‹ Un grand peuple de l'Afrique équatoriale: éléments d'une monographie sur l'Urundi et les WarundiChapitre 28 sur 152 · ADULTERE · texte numérisé non relu

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dans les ravins (= kuwata ku 'mahinga).

C’est le droite mais en pratique on laisse faire souvent (V. ,jAvortemenf’),

r Agriculture.

Les Warundi et spécialement les Wahutu sont un peuple essentiellement agriculteur.

Le mot , J cultiver, piocher, umürïmdj est synonyme en général chez eux avec celui de „travaü”, „labour”. Toutefois il parait que, depuis qu’ils ont moins de bétail (depuis l’épizootie de 1890), il labourent davantage. Ensuite leurs immenses bananeries les dispensent de beaucoup d’autres cultures. Aussitôt que les pluies commencent le mari, avec sa femme et ses enfants, se met avec ardeur au travail. Les Watutsi (pasteurs par goût) cultivent davantage depuis la dite épizootie ; même leurs femmes, si hères d’ardinaire, s’y mettent. Les Watwa (nomades, chasseurs, industriels: potiers, forgerons) labourent moins. Leurs quelques champs, (exclusivement labourés par leurs femmes), sont malsoignés. Ils disent du reste l’avoir appris des Warundi (Wahutu). Avec les produits de leur industrie ils achètent leurs vivres chez les Wahutu. L’unique instrument de labour est la pioche =isukka, ûg. n'\ 111 (V. le mot „pioche”), qui en même témps est le principal article de commerce (importation) ou d’échange. Tout le terrain appartenant en propriété au roi (= umwami), et médiatement au chef (= umutware)^ c’est à celui-ci qu’on demande la concession d’un lot de terre (= kusaba uhwatsij itongo, ikiwarra). Le chef désigne alors un terrain où on a la permission de labourer (— kugawanya ou: kwmuha ikiluarra, uhwatsiy itongo, kugura urugo. Ce terrain est ou bien en friche (= uhwatsi^ ikiwarra) ou bien c’est le terrain avec la bananerie d’un locataire chassé (— itongo), ou même tout un immeuble avec maison, bananerie, etc.

{=urugd). Dans l’Uzige on paye pour une telle concession 1 „fundo” de perles „samsam”, ou 2 à 8 cruches de bière au chef. Puis on est obligé de porter, chaque année au moment de la récolte, un panier de fruits avec une cruche de bière (=kushikana ishikand) en guise de prix de location au chef. Sans cela, on risque d’être chassé (= kwïmürâ ou : kusohora mwHtongo)^ car la concession n’est que temporaire, révocable à tout instant. Presque toujours on demande du terrain près de sa case; quelquefois pourtant à des endroits assez éloignés, à coté des rivières p. e. (= kurimira kwHcyamba), De préférence on demande des terrains où l’on a déjà cultivé autrefois. Si le terrain est neuf, on commence par le débarrasser des broussailles {kuhârürâ ikiwanza, kutema ikiwanza cy’ ukurimira^ kutema uhwatsi^ ikisanze), en laissant ça et là un arbre, ou arbuste.

On se sert, pour ce travail, d’une hachette = ishênÿÔ et d’un couperet — umuhoro (yjjHachette, ^^Couperef’ hg. n*^. 71. 30). Les Warundi (par contre des autres Nègres) fument et engraissent leurs champs (= kutâbïrà umu~ rima^ ubwatsi^ kugenda kutabira). Le fumier

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