DYNASTIE
Si le divorce a lieu après qu’il y a des enfants, les garçons grandissants suivent le père et les filles la mère. Les enfants en bas âge (garçons ou filles) suivent la mère (kuzjana ninaj huniukurikira). Les maris bigames <chefs) surtout sont exposés à voir leurs femmes divorcer, à cause de la jalousie de oelles-ci entre elles (kufuka : akafitha^ kiifùhirâ ^mugore).
Dynastie.
Les rois de TUrundi appartiennent à la ■dynastie des W^ahinda, quoique d’autres le nient. On fait remonter cette dynastie au -célèbre Ruhinda\ seulement, on fait venir ce Buhinda du sud, c.-à.-d. du Heru ou del’Ushingo Oc’ inkiko, amahangaktoa Ruhinda), d’où tous les rois de l’Urundi seraient originaires; tandisque le fondateur Ruhinda des dynasties du nord (Ruanda, Karag’we, Usui, üzinzja^ Nkore, Kiziba, Unyoro) est dit originaire du nord, du célébré royaume ancien de Kitara.
Les habitants distinguent soigneusement ces Wahinda des Wahuma ou Watutsi. Tous sont des immigrés, mais ne seraient ni de la même race (quoique mêlée depuis), ni immigrés à la même époque. Quelques W arundi placent l’origine de leurs rois au nord sur une montagne sacrée, ou dans un ^àjsnomiaié igüara (kitara)^ situé au Bugufi (?) ou plus au loin I Le fondateur de cette dynastie, selon eux, sort de Veau d’une source, ou d’une fontaine profonde qui sort des entrailles de la même montagne sacrée (igitara). Il est très curieux, que parmi les dix MaharkiSj patriarches indiens (divinisés),se trouve un Poulastia (c.-à.-d. le rejeté, selon Gorresio), identique au Hiuen-hiao = le noir vociférateur, associé par les Chinois à la planète Venus-Lucifer. Eh bien!
ce Poulastia habite Kedara ou Kitara = lieu creusé. Selon la Bible, Caïn fut le premier chercheur (mineur) et fondeur de métaux.
Ce même Poulastia fut, selon les Indiens, le premier ancêtre des noirs Rackhasas (égyptien: Nahsi = Nègres, Ranehsi — dieu des Nègres, de Khu, Shu, Sut, Set), c.-à.-d. de la race caïnite et nègre de l’Inde, de l’Afrique et du reste du monde. Ils sont spécifiés comme les hommes aux grandes oreilles. Les Wahinda- Watutsi, en effet, se remarquent par leur longues oreilles! — Les Wahuma ou Watutsi, au contraire, se disent originaires (et immigrés en même temps (?) que les Wahutu, i. e. les vrais Warundi) de Vest, ou plutôt du nord-est, immigrés en dernier lieu de l’Usui (sous l’ancien roi: Kabogora), mais bien auparavant du côté oriental du Nyanza, d’un pays couvert de forêts. Ils auraient contourné le lac par le sud (UzinzjaJ. Tout cela est bien vague et bien incertain. V. ^Histoire”, „Ahongènes'\ — En tout cas ce nom de Wahinda est extrêmement remarquable. L’égyptien Khentu, qui veut dire: terre intérieure, le sud, lé pays de Kush, n’est qu’une modification du zend Hendu, du sanscrit Sindhu, du pahlâvi Hendo, se transformant enfin en India \ de la sorte que les noms égyptiens
Khahta-Khentu, zend: Hapta-Hendu, sanscrit:
Sap ta- Sindhu (Sindha) sont synonymes. Il y a deux ,,terrae” Hindu-Kush, l'une indienne, l’autre africaine (éthiopéenne). Les auteurs latins les confondaient. Ainsi Virgile {Georg, L. IV. V. 293) fait venir le Nil du pays des Indiens coloriés (noirs). C’est l’Urundi et le Ruanda! Nos Wahinda sont donc bien des Khamo-Kushites, originaires de l’Inde. Il est probable que la racine and et und dans les noms de pays, comme l’?7rundi, le Rwanda, l’t/^anda, etc. soit la même que celle de Kheniü, puisque les lettres t et d se prennent l’une pour l’autre. Ainsi, on parle de Awatutsi et de Aivaûutsi, comme, du reste, les mots mtu, umuntu, umudu, umunhu (homme) sont identiques. Il faut rattacher au même ordre d’idées la légende du fameux patriarche (ancêtre) Kintu des Waganda (Stanley). C’est probablement Khem-Kush (égypt. : Khepsh) divinisé. — Donc, tout ce que les habitants actuels racontent de leur origine (immigration) paraît bien modernisé. Cette vague tradition peut fort bien dater de quelques milliers d’années. — Quoiqu’il en soit, les Wahinda sont les derniers restants d’une superbe race d’hommes, de géants, de vrais fils d’Enac.
Ils sont admirablement proportionnés. Les traits de leur visage sont nobles, idéaux; la couleur de la peau est claire, ‘ très claire même, tandisque les Wahuma sont noirs.
Cfr. C^e de Gotzen: Durch Afrika von Ost nach West, pag. iS8, i4S, 158, 180, 186. — La dynastie des rois de l’Urundi paraît divisée en quatre branches, nommées des : awambutsa, awadaga, awantare et aioanengwe. Le roi actuel Kisaho-Mwezi appartient à la dernière. On raconte, que le futur roi porte, en naissant, dans ses petites mains fermées toutes les graines du pays. On connait sa future destination à ce signe. Alors sa mère doit s’enfuir du pays avec l’enfant prédestiné et se cacher, jusqu’à la mort du roi régnant, dans un pays environnant. Ainsi Kisabo (né sur le Mugera) serait venu du Heru, Ntare, de TUshingo, Mudaga de l’Usui, Mwambutsa du Ruanda.
Il est impossible de dire, combien de rois de cette dynastie Ruhinda ont régné sur l’Urundi, ou depuis combien d’années. Les Warundi- Wahutu se disent immigrés en même temps que les Wahuma- Watutsi. Ce n’est pas probable, quoique les Watvra se disent seuls les vrais Autochthones, selon le sens vulgaire de ce mot. Ceux-ci ont-ils eu des rois de leur race? On n’en sait rien.
On place — avec peu de raison du reste — l’invasion des Wahuma au 16® siècle. A cet époque Mohammed Achmed Grandj (1525 — 1544) par ses conquêtes en Abyssinie aurait donné l’occasion de cette émigration de Galla- Wahuma vers le sud et le sud-ouest. Les Warundi nomment invariablement quatre noms (ou branches!) et 3 ou 4 rois de chaque nom, qui auraient successivement régné sur rUrundi. En admettant, comme ils font, un assez long règne pour chaque roi, on arrive
^ cS 02
ÎH àù
O ^ bf) ^
O ® m tj a
<D et
t> PlH
cS
Crt O
;-i rt 02
k» 02 HH
Kanuguwo.
Kamwaga.
Ndakawanyur a .
-â II 02 11
Munyantama, chef de Wugondo.
Wigoriwaga, chef de Winikira.
Kinyamurima^ chef de Muhango; son fils: Nzozibwami.
Muzazye, chef d’üwurukira^ Taîné; se dispute avec Rusahico en 1896^ Kayandaha^ chef de Mwiyeye.
Nantamagarra.
Mwigwa.
Rusabiko, chef d’Uyenze et de TUyogoma Septl, tué par Muzazye en 1897; son fils Rungumwami règne sous la tutèle de son oncle Sery awurungii .
SeryawurungU; chef de Museenyi.
Lusera (Nyakayogo), chef d’Umugarij f 1897.
-H> ÇC
SS
c 6 Ph ^
§ fl ^
ce
np
ce