‹ Un grand peuple de l'Afrique équatoriale: éléments d'une monographie sur l'Urundi et les WarundiChapitre 38 sur 152 · BERCEUSE 16 BIERE · texte numérisé non relu

BERCEUSE 16 BIERE

elle pousse, s^ec un des ôoudes, le flanc de l’enfant ou le tape doucement sur l’arrièretrain (= kucyisîkirà^ kuhoza.) Pour calmer et faire dormir un petit enfant, la mère chante quelquefois. Elle possède un répertoire très varié de chansons à cet effet (Wiegenlieder). En voici deux:

1. j^Nomugira *mukase; yomuramiza amazi”; .jJelepor- chez la elle lui don- de

terai belle-mère; nera l’eau”; jjinka zaze, zikamiva^ akananuka’"' ;

„Les viennent, se font il souffre de vaches traire la faim”.

j^Ntiyomurinda izuwa nHnzarà*’ ;

„Elle ne le contre le et la faim”, protégera pas soleil

jjMukase ntamenya iviwonda

„La belle- ne connaît pas des nourrismère sons

kuviwawara nHzuwa” ;

que pour les rendre (à cause de l’ardeur) malades du soleil”.

Cette chanson est vraiment charmante. Elle prouve aussi, que les belles-mères sont les mêmes partout, même dans l’Urundi. La mère menace son enfant de le conduire chez la belle-mère où il ne boira que de l’eau (pas du lait), où il maigrira et où une maman ne le protégera plus contre les ardeurs du soleil en l’abritant sous un arbre, un parasol ou le inkovyi.

Page 1