‹ Un grand peuple de l'Afrique équatoriale: éléments d'une monographie sur l'Urundi et les WarundiChapitre 48 sur 152 · amasangaraga yaseruke; wazihige · texte numérisé non relu

amasangaraga yaseruke; wazihige

que les amasan- apparaissent; qu’ils les

garaga capturent

isenga cy'itanda, wazikakate kirere,

dans itanda; qu’ils les enlèvent

le filet à la carde,

zife.

qu’ils meurent.

Les Warundi se servent encore, pour charmer les poissons, d’autres poudres magiques (umusango w'ifwi), dont ils se frottent, et qu’ils jettent dans l’eau, après en avoir frotté auparavant leurs filets (= kukorora urusenga). D’autres ont des racines, avec les quelles ils frappent l’eau; mais alors ils ne peuvent manger du poisson pris ainsi ce jour-là. Enfin d’autres portent des amulettes pour charmer les poissons et en prendre beaucoup. Ces amulettes ont la forme de deux ou plusieurs menus morceaux de bois (— imikororo), qui, enfilés à une ficelle, sont portés au poignet. Celui qui n’attrape qu'un seul poisson, doit le jeter dans l’eau. Ensuite il va acheter chez le umufumu des „ remèdes” magiques plus efficaces, pour être, plus heureux dans sa pêche. — Les W at'wa, pour réussir à la pêche, achètent chez leurs awafumu le urasango pour s’en laverie corps.

D’autres employent le umusukiranyi (umutezi w'imboga). V. „Pêche".

Chasse.

L’Urundi étant déboisé, très peuplé et le gibier étant rare, les Warundi chassent peu (— kuhiga, kutamagiza). Les chefs organisent quelquefois de grandes battues. Pour eux c’est plutôt le plaisir, que procure la chasse, qui les fait chasser. La chair des bêtes abattues n’est pas mangée (étant^ impure), mais jetée aux chiens. Le but pratique serait plutôt, d’avoir de belles peaux (pour uniformes) et des cornes pour en faire des amulettes. Les Watwa, au contraire, (qui mangent du gibier), sont de vrais Nimrods, des chasseurs intrépides, quoique dans l’Urundi il n’aient guère l’occasion de satisfaire leur goût; car chez eux la chasse est une vraie passion. Dans le nord-ouest (vallée du Rusissi) ce sont eux surtout, qui chassent l’éléphant. — Les grandes chasses ou battues, organisées par les chefs, sont faites avec des chiens de chasse (= kutamagiza) Fig. n*^. 25. Les Watwa excellent à les dresser. Ils ont une poudre 'magique = iffu y'ikirungo, qu’ils

soufflent dans le nez du chien, pour qu’il chasse à merveille. C’est pour cela, que les Awatware invitent toujours à leurs parties de chasse un certain nombre de W atwa.

Pour une telle chasse, on se réunit dix à vingt personnes, le chef en tête. Les uns mènent les chiens de chasse, les autres font lever le gibier (gazelles, antilopes de marais, etc.) = kuvyûra ivikoko. On tient les chiens attachés à une courroie ou corde (= umukoba, umugàra w'imbwa). Cette corde (double) passe

Page 1