VEUVAGE
vya ivundi; musahe ku '‘maboko\
d* autrui ; demandez avec vos bras (i. e.
travaillez) ;
mukore ivikorwa vy^ aivantu neza; travaillez les travaux des hommes bien; muheze mwizigamme (kwizigamma).
ensuite restez en paix.
Tressage.
Aux articles ^Industrie’* et il a été
question déjà de l’art de tresser des paniers (V. ce mot et Fig* 52) et des nattes (Fig* 57J — Les femmes Warundi tressent encore (= kudzjisha) de très jolis coussinets (= urugatta, ou : tirusingiva^ Fig* n^. 54) qui servent à porter sur la tête (—kwikoreza ingatia ou à poser les cruches de bière. L^intérieur est garni de simple paille, mais le dehors est tricoté artistement avec de l’herbe imirara* — Ijurukeka, urusamho, ou:
icyimhuzo (Fig. nf^. 55) est un grand panier, rond en haut et carré en bas, tressé par les femmes d’une herbe nommée: uruu’an^a, ou: u}mtemwa. Il sert à porter les vivres ou les poissons (au marché); il est propre aux Warundi de l’Uzige. On ne le voit pas dans l’intérieur du pays. — Si les femmes font des inkeka, les hommes tressent (kud^ zjisha) des vans = urütârô, ou : uruwungOj imbungo* Ce van (Fig* n^. 56) a la forme d’une grande assiette plate ou d’un plateau. On le fait avec la paille nommée : imisuri. En bas il est enduit d’un mélange de boue et de bouse de vache. — On tresse aussi, mais rarement, des étuis pour conserver les chalumeaux à sucer la bière (= umukenke, umu~ nyosho, umunywecyo). Ordinairement cet étui consiste dans un simple bout de bambou creux (= umugano imikenke, umucyivecywe, kugegena imigano\ Fig. no. 49). — Les carquois à flèches (= umutana, ou : umusukOj Fig. WK 1 9), sont parfois tressés avec de la paille. Le plus souvent ils sont sculptés (= kuwaza) en bois, et ornés de dessins (= kusarura). — Les W arundi tressent (= kudzjisha) de très jolies saccoches (= isaho, inzjishwa, Fig. n^. 58). On les tricote, à l’aide d’une aiguille, de ficelle très fine (= impivu, imbivu), ficelle fournie par les fibres d’une espèce de „raphia” (palmier). Cette saccoche, qui ressemble à une gibecière, est portée en bandoulière, et sert à conserver une foule de choses. — Enfin les Warundi tressent ou tricotent de très bons filets (=urusenga kudzjisha, kuta 'rusenga). Il n’y a que les Warundi du lac qui les font, et il est probable qu’ils l’ont appris des Wavira ou des Wabembe.
Triangle.
Ôn voit le triangle partout chez les Nègres.
On dirait qu’ils ont une prédilection pour ce dessin symbolique. Ils le tracent, pour ainsi dire, machinalement. Chez les Wanyamwezi, en particulier, on le remarque partout, sur presque tous les objets. Leur „lupingo'' (coquillage = ornement (?) du cou) est toujours triangulaire. Il est brodé en perles colorées sur le „igupV ou tablier
des femmes et des filles (V, ^Ceinture") et Fig. n^. 22). Il manque rarement sur leurs „vilindo'* (paniers en écorce d’arbres), sur leurs „sonzo” (coupes à boire la bière), et sur leur poterie, etc., etc. Chez les Warundi on remarque, à première vue, moins de triangles. Leur ornement du cou (= ikirezi. V. Fig. n'K 92), est conique, au lieu d’être triangulaire, ce qui revient au même; quant au sens symbolique. Chez eux, le triangle se voit souvent, en dessin colorié, sur leurs impuzu (habits. V. Fig. n^. 47), ainsi que gravé sur leur poterie (V. Fig. no. il6). Cet emblème est très fréquent dans les différentes formes de leur chevelure (V. ^Frisure'' et les figures). Dans l’Uzige certains Warundi, surtout les femmes, ont des tatouages (uruwugu) triangulaires sur le ventre (V. ^Tatouage'" et n. 1S3)* Enfin des triangles se rencontrent, un peu partout. Les Warundi paraissent avoir une prédilection aussi pour les croissants, les zigzags, les lignes serpentines. Il est à remarquer, que presque toujours le triangle a la forme cthonienne, c.-à-d. la pointe tournée en bas, au lieu d’être dressée en haut (symbole orthodoxe). Le vulgaire des Warundi ne paraît pas attacher un sens religieux bien précis à cette figure. Ils disent que leurs pères ou leurs ancêtres leur ont appris de le tracer ainsi. Quelques vieux, notamment parmi les awafumu, avouent que ce symbole est très ancien, qu’il a traversé la nuit des âges, qu’il est la vraie marque de leur religion ancestrale, de leur grande divinité (esprit). — Il est hors de doute, que ce symbole est encore horriblement profané; comme du reste à peu près toutes les vérités, tous nos grands dogmes ont été parodiés et outragés dans la lignée maudite. Ainsi, le triangle en est Venu à symboliser la „nature”(?) passive, féminine, le cteis ! Ce signe se rencontre chez tous les peuples infidèles, dans tous les temps, et dans tous les lieux du globe ; et toujours avec le même sens, principalement dans les sociétés secrètes, les mystères payens (e. a. ceux des Gnostiques, etc.). On sait le grand rôle que le triangle joue dans notre franc-maçonnerie moderne. Il y aurait à faire une intéressante étude d’ensemble sur l’historique de ce symbole, à travers les âges, dans les fausses religions qui se tiennent toutes par un bout et qui se présentent toutes à rébours.
Veuvage.
La veuve (—umufakazi) devient de droit la femme du frère du mari {— arongorereho, kusembera umukuruwe). Si le mari défunt n’a pas de frères (ou de proches parents), la veuve retourne dans sa famille, et elle peut être remariée de nouveau. — La veuve Mutwa retourne dans sa famille, après la mort de son mari. Les cadeaux de veuvage, apportés par les parents, se nomment: iviryazago: kutwara ariyarira. Les vieilles veuves (= umukecyuru, umutamakazi) sans enfants, qui sont abandonnées par tout le monde, se