‹ Un grand peuple de l'Afrique équatoriale: éléments d'une monographie sur l'Urundi et les WarundiChapitre 65 sur 152 · Awawandwa, etc. etc · texte numérisé non relu

Awawandwa, etc. etc

1. Les Warundi assignent à Imana le rôle d’organisateur universel. Au mot „Bleu" il a été dit qu’on ne peut le considérer comme créateur proprement dit. Quoique les Warundi disent qu’Imana a arrangé toutes les choses (= irarema ivintu vyosé), qu’il a encore la main à tout, qu’il donne la vie, les fruits de la teiTe, la pluie, qu’il guérit (= irakiza awantu), etc., ils le confondent tantôt avec les mânes, et même les simples „imizimu" {ni hamwe n'imizimu : umukuru yaivo, litt.

summanus), et tantôt le considèrent comme une espèce de dieu Pan englobant tous les êtres créés. On le considère en plus comme dieu national, qui originairement fut le premier ancêtre (c -à.-d. la doublure humaine) de leur tribu, de leurs rois et, par extension, du genre humain tout entier (ou de Cham!).

En fin de compte, une notion bien nette de cet être est bien difficile à donner. Du reste, on peut l’appeler, comme Jupiter, murionome, puisque les Warundi lui donnent des noms innombrables, ou le confondent avec d’autres dieux. On peut répéter ici ce que de Mousseaux e. a. disait des dieux grecs et romains ; „tout cela ne fait qu’un, tout cela rentre l’un dans l’autre”, etc. Aissi, à chaque instant les Warundi, lorsqu’on leur demande à propos d’un nom d’autre esprit sa relation avec Imana, vous répondent: „m hamwe gussa" — c’est le même, c’est la même chose. Le nom Imana est accolé à tout, ou plutôt il est censé être un peu partout. Ainsi, le bosquet sacré („kraal” ancestral) est nommé Imana, de même le roi de l’ürundi comme me disait un jour un grand chef, de même le coq, etc. — Imana forme avec Rikiranga et Ryangombe une espèce de triade. Quoique les Warundi réduisent également ces trois à l’unité, en les confondant, en les faisant rentrer l’un dans l’autre, ils les considèrent comme les trois esprits principaux et supérieurs. Dans cette triade Rikiranga a tous les attributs d’un Àoyog payen : d’un Bacchus, d’un Apollon, d’un Hercule sauveur, etc.

Riyangombe de son côté ressemble, dans la croyance des Warundi, comme deux gouttes

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d’eau, au terrible Si va des Indiens, ou au Pluton infernal, ou au Jupiter foudroyé. Imana enfin est très bien reconnaissable sous les traits d’un Brahma (remarquons l’étymologie en passant !), d un Chronos, ou même d’un Saturne, Malgré les noms différents indiens, grecs, romains ou bantu ce sont évidemment des personnalités „de la même famille”, comme dirait spirituellement le marquis de Mirville. — Quoiqu’avec les sept ou huit premiers esprits des Warundi on pourrait composer une sorte d'Ogdoade (Cabires), je n’ai pas découvert jusqu’ici, qu’on vénère des dieux planétaires proprement dits, quoique les corps célestes entrent pour quelque chose dans leur culte, évidemment! (V.

^Astronomie'"). — Que faut-il maintenant penser de l’étymologie du nom Imana f C’est un nom bien intriguant. Je vais donner <‘i-après quelques rapprochements, quelques analogies, que je donne, bien entendu, pour ce qu’ils valent, mais qui néanmoins, selon mon opinion, ont leur valeur. Le nom Imana d’abord est-il purement bantu ou importé? Ce nom est-il autochthone, en ce sens qu’un esprit aurait révélé sur place ainsi son nom, ou bien est-il importé d’un centre commun, dans la nuit des temps. La ressemblance di Imana avec les fameux dieux mânes romains (,ySpiritus animarum, rnortuorum^^) est bien frappante. Quelques uns croient le mot Mânes purement romain (latin), et le font dériver du verbe manare = s’écouler comme un fluide (spectres gazéiformes, fantômes fluidiques, revenants). C’est peu probable.

L’équivalent de mânes se rencontre partout, et bien avant, chez des peuples plus anciens. Le premier roi humain des Egyptiens, après les dynasties divines des dieux, des demidieux et des „/zé*oes”, etc. (c.-à.-d. des rois anté-et post(?)-dilu viens), s’appellait Mènes (Manes)j Chain (?). Ils vénéraient en plus une déesse-furie fiaveia (d’où le mot manie). Rome immolait des enfants à Mancda, mère des dieux-lares. Les Germains ont leur fondateur Mannus. Le nom du fondateur du Manichéisme ne fut qu’une doublure d’un nom d’esprit (comme notre Kiranga humain et Kirangaesprit). Râtzel mentionne un dieu Mana, Manua chez les Nègres des îles australiennes. — Les Indiens (e. a. les Hurons) de l’Amérique avaient leur esprits Manitu. Si l’on considère l’élément diminutif „tu” comme suffixé au lieu d’être préfixé, on a la même racine.

Les Irlandais avaient leur île sacrée Man, Mona. On y vénérait une pierre (qui se mouvait d’elle même, selon Giraldus Cambrensis) apportée d'Afrique par un célèbre sorcier (de ce nom Man'?). — Selon le prof.

Kovats (De antiq. gent. rel. Hungar. G, VII), chez les anciens Hongrois, l’enfer s’appellait manala, et le dieu des enfers: mana, d’où cette expression courante de ce peuple :

j^manoha = vade in infernum et auferat te Mano”. — L’étymologie de la divinité indienne Brahma se réduit assez bien à Imana.

Selon les Indiens leur pays fut conquis par un Rama „à la tête d’une armée de singes” (!) (= satyrs-Zionunes piZosi- Watwa ?). Ce Barfia (Brahma!) pourrait bien être Raérua ou Regma 4^ fils de Chus (Gen. X : 7) ou Cham luimême. — Néanmoins, d’après Bacuez (III, p.

545), Brahma annonce à Manou, qu’il identifie à Noë, l’approche du déluge. — Les Japonais (cfr. Ann. de phil. chr. ann. p. 695) affirment, qu’ils ont reçu autrefois des émigrants de la tribu des Man. Quoique certains auteurs tiennent ces Man pour des Chinois, qui auraient fui les persécutions de Che-Hoangti, le nom n’en reste pas moins très énigmatique. — Dans le nom Imana, en rétranchant I ou ri, simple préfixe de la classe noble ou d’honneur, et na = avec, élément copulatif, on garde ma. Cette racine est partout, e. a.

dans la ma lybienne, la „magna mater" romaine p,aia, nourrice divine (élément générateur féminin des payens). Cybèle s’appellait ^aaravQa = mère du taureau. En sanscrit ma signifie = engendrer d’où matar, matri = mère, le latim mater, etc. Le sanscrit a encore: = penser d’où: atman = êuue

(anima), esprit, umutima (Kirundi). Tout cela nous fait penser à un soidisant dieu-mortel, un humain divinisé = Cham ou Caïn ! Tous les Bantu expriment l’idée de mère, de m^aternité, de production (de création au début) par ma, marna Vigouroux (Decouvertes I, p. 332), en parlant de la très ancienne langue accadienne, dit que les lettres m et ng se confondaient. Ainsi le dieu Dingir et Dimir était le môme. Ceci jette de la lumière sur ce que je disait à propos des esprits Ryangombe, Bikiranga, etc. (V. „Dieu”). Imana découpé donne aussi: „le grand ma avec nous” (Deus nobiscum). En conservant la racine totale ,,-matl-”, on la trouve dans le verbe kumana qui exprime dans presque toutes les langues bantu l’idée de: savoir, de connaître, d’intellect (yvivaig). En Kirundi toutefois, „savoir” se dit = kumenya (Mènes). Mais les Warùndi ont, par contre, le verbe kumanika = lever en haut, au ciel, être en haut. S’il était permis de permuter le m et le p, on trouve exactement Pan, le grand Pan mystérieux qui a donné tant de tracas aux savants chercheurs. Il est sûr que les Warundi considèrent Imana. comme un navâéog, un être panthéistique (non point dans le sens moderne, évidemment!), comme la collectivité des asprits, „Geister- od. Gotterthum”. Il est sûr aussi, que le Pan des Egyptiens fut le même que Priape, que Mendes (le bouc de Mondes; c’est le bouc adoré par nos noirs fervents de Ryangombe, et d’autres Waswezi, dans leurs cérémonies nocturnes ou même diurnes). Chez les Waziba (ouest du lac Nyanza), dont la langue ressemble à celle de l’Urundi, imana veut dire, selon le R. P. Astruc, les parties sexuelles. Voilà qui nous approche de Pan-Priape. — En retournant l’élément ma on obtient aussitôt Am-mon (Jupiter Ammon, Ammonites). Il se trouve

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encore dans Aatf*o)Vy démon, emon, imon.

En copte et dans la langue des hiéroglyphes, la racine em, im, am fournit l’idée d’esprit {umuzimu, V. supra) Elle est évidente aussi dans Cham. Ch ou kh donne les fameux Khu ou khou égyptiens, i. e. des morts ou des esprits des morts révivifiés, „remissi^' (revenants). C’étaient les Rephaim (Deut. Il : 10), surnom des Hévoeens et des Chiuvim (= khou-^im).. Selon M. Chabas (papyrus „ Harris”), il y avait deux sortes de khou — morts révivifiés; ceux innocentés par Osiris: nam (man) onhj et les coupables ou damnés: h^ou~ métu, mij nam mut. Toutefois, traduire mtu par mut mort paraît inexact. (V. infra). Il est curieux conime l’élément ma, man, em, rétourné ou non {nyam-nyam!), se trouve partout dans l’ancienne Egypte. Memphis le contient. Les petits dieux lares thérapim (séraphim), que Rachel cachait, le contiennent encore. On pourrait même y joindre le nom d*Adam! Selon Vigouroux {Decouvertes, n.

p. 294), les Egyptiens chantaient une hymne au dieu Amen, qui paraît bien le même qu’/ma?^a, de même que leur salut adressé au roi: ,^santé, vie, forcé*' est exactement le même que les Warundi adressent à leur roi de nos jours: ,,kira. 'mwami", Vigouroux parle aussi des Horim = hommes de cavernes, Troglodytes — Watv^a. (D. III, p. 355). Le dieu égyptien de la guerre Mentu (cfr. le H' ou métu de M. Chabas) paraît bien plus près du mot bantu mtu, munhu, muntu, umuntu = homme, que de l’idée de mort = mut. La fameuse légende des Waganda sur Kintu doit être rappellée ici naturellement.

Chez les Galla de " l’ouest, selon M. A.

Abbadie les Tumtu forment la classe des forgerons, des parias, des sorciers Selon le même, l’Ethiopie (Galla-Lânder) fut d’abord habitée par les Kamta (sing. Kamra) = û.\s de Cham. Qui sait même si l’on ne doit pas rapprocher les abominations des Thometh à cette même racine? Nos Watutsi s’appellent aussi (e. a. dans le Kiziba) des Wahima. Dans rUrundi ils forment la caste royale des awafumu — prêtres-sorciers (qui ne pense ici aux magiciens de Pharaon?). Eh bien! il paraîtrait (Vigouroux: Decouvertes II. p. 285) que le titre complet du Pharaon de Moise fut celui-ci : Pharaon-Baieura-Meriamon-Menephtah- Hotep-Hïma.. Je laisse les autres étymologies et je ne voudrais fixer l’attention que sur ce dernier nom ou titre: hima, qui est très remarquable. Dans l’hymne qui accompagne le grand rite de la lance chez les Warundi, on paraît invoquer un umu~Hima. On a ri de l’opinion récente qui fait e. a. des habitants de l’Angleterre des descendants des Israélites des dix tribus, emmenées par Sennaeherib, perdues et introuvables jusqu’ici. Alors le mot man = homme, sans cesser d’être anglais pourrait être asiatique! En effet, en sanscrit ïnanou = signifie précisément homme. Toujours l’homme (Cham), divinisé! — Toutefois, il ne faut pas abuser des étymologies,

je le sais, et le savant A. Hovelacque a raison de dire qu’en linguistique il faut s’en méfier surtout. Seulement s’il s’agit de noms propres, révélés peut-être ! Malgré les barrières inébranlables (?) de M. Müller, qui doivent prouver l’irréductibilité des trois classes primitives de langues, le crois qu’une certaine quantité de noms, principalement de dieux, d’hommes célèbres (chefs de race), d’animaux, etc., sont rétrouvables dans toutes les langues, si dissemblables qu’elles paraissent. Il est impossible d’attribuer aux /lasards de phonétique, tant de noms et de mots, exprimant les mêmes idées. Donc, si l’on trouve le même mot ou nom, accidentellement modifié, en vieux irlandais, en hongrois, en chinois, en égyptien, et dans l’afrique équatoriale on s’étonne, mais on ne se scandalise pas! — Quelle conclusion tirer de tout cela? Il est avéré aujourdhui, que les Egyptiens ont puisé „toute leur sagesse” (Guignault) de l’Ethiopie, comme d’un centre primitif. Cela s’entend d’une Ethiopie prise éthnographiquement et non pas géographiquement, car nos noirs africains sont asiates en fin de compte. Les Egyptiens étaient en relations constantes avec le sud. Ils connaissaient les „sources du Nil” et bien au delà! Quoi d’étonnant s’il y a du ccmmun dans leur religion, même quant aux noms des dieux?

A qui même attribuer la priorité si l’on peut parler de priorité? — En somme donc, Laamx paraît bien être Cham, Chus ou même Adam et en tout cas Vhomme, V ancêtre, le chef de la tribu, de l’humanité, divinisé (apothéose) et vénéré avec sa doublure spirituelle, son esprit (spiritus animaé) plus ou moins élevé dans l’échelle hiérarchique. Les démons ne se laissent prier longtemps ; ils ont au contraire beaucoup d’initiative pour se substituer au seul vrai Dieu ou même aux bons anges („f tires fuerunt" .... V. „Dieu”). Qu’on n’oublie pas du reste, que l’Ecriture-Sainte (Sap. XIV : 14 — 21) paraît considérer la nérrolatrie comme le commencement de l’infidélité humaine (Idololatrie). St. Fulgence nous dit „que toute idolâtrie nous vient des sépulchres". Le mot mythologie du reste est dérivé, selon plusieurs, de p.v6og = mort, mouth (phén.).

Or, Imana est avant tout chef des mânes (Summanus.)

2. Kiranga on Biklranga paraît être le deuxième en rang parmi les esprits vénérés par les Warundi. Si Imana est appellé le chef des mânes, Rikiranga est nomm.é — „umiv an i iv'imizimu^* , le roi des esprits subalternes, placés surtout à la garde (gouvernement) des choses matérielles. C’est le „caput Angelorum" parodié d’une manière odieuse, comme tout dans les religions ou dans les cultes infidèles est parodie, travestissement, sacri lège, profanation du vrai culte fidèle du vrai Dieu et de ses bons Anges-Esprits. Que le dicton populaire qui nomme les démons y,les singes du Bon Dieu" contient de la philosophie et de la théologie! Il jette plus

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de lumière sur l’histoire des religions infidèles anciennes et modernes^ que toute la collection des in-folio académiques publiés jusqu’ici. — Bikiranga est donc une espèce de Àoyoç payen. Les Egyptiens faisaient e. a, de Pan leur verbe^ mais les Warundi confondent Imana avec Kiranga. Le culte pratique des Warundi s’adresse surtout à lui.(V.„Riie”). Ses prêtres, ses hiérophantes portent le même nom que lui, Bikiranga. (Nous chrétiens, nous disons: ^^sacerdos, alter Christus*^). Selon les Warundi, leui’s Kiranga sont possédés par leur homonyme spirituel (V. ^Prêtre'').

3. Bgangombe est le troissième de la triade Kirundi. Cet esprit se voit vénéré beaucoup aussi. Souvent on entend les Warundi fredonner des chants où le nom de Byangombe revient sans cesse. Les corporations religieuses (sectes, ou ordy'es religieux) l’ont pour principal patron. Il a toute l’apparence d’un esprit Chtonien^ infernal, d’un vrai Pluton.

Aussi, beaucoup de Warundi disent que Bgangombe est mauvais et méchant. Néanmoins, ils le confondent avec Imanal II est vrai, que l’antiquité appellait la géhenne le jjCor Jovis'' ; puis que le Jupiter-r}i?mc?ws de Dodone (Pan) était en même temps un dieu aérien, fulgurateur, infernal (foudroyé) et même marin. Les WaWa vénèrent surtout Byangombe et le confondent absolument avec Imana et les mânes, pour lesquels ils n’ont pas de culte spécial, dirait-on.

Cet esprit,le Bacchus-Dionysius des Warundi, réclame des bacchanalia. La cérémonie de la lance y pourvoit. Selon certains Warundi Byangoynbe „ aurait vécu sur la terre”, serait le disciple du premier Ruhinda (= Toth, Teth, Seth ?) et serait enterré à la montagne Wurunga wa 'nyangombe dans le Ruanda.

Selon le P.-C. Smoor, les Wanyaruanda affirment également, que Byangombe a vécu sur la terre autrefois, qu’il est le chef des „minmiâ% et le patron des awawandwa (caste, ou société secrète), qui le vénèrent sous un arbre nommé umuko. Après sa mort, il habite le volcan (kirunga). Il partage avec le roi le gouvernement du Ruanda. — Son nom signifierait „celid qui coupe les cordes du prisonnier'! Voilà donc encore un „sauveur”, un Àoyog. Il aurait instruit les homùies en leur donnant neuf préceptes et institué un ordre de prêtres (kisegu), vivant en ermites, sans se marier. Leur symbole serait aussi une lance en bois à trois facettes (fer triangulaire.) Ce culte de Byangombe se serait dégradé avec le temps. Il se manifeste sous la forme du serpent, du lion, du bouc dans les assemblées de ses fervents, dit-on.

4. Indagarra. C’est l’esprit supérieur des Watwa. Ils disent que c’est le même qn'Imana. Que signifie ce nom? Kuragarra (kugarra ?) est un verbe archaïque qui signifie = être vivant, être fort; kuragassa = rendre fort, vivifier. Ceci ressemble à l’esprit Byangassa, si touiefois l’élément ra appartient à la racine du verbe. Kurâgûrâ veut dire:

deviner, prophétiser, exorciser, interpréter les songes (d’où Ingarra, autre esprit). Indagarra, litt. traduit ainsi, signifierait: je suis vivant. Umuragarra du reste est synonyme avec umuzima (umuzimu) — bien portant, vivant. Il est assez d’usage en bantu, qu’un nom propre soit une locution verbale. Néanmoins, c’est l’élément inda de ce nom qui est à remarquer, tout en admettant que -gàrm veut dire = vivant et vivificateur.

IndciYeut: dire ventre et par e:K.tension q>aÀÀvç- Cteis. Nous voilà donc encore en présence de Pan-Mendes, de Priape, ou de la Venus genetrix V. infra Awawandwa. Ceci rappelle le mot du C'‘" de Maistre: „Cet infâme blason, nous le retrouvons partout où il y a un idolâtre et nulle part où il y aura un chrétien”. — Selon certains AVarundi Indagarra serait le fils de Buhinda, Cham alors ou Chus! {KhentUj Sindhu).

5. Umugassa, ou Umukassa (ryangassa), quoique connu, est peu vénéré. Il est, au contraire, très vénéré, même comme esprit supérieur, par les Wanyamwezi, Waganda, Waziba, les insulaires du Nyanza, etc. Chez ces derniers il figure en particulier comme Jupiter-marin, Neptune, habitant et convulsionnant à plaisir les eaux du grand lac. Umugassa est aussi un Ikisyego, homme ou femme, c.-à.-d. assistant du grand rite.

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