch. Desoignles). V. ,,Prétre'\ Sacrifice.
Au mot ^Temple'" il sera parlé de plusieurs choses ayant rapport au sacrifice. — LesWarundi sacrifient souvent, principalement à leurs mânes J dans leurs ivigabiro et sur leur ikitabo. Le but est de rendre ces esprits propices, d’amadouer leur courroux, de les empêcher de nuire, d’obtenir aussi des faveurs. — La matière ordinaire de ces sacrifices, c’est la bière qu’on dépose dans des cruches dans les dits ivigabiro, ainsi que dans les bosquets sacrés (— intatemwa, imihiza)j et sur les sépulcres, en particulier ceux des rois (—ivirimba). L’autre matière principale et qui va de pair avec la bière, c’est le umntsima ou polenta de sorgho. Puisque ici dans l’Urundi il n’est pas question de pain et de vin, il est assez curieux que ce sont précisément les deux matières (bière et polenta) qui les remplacent le mieux. — On offre aussi en sacrifice des moutons, des chèvres (boucs), des poules ou plutôt des coqs, et même des boeufs. Les Warundi ne mangent pas (— kunena ’vintu) la chair des chèvres, ni surtout celle des poules; quelques uns mangent du mouton. Les poules (coqs) sont très rares dans le pays, mais les chèvres et les moutons abondent. On se demande, pourquoi les habitants les tiennent, puisqu’ils ne servent guère pour le commerce (échange) d’export. La chèvre est particulièrement affectionnée. On lui attribue beaucoup de uhwenge (intellect! Bouc de Mendès). — Le vase sacré, qui sert aux sacrifices, est un pot particulier à deux ouvert tares nommé: inkono y a ^vigombo, inkono imimva iwirij indakomhwa, indarimgerwa, iki~ terekerwa cy* ukuterekera (Fig. WK i28j. Ce sont les Watwa qui les fabriquent. Ce pot est placé à côté de Parbre de Vikitabo. On y verse (= kusuka) la bière en offrande à Imana. Il est propre aux esprits; ici il est néanmoins usité dans le . culte spécifique d' Imana. Nouvelle preuve que Imana (Summanus) et les imizimu se confondent, et ne font qu’un. Au centre de l’Urundi on n’a pas ces pots à deux ouvertures, mais on emploie dans le même but une grande cruche spéciale: intango, ou: intariko, — Chaque fois qu’on fait la cérémonie de la lance, ainsi que dans toutes les circonstances extraordinaires, on verse un peu de bière dans ce pot de Vikitabo, e. a. m. on sacrifie à Imana, aux mânes. Pour honorer les mânes on a encore une pipe rituelle à deux têtes:
inkono y’ itabi if iminwa iwiri, ou: inkono y’
imirisso iwiri. Le umufumu ou le sacrificateur (père ou mère de famille) y fume dans des circonstances particulières (Fig .
n^. IW). Sont-ils (ces pots et ces pipes doubles) des symboles androgynes? (V.
,jPrêtré*\) Les mots indakomhwa (inda = ventre, Canopes!) et intango, qui ressemble à intanga (cfr. le mot kirwana: ngô), sont peut-être significatifs.
Saignée.
La saignée (comme la cautérisation) est assez usitée, presque dans chaque maladie.
On commence par elle. Si cela ne réussit pas, on a recours au umuftimu. — Il existe deux procédés pour saigner. — 1®. Avec un rasoir indigène (= urugongo, ou: urugaze, îirukemuzoj on fait à l’endroit où l’on souffre, principalement à la tête (maux de tête), des coupures, en saisissant la peau entre deux doigts, et en faisant des incisions l’une à côté de l’autre (~ kurasaga, kucya indasago, kutimbagura, Fig. n'K j. Pendant l’opération le patient se bouche le nez en le pinçant avec deux doigts (—kufata inzurû), pour que le sang sorte mieux! Pour activer encore la saignée, on frotte avec un brin d’herbe (= kukaga urukago) la peau là où l’on vient d’inciser. Dans les coupures même, on frotte également des remèdes (poudres — urukago).
On fait des saignées dans le dos, ou dans la région du coeur contre la fièvre mj/on/coj; à la tête contre les maux de tête ; à la nuque, contre la maladie nommée: ikisigo ; aux pieds et aux cuisses contre les imisozi-^ au-dessous du dos contre l’affection ikihàgô, maladie attribuée à un sort (=uwurozi). — 2^. On fait des incisions pareilles; puis on place au-dessus d’elles une corne (— kurumika ivirumiko) pour tirer du sang. C’est la ventouse. La corne (— ikirunitkô) est un morceau de corne de hoeuî (— ikongo ry^ ihembe),ereu^e et percée au bout. On la place sur les incisions, et on aspire avec la bouche (—konkera) l’air par le trou de l’extrémité. Ensuite on la bouche (—azibira) avec de la cire (= isasara,ikimamara, ou: ifumbo). On enlève la corne aussitôt qu’il y a assez de sang tiré. Ensuite on frotte encore dans les plaies les remèdes ordinaires (— kukaga hanyuma).
Salut.
. Les Warundi sont fort polis à leur manière (V. jjPolitesse"'), et se saluent toujours, non pas d’une manière automatique et banale, mais, sérieusement, cordialement, et avec effusion. Ne pas se saluer, ou ne pas répondre à un salut, passerait pour une injure, ou une grande grossièreté au moins.
Même les Watwa, si méprisés pourtant, sont salués par les Watutsi et les Warundi, et ils saluent de même ces derniers. — Le salut peut passer pour un acte religieux chez les Warundi, tellement il est gravement et dévotement fait. Ceci est surtout vrai pour le salut par isho ~amasho (V. infra). — Les termes ordinaires et génériques pour les saluts sont les suivants: kuramudza = se
SALUT
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saluer par la i^hxBi^e'.mwaramutse ; hutasha = se quitter^ se dire adieu; kivigarânzürà = se dire adieu, au revoir, par la phrase: ndagaranzuye ; kuramukanya = se saluer par embrassade et en disant: is/<o, 'sho, 'masho, ou: kuhana amasho : warahana, ou: kugumanya; kutanga mivaramutse = donner, le salut par: mivaraniutse ; kushêngerà umwami —
saluer le roi ; kuMimhürà umutware — saluer le chef; kukoma amashi = frapper dans les mains en saluant (le roi) ; kukura, ou : fcwtakamba ubwatsi — déposer de l’herbe devant les pieds de celui qu’on salue (roi); kusezërà : ndakusezèye = se dire au‘ revoir, adieu. — Passons en revue les formules de salutation, qui diffèrent d’après la personne qui salue, et celle qui est saluée. — 1®. Pour saluer le roi (— kushengera umwami), on se prosterne, on s’incline (= kunamaj, et on frappe les mains l’une contre l’autre (— kukoma amashi)^ en disant: ganza (uganze) umivami iv^ iwurundi = règne, domine, roi de rUrundi î (du verbe : kuganza — régner).
Les Watwa disent la même formule, ou bien: heke umwami, ou: mwime (des verbes archaïques : kuheka = régner, kivïma = générer ....). Dans l’absence du roi, p. e. au commencement et à la fin d’un discours, on dit: gira (kira), ou: ugire (ukire), omngira(f) (nkira(f)) umwami = sois sauf, sain, bien portant, sois guéri, o roi! {d\XYerhe:kukira(kug ira) = être guéri, être sauf, bien portant). D’autres disent: gira Mwezi, ou: gb^a Kisabo. Les Wayogoma et Wayungu disent:
gira Mwezi na Kihumbi (roi de l’Uhha du nord, fils de Nganza). Les prmces de sang, (= awaganwa) sont salués aussi, paraît-il, par la formule: uganze, umivami w’ iwurundi. Ce salut royal est très curieux.
D’abord le verbe kuganza est intéressant.
L’esprit suprême (?) des Wavira s’appelle:
Nganzankuru =le grand dominateur (dorninatio). C’est un nom d’esprit chez les Warundi également. C’est même un des titres du roi de l’Urundi. Le pseudo-mwezi Kitinwa se nommait ainsi en ma présence. Selon le Dr. O. Baumann les sépulcres royaux portent ce nom. Plusieurs rois de l’Uhha (royaume très ancien; dynastie des Bctkaïiqa), e. a. le père de Kihumbi qui règne actuellement, se nommèrent Nganza, ou Nkanza. C’est toujours la racine nk ou ng qui se rencontre dans presque tous les noms d’esprits (V. „I)ieiC', „Esprif'). Il y a plus. Elle se trouve ici combinée avec la racine nz qui donne l’idée de procréer, de générer dans bien de langues (swah. : kuzaa ; kirw. : kuzala, etc.). Isis ! Chez les Bantu de la moitié occidentale du sud-africain, l’esprit plus ou moins suprême se nomme précisément: Hzsimbi, La finale: (= mauvais)
est vraiment typique. Le verbe kitw^a :
kwlma: uwime est plus explicite encore. Il signifie l’acte générateur in concreto, mais par un mot qui est exclusivement employé pour la race bovine. Avec cela n^ombe, sig-
nifie; boeuf, vache, dans la plupart des dialectes bantu. Nous voilà dans la zoolâtrie égyptienne; car n’oublions pas, que le roi est vénéré comme un demi-dieu au moins, venu du nord, de l’Ethiopie. Le verbe archaïque (ou kiWa ?) : kuheka — kuganza : aive mukuru w' insi, ressemble pas mal à Vur-heka égyptien, qui est le nom de Khepsh et de cuisse, qui signifie: grand pouvoir magique, et qui est le type d’origine, de génération.
Quant au verbe: kukira, ou: kugira ,20 ne crois pas qu’il faut y voir le sens d'avoir, quoique, à la rigeur, kugira puisse signifier aussi : être, puisqu’en bantu avoir se rend toujours par :
être avec. Dans ce sens: gira, ou: ugire, signifierait: sois roi! Kugira signifie encore: faire; donc gira = fais le roi, agis comme roi. Mais le vrai sens de kukira (kugira) est ici : être sauf, être guéri, être bien portant, vivre, comme si l’on disait: vive le roi! vivas ! salut, o roi! sois sauf, etc. Les rois d’Egypte furent salués absolument de la même façon, et on connaît le salut des „arioli" à Nabuchodonosor, roi de Babylon: „Rex in aeternum vive". (Dan.
III : 9), et de Daniel à Darius (Dan. VI : 21), Il est sûr toutefois, que dans la bouche de Daniel ce salut, et ce voeu, a eu une bien autre portée que dans celle des arioli chaldéens qui parlaient syriaque, langue que parlèrent tous les possédés de l’Evangile selon le Chev. Drach. Le vrai prophète souhaitait à son ami Darius, qui peut-être était converti, la vraie vie éternelle, tandisque les awafumu sus-dits faisaient allusion probablement à une vie de dieu payen ou de damné! Au mot „Esprit" il a été dit, que Rukiza (qui vient de: kukiza — guérir, sauver) est le nom d’un esprit encore, et un des titres du roi de l’Urundi. Le roi donc est envisagé, salué et vénéré comme un sauveur, un guérisseur. Bref, ce salut royal, est bien un vrai acte religieux et de dévotion, une vraie adoratio, qui est plus que civilement honorifique, et seulement banale. — 2®. Les simples chefs awatware) sont salués avec la formule ordinaire et commune à tous les Warundi (V. infra), mais à la fin on ajoute le mot: umutivare, umuhanyi, ou un autre mot flatteur. On leur dit souvent:
turakuye ubwatsi, umutware wacyu — nous offrons de l’herbe, o notre chef! Cyinde aivansi = sois vainqueur de (tes) ennemis!
Cyinde awayobe = sois vainqueur des méchants, des cruels, diri! On donne aux chefs un grand nombre de noms flatteurs, les Warundi étant très forts à capture benevolentiam. Ainsi, on appelle le chef: umuhanyi — maître, grand (kirw. „mhanya"), ou mieux; donneur, bienfaiteur, de: kuhana \ — umu- /carîm = seigneur ; — - umugabo wa marna = litt. mari de ma grand’mère ; — data — mon père; — uri data, uri mawe, uranvyaye = tu es mon père, tu es ma mère, tu m’as engendré; — umugabo ivanzje — mon mari (si c’est une femme qui salue), etc. — 3®. Entre eux les simples Warundi (Watutsi,
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Wahutu et Watwa) ont des formules assez variées. — A. On demande: amahoro?. La réponse est: amahoro^ ou: amaseretsa (f).
Cette formule sert pour toute la journée.
Elle est employée surtout par les Wayogoma, les Wahha et les Wamosso. Elle signifie: salut (lat. salas), santé, paix. Ce mot est synonyme avec les mots kinyamwezi:
mhola, inpola, etc. — B. Le matin la formule de salutation ku tanga mwaramutse)
est une des suivantes: mwakeye, ou: mwarâye (niwareye), ou: naho wutanye, ou: mwaramulse, ou: mwaramutse 7iawe, ou: ndakuhangadzje. Dans l’après-midi on dit: mwiriwe. On répond à ces demandes formulées par la même formule, en ajoutant: nawe, cyane, ou : amahoro. Parfois on insiste, et on demande de plus amples nouvelles de la santé. Exemple: D. Haramutse kute, ikU ivany U? = comment s’est-on levé chez vous?
R. Haramutse amahoro = on s’y est levé en bonne santé, bien portant. Autre demande:
Haramutse? amakura ? = comment cela
va-t-il? quelles nouvelles? R. Amahoro — tout va bien, tout est en paix. A la formule du soir (mwiriwe) on répond: miviriwe, amahoro neza. Ces formules sont souvent renouvelées trois ou quatre fois de suite. Ainsi, deux personnes, qui ne se sont pas encore vues ce jour-là diront: D. mwakeye?. Demande réciproque: mwakeye?. On demande en insistant: mwakeye cyane? ou:
amahoro?. Demande réciproque: mwakeye cyane?, ou: amahoro?. On demande encore:
tiragumye? ou: urakomeye? na ^mahoro?.
L’autre demande aussi: uragumye?. On répond : ndagumye, ce que l’autre répète à son tour. On ajoute pour conclure: neza, répété encore: neza = c’est bien. Quelquefois on demande aussi des nouvelles de la femme et des enfants, et on demsinde: uragumye? n' umugore ? n’ awana ? — et la femme ? et les enfants? comment vont-ils? sont-ils forts, solides, bien portants? — Comme on voit, ces formules sont des formes verbales à la 2« personne pluriel, car on ne se tutoie pas, sinon entre intimes (uragumye). Mwakeye vient probablement du verbe: kucy a = doYenir jour:
urakeye, bwarakeye — idzjôrô rimaze, comme si l’on demande si, au lever au soleil, tout allait bien. Peut-être vient-il du verbe: kwera (mweranda?) — être blanc, ou de: kwaka, kioakera, kukera, ou d’un autre verbe archaïque. Mwarâye vient évidemment de: kurara = dormir, être couché. On s’informe si l’on a bien dormi. Naho wutanye vient du verbe archaïque: fewtoa = devenir jour = kucya. On constate: alors la nuit est finie, le jour s’est levé, comment cela va-t-il?
Mwaramutse vient de: kuramuka = se lever le matin, kuramudza = faire lever, souhaiter un bon lever. Le sens de la demande (du salut) est donc: vous êtes- vous levé en bonne santé? Les Wanyamwezi (Wasukuma, Wirvv^ana, Watakama) ont le même mot: „u>angaluka'\ Ndakuhangadzje vient du verbe
archaïque: kuhangaza, kirundi moderne: kutunga ^ rendre riche, souhaiter le bien-être. On veut dire: je vous souhaite toute sorte de prospérités. Enfin mwiriwe est une forme passive : kwirirwa, du verbe : kwïra ~ devenir nuit, noir, d’où : bwuridzje = il fait nuit close^ Cette formule elliptique signifie: voilà la nuit, comment avez- vous passé la journée?
en bonne santé? Urugumye, urakomeye sont dérivés des Yevhe^i kuguma, kukomera— être fort, dur, solide, robuste, bien portant. — C. Pour prendre congé, se dire adieu, au revoir, on a les formules suivantes: ibaba, ou: akdbaba (iwawa, akawawa); rC akasaga ; ibwagare; ndagaranzûye, ou: tugargnzûye (de:
kugarânzurâ, kwigarânzurd = se dire adieu) ; ndatashye, ou: turatashye (de: kutashya —
prendre congé); ndasezëye, twasezeranye, ou:
ndakusezerëye (de: kusezera, ou: kusezerana — se dire adieu) ; turawona7iye, turawonëye, tiizowa turawona, ndawonanye (de : kuwonana — se voir, se revoir mutuellement). Le sens de akababa ne m’est pas clair. Il peut signifier litt.: petit père („vadertje” des Russes!). Les Wanyamwezi ont le même mot. Souhaite-t-on ainsi la bénédiction de l’esprit, du père commun, du père de la tribu? Ou est-ce une adoration, une prière implicite? C’est probable.
Le mot adieu, n’a-t-il pas ce sens aussi! Le sens des mots akasaga et de ibwagare ne m’est pas certain non plus. Veulent-ils dire: bonheur, bénédiction? Ce sont là probablement des mots archaïques, du ,,ur”“bantu, puisqu’ils se rencontrent dans d’autres dialectes. — D. Les Warundi ont encore une façon plus intime de se saluer, employée entre parents et amis, et qui est fort intéressante et gracieuse. Elle se nomme : kuramukanyçL, kugumanya, ou: kuha (kuhana) amasho.
Les Watwa employent aussi parfois ce genre de salutation, mais jamais avec les Watutsi ou Wahutu, qui s’y refuseraient du reste.
C’est une espèce d’embrassade (accolade), accompagnée d’une série de saluts. Voici comment ce salut se donne. Lorsque quelqu’un rencontre un parent, un ami, une bonne connaissance, ou lorsqu’il se joint à un groupe où un sien parent ou ami se trouve, il commence par le fixer, et cela assez longtemps, sans rien dire (= kumwitekereza, kuraba). Puis, il s’approche de lui (— kwegei'ana) en joignant les mains. L’autre prend les deux mains jointes entre les siennes; puis approche ses propres mains, en effleurant (— kuramukanya) doucement celles de l’autre par un va-et-vient continuel, qui commence à l’épaule et se répète ( ~ kwongeranya) au moins dix fois, si non plus.
Pendant cette manoeuvre les bustes et les têtes se rapprochent, comme pour se donner l’accolade, mais ne se touchent pas ordinairement. Entre ces gestes on prononce différentes formules, qui varient selon la qualité de la personne qui salue, et celle qui est saluée. Les voici, a. Le père dit à son fils chaque fois qu’il lui effleure les bras: Isho-sho-sho
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