‹ Un grand peuple de l'Afrique équatoriale: éléments d'une monographie sur l'Urundi et les WarundiChapitre 47 sur 152 · CHASSE · texte numérisé non relu

CHASSE

feuilles sont écrasées, moulues (= kushya), réduites en poudres. Ces poudres ne sont pas mêlées, mais on en fait autant de paquets (kutekera amatu) qu’il y a des feuilles. Les poudres préparées, on procède d’abord au grand rite i. e. l’adoration de la lance sacrée, symbole de Kiranga-Eiyangombe-Imana (V.

, y Rite''). Ensuite, on fait une visite au tombeau de l’ancien umufumu (le père de l’opérateur); on mange, on y boit de la bière rituelle; on prie l’espW^-même.du mage décédé de bénir l’opération, pour qu’elle réussisse, de leur procurer beaucoup de poissons (ivageme mu viyanga^ ivihezagirwa^ turasonzje, utugahire, utukore, etc.). Ces préparatifs terminés, on va au bord du lac ou de la rivière. Le charmeur emporte avec lui un petit tambour, un pot à cuire, et les paquets de poudres. Le pot est placé sur trois piquets.

Fig. 24. Les rebords du pot sont blanchis (kurahha) avec une sorte de craie (ingwa). Le umufumu prend un peu de chaque poudre, s’en frotte la tête et la poitrine (kuhamura 'mutwe n' ikituntu), verse de l’eau dans le pot {kusukirà amazi), y jette toutes les poudres, allume du feu et fait bouillir le tout. Pendant que le pot est chauffé, il bat son tambour et appelle les poissons, chacun par son nom, les objurguant de venir {kuhamagarra ifwi). Lorsque l’eau est en ébullition et que l’écume commence à en blanchir la surface {kabïrâ)y il prend le pot et lance tout: pot, poudres et eau, dans le lsiG(kusuka mu 'ruzi). Voici la formule d'incantation, que le mage emploie:

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