FUMER
pas lés friandises. Ceux-ci et les femmes aiment les bananes mûres. En plus, les fl^emiers sont friands d’arachides (qu’ils mangènt cimes), de la canne à sucre, du miel, etc. C’est surtout le sel (= umunyu) qui est une friandise pour les enfants et même pour les grandes personnes. S’ils peuvent en avoir une pincée, ils sont au comble du bonheui*. La plupart des Warundi n’est pas assez riche pour se procurer du sel, pour saler leur nourriture (— ktirimga). A leurs boeufs ils donnent une espèce de terre salée (= ikitumba^ kukûhïrâ ikitumha). — Une grande friandise pour les Warundi, principalement les enfants, ce sont les fourmis blanches, ou termites (= urushwa, inshway urugorogoro, ingorogord)^ grillées sur le feu {= kukaranga). Ce sont les petites fourmis ailées qu'on préfère. Pour les capturer on bâtit une petite case au-dessus des orifices et des galeries souterraines d’une fourmilière (termitière = umugina). Alors on y voit assis les enfants, garçons ou filles et même de grandes personnes, pendant des journées entières, frappant (= kukomanga unya~ wobo) en tambourant avec deux bâtonnets la terre autour des orifices de la termitière. Les fourmis engourdies sous terre (= zirarara) montent alors, sont capturées comme un précieux butin et soigneusement enfermées vivantes, après leur avoir arraché les ailes, dans de petits pots (= akakono, akateba). Les Watwa et les Warundi de l’Uzige ne les mangent pas, ou fort peu. Les Warundi de l’intérieur, du sud surtout (Wamosso, Wayungu), en raff client. — Les gamins de l’Uzige mangent quelquefois la terre grasse imprégnée de matière visqueuse dont les fourmis cimentent les galeries et les corridors de leurs villes souterraines (= amakenya yavva mw^ ishwa^ umushwa^ umwem dazi). — Une autre friandise, pour les Watwa surtout qui en raffollent, ce sont les sauterelles (= uruzige, inzige, uruzikira, inzikira). On les cuit dans l’eau, et on les mange avec un peu d’huile de palme. — V. ,^Nourriturd\
Frisure.
Au mot ^Cheveu'' il a été question déjà de l’art d’arranger les cheveux. Les Watwa surtout sont passés maîtres dans cet art et savent varier, presqu’à l’infini, les nuances de ces touffes = Ce sont les Watwa
du Ruanda en particulier, qui se donnent libre carrière en ceci, comme l’indique la série des dessins suivants, dûs à l’habile crayon du L^ H. Fonck, et que M. le Prof Dr. von Danckelmann m’a bien permi de réproduire. Voici les noms en kirundi de ces touffes à multiple dessin: 1. ingondo y’ukwezi' 2. urukindo, inzingire, B. utusago] 4. impembtve, amahunika\ 5. ingondo, inzingire] 6. urugera, amahembe y^ intama, indongoro\ 7. amahembe y' intama, imikomokomo ] 8. y* umukuba, inzingire ; 9. utushiga, amanunda\ 10. ishinze, umurahanga\ 11. rizinze
ry^ umuzinga, ukwezi\ 12. izinze, inzingire^ 13. amasunzu y’ ikizige, amanunda* 14. ry^mikuwo rikiivye, ihunika : 15. irimikiwo, amahinda\ 16. umukomokomo, anianunda, ihunika\ 17. yHnkmvo, amarembo\ 18. y^ amashika' 19. ulwinkika, amasarogure'^ 20. utunungaraye, uruzingo, inunda, amanya mid izima’^ 25. amahembe y' intama, imikuba\ 27. amanya miv^ izima\ 28. utusarayo (incisions sur le front); 30. amanya ^kwezi\ 62. inyenyagure\ 78. umurongo’ 79. ihunika', 84. mivizfigü; SQ. umukuba’, 87. imikire; 88. in sor oronge', 93. amanundu’ 94. amahembe if intama’, 95. uwusage; 100. y' inkika, urugera, urugaragara, urukindo. Ikisage = tresse de cheveux ; urugera = touffe allant du devant en arrière au milieu de la tête.
Il est impossible de regarder ces dessins gracieux et artistiques, quoique bizarres, sans se demander, s’ils n’ont pas un sens religieux ou autre. Ceci est très probable, sinon sûr, mais le quel? Il est hors de doute, que très souvent les „ coiffeurs” Warundi font ces „ caractères” sans y attacher un sens mystique. Ce „ métier” de coiffeur se transmet de père en fils, de génération en génération. A Vorigine ces caractères ont signifié quelque chose. Ne serait-ce pas là une écriture „sui generis”? Le Président de Brosses a dit des tatouages (des Nègres) que ce sont des hiéroglyphes, dont le déchiffrement attend encore un Champollion, il est vrai, mais qui n’en sont pas moins une vraie écriture pleine de mystères. Il serait très à souhaiter qu’on tenie les investigations sur ce terrain. Elles seront difficiles, puisque les Nègres, de bonne ou de mauvaise foi, se taisent là-dessus, mais je crois qu’on arriverait à un résultat peut-être inespéré! V.
„ Tatouage” .
Fruit.
Les Warundi mangent peu de fruits dans le sens strict du mot. En voici quelques uns qu’on trouve dans le^ broussailles, ou parmi l’herbe des champs: umuhamma, ikikarame, uwucyagaga, umunazi, îimutinti, intabataba, intonganikiva, ikitakânzirà, iruru, imiyangange, isago, inyonza, inyura, ikisuru, ikitikamonga, umusccgarâ, inyaivutongo. En dehors des fruits du sol, qui constituent leur principale nourriture (sorgho, maïs, haricots, pois, bananes, patates, manioc, éleusine, courges, ignames, arachides, aubergines, V. ces mots), ils mangent encore les: imikubi (feuilles de haricots = épinards), umusoma w' inzuzi (légumes), amateke (oignon farineux), ikikufa (pourprier), inzuzi, akakonga (citrouille), ikïtïkà (feuilles de „amateke”), uruwingu (herbe qui pousse entre le sorgho), amahande, impande (pois dur), inkore, „ifweri” (petit haricot), indûgü, intore, inyanni, ou: urusowerwa (oseille). V. „Nour7'iture” .
Fumer.
Les Warundi fument très pevi(kutumâgürà), à part quelque vieux, ou quelque vieille femme. Les Watwa ne fument pas non plus,