‹ Un grand peuple de l'Afrique équatoriale: éléments d'une monographie sur l'Urundi et les WarundiChapitre 72 sur 152 · FORGE · texte numérisé non relu

FORGE

cette auge. — Pour battre le fer (=: kuzuza), on se sert, en guise de marteau (— inyondo^ insimbagiswaj Fig, n^. 58), d^un simple gros morceau de fer, garni d’une poignée. Ce même marteau, mis en terre par la poignée, sert au besoin d’enclume. Toutefois, les forgerons ont au moins deux de ces marteaux. Ils se servent encore de quatre autres outils. — a. Une lime primitive (= akanyavwiza, akafashyo, Fig. rv>. 39) pour polir (= kuwata) et dégrossir un peu le fer (= kuherïtra jh'im karé). C’est un petit morceau de fer présentant quelques rugosités, pourvu d’une manche en bois. — b. Inkare ou akadozo, Fig. n'\ 40), C’est un vieux couteau emmanché, qui sert à couper le fer (= kugegêna), en frappant dessus avec le marteau, — c. Umuwundüro, ou umutwozo, Fig, n'\ 4i). C’est un gros clou rond, pour faire des tubes, p. e. des clochettes. Le fer à façonner est roulé (= kuwunduro) en le frappant autour de ce clou. Il sert, entre autres, pour confectionner la partie creuse du fer de lance, où s’emboîte le bois. — d, Isinzo yhikusarürd, ou: akasindakizo, Fig. n'K 4^2.

C’est un petit clou, ou poinçon, pour graver (en frappant) des petits dessins sur certains ustensiles, p. e. le couperet — urukero. — Dans l’Uzige les Warundi ou Watwa travaillent peu ou point le cuivre. Au centre, au contraire, les Watwa surtout font de très jolis ornements en cuivre (bracelets, clochettes, etc.). Le cuivre est importé de la côte, sons forrrie de gros fil. On se demande, si, autre fois avant les Arabes (1850), les Warundi n’auraient pas possédé le cuivre, à cause de la masse très considérable de cuivre, qui se trouve dans le pays (ornements, anneaux). Il est probable, que bien avant les Arabes ils aient eu des relations avec le nord (Abyssinie et Egypte) et avec la côte orientale. — Les Wavira travaillent fort bien le cuivre. Ils savent aussi tirer, amincer le gros fil de cuivre du commerce et en faire du fil très mince. Ils en font de même pour le fer. Quelques forgerons Warundi les imitent. Les Watwa forgent aussi de bons clous en fer, et exécutent, assez habilement, d’autres objets d’usage européen, qu’on leur fait faire sur commande.

Foudre.

On dit de celui qui est frappé 'par la foudre (= kukangwa rC inkuba), que le wami xF idzjiiru’% litt. : le roi de l’air, d’en ha\it {jjprinceps aëris'% Pauli) l’a touché, le visite ou le favorise. Aussitôt que cet accident a eu lieu, les gens de la maison et les voisins s’empressent de le relever. On le porte avec précaution dans sa maison. Aussitôt qu’on a rassemblé le monde suffisant, on pratique le grand rite, c.-à.-d. l’adoration de la lance, pour faire cesser l’évanouissement (= kukangura). On apporte, de plus, un tambour spécial (= ikiwumbuwumbu), ou, à défaut d’un tambour, on prend un mortier en bois pour tambourer dessus. Alors tous les assistants

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