ADULTERE
jeté (= kuta), chez les Watwa aussi. Quelquefois on tue la mère en même-temps. Les Warundi sont prolifiques (7 à 10 enfants d’une femme). On préfère la naissance des garçons. Le jour que la mère sort avec son enfant, il y a fête de famille. On boit la bière (= inzoga); on apporte des cadeaux de naissance {= kuzânir^ indeshï), on danse (— kuvina, kucy'urweya(?)). Noms de ces danses: „Kingira kitwe . . .”, „ Watemama .... Sanganlye'% „nta ^mwana yawuze n’akuru”, etc.
Administration.
L’Urundi est administré par un roi (— umwani) et des chefs de province et de district subalternes (= awatware). V. „Gouvernemenf'. La maison du roi, on la cour se compose d’un grand nombre d’employés et de fonctionnaires. Voici les noms de quelques-uns = awarimi ou: awarimvyi ou: awazâ’- /lüzi — cultivateurs ; awasukki ou: awakevyi — cuisiniers, bouchers; awashenyi = qui fournissent le bois à brûler ; awakutsi ~ qui enlèvent la bouse de vache dans les „lugo” royaux; awakomyi wHshoto = qui coupent du bois; awavomyi ou: awadahizi = puiseurs d’eau; awungure — vachers, gardiens des vaches; awakamyi ~ qui doivent traire les vaches ; awagendanyi = garde royale, soldats ; awarararizi — gardiens de nuit.
Adoption.
L’esclavage proprement dit existe à peine dans l’Urundi, mais il y a par contre une sorte de servage {= féodalité). Lorsque quelqu’un n’a plus de parents (orphelin), ou tient à quitter sa famille pour un motif quelconque, il va s^ offrir à unMurundi propriétaire, un chef (= kwitura, kwiseha, kushumba, awashumvyi).
Il se donne librement, offre ses services. Le Murundi l'adopte alors. L’individu devient membre de la famille ; il est nourri, reçoit le necessaire, est traité en tout comme membre de la famille. Le maître peut réclamer les services de l’adopté. -Celui-ci, toutefois, reste libre, et peut en tout temps s’en aller, et chercher un autre maître s’il pense y gagner. Il y a beaucoup dé ces „suivants" en Urundi.
Les filles (orphelines) se font adopter ainsi, comme les garçons, les vieux comme les vieilles. Quelquefois, si ces suivants (— awas~ humvyï) sont nombreux (chez des chefs), ils ont leur case à part.
Adultère.
L’adultère (pas trop fréquent: les Warundi sont jaloux de leurs femmes, les Watutsi surtout), n’est pas puni légalement, mais le mari a le droit de tuer les deux coupables trouvés in flagrant! (= akawicyë wompi). Il le fera souvent. Souvent, dans ces cas, le mari chasse sa femme. Si un garçon viole une fille et que celle-ci devient enceinte, quelquefois les parents lient la coupable, la suspendent en haut de la case pendant deux jours et l’y laissent, pour être enfumée, en punition de son crime; ou bien les deux coupables sont saisis, cousus dans un sac et noyés ou bien assommés et jetés dans la broussaille ou