‹ Un grand peuple de l'Afrique équatoriale: éléments d'une monographie sur l'Urundi et les WarundiChapitre 62 sur 152 · EMBELLISSEMENT · texte numérisé non relu

EMBELLISSEMENT

huwa, ikinigagwe). Ces torches, longues de 10 à 12 mètres, s’appellent — urumuri, ikikengekenge. Fig. n'>. i0^2, — Les Watwa ont pour la chasse nocturne des perdrix des torches de paille (= ikineko^ icyengezo). A mesure que la paille brûle ils en ramassent d’autre, tout en marchant. V. ^ChassF% jjPêche'\ Éducation.

C’est la mère qui éduque l’enfant. Quant au physique, elle l’élève très bien. La mère Murundi aime beaucoup ses enfants et est pleine de dévouement pour eux. Elle les tient très propres et les baigne chaque jour. Elle allaite toujours elle-même, quelquefois jusqu’à l’àge de 4 ans. — L’éducation morale est nulle. Lorsque le père ou la mère aperçoit des défauts graves, des instincts précoces de vices (d’impureté, de colère p. e.) en eux, l’idée de les corriger ne leur vient même pas. Les époux ont peu ou point de retenue en présence de leurs enfants. Ils sont nus à la maison (dans la case), et ce n’est que lorsque les enfants sont un peu grandelets que la mère se revêt un tant soit peu.

Souvent même les parents favorisent directement les défauts de leurs enfants en les engageant à se venger, à se battre, à voler. Tant que ces défauts ne leur fassent pas du tort, ou du dommage à eux-mêmes^ ils restent indifférents. Dans ce cas ils punissent et rudement. — L’éducation religieuse se fait par la routine séculaire, par l’imitation des parents, par les conversations, etc. — Il n’est pas question d’un enseignement proprement dit. Les différents métiers sont appris pratiquement jjfaciendo fahri'\ par l’exemple accompagné de quelques indications orales. — Aussitôt que le garçon ou la petite fille n’ont plus besoin de leur mère, ils sont abandonnés à eux-mêmes. Peu à peules petits enfant se mettent au travail: vont puiser de l’eau et ramasser du bois-à-bruler, balayent la maison, etc. Les filles surtout aident la mère dans le ménage, amusent, soignent, bercent sur leur dos les petits frères ou les petites soeurs plus jeunes qu’elles. — Les enfants Warundi sont très précoces, actifs et dégourdis. Des garçons ou des filles vont seuls au marché pour trafiquer, y vendre de lourds fardeaux de paille, de roseaux, du bois de chauffage, etc. Ils travaillent avec une endurance stupé-fiante. V.

Éleusine.

Les Warundi cultivent de V éleusine en assez grande quantité. Le sol du pays et surtout ses hauts plateaux maigres et pierreux s’y prêtent. Ensuite, la température plus fraîche favorise cette culture. La farine d’éleusine sert à faire Vumudsima („ugali”).

On l’emploie rarement pour faire de la bière. Embellissement.

Les Warundi, qui se croient beaux, plus beaux que les Blancs, tiennent à réhausser leur beauté par des moyens artificiels. Néanmoins, on doit dire qu’ils sont moins coquets sous ce rapport, que les autres Nègres. Ceux-ci

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