HARICOT
HISTOIRE
(et non pas ailleurs) une espèce de petit pois bleuâtre {ivishazza), qui est excellent et qui ressemble au notre d’Europe. Ce légume paraît importé par les conquérants Watutsi- Wahuma des „Galla-Lânder”^ ou de l’Abyssinie.
Héritage.
L’héritage (= kitraga^ kusikir' itongo) est régi par certaines coutumes. Si un homme meurt sans enfants^ ses frères se partagent ses biens (= kuvyenda). La femme du défunt retourne dans sa famille. Si le défunt a des enfants^ sa veuve (— umufakaziy imiukecyuru) devient la femme du frère du mari (— ku~ cyüra mugorawo — marier la veuve de son frère). Si elle est jeune encore^ ce frère lui permet souvent de se rémarier (— kwendiva kandi). Si elle est âgée, elle continue à habiter l’ancienne maison. Elle et les enfants (adultes) se partagent les effets du mari défunt à parties égales (= kugaiviw (a) umwandu). Tonte ~ ibis, le fils ainé reçoit une plus grande part. — Les Watwa, qui demeurent par groupes familiales, se divisent les effets du défunt, selon les degrés de parenté. La femme Mutwa retourne toujours dans sa famille à la mort de son mari. Chez les Warundi le fils aîné hérite aussi du pouvoir religieux de son père si celui-ci a été umufumu, kiraaga, etc. (= kutwar\a) irdgl ya se, kumwatira, kumurag^ uumfumu). Si la mère a eu ces fonctions, sa fille aînée lui succède. Si le père a exercé un métier (forgeron, etc.) le fils aîné lui succède encore, et continue la profession familiale. — La famille reste ensemble (— kugiima hamwe) jusqu’au mariage des enfants, qui alors s’établissent à part (— kwigerëra), ou ailleurs.
Heure.
Les Warundi n’ont pas de noms pour les heures de notre journée. Ils désignent l’heure de la journée approximativement, en indiquant avec la main la position du soleil et disent: izuba rigeze aha, ou: kutyo, etc. Puis ils ont un certain nombre de mots pour indiquer différents moments de la journée.
Histoire.
L’Urundi a naturellement une histoire, mais celle, antérieure à notre époque, restera bien à jamais enfouie dans le passé. Les habitants eux-mêmes n’en savent rien. Ils ont quelques traditions vagues, e. a. sur leurs rois et leur dynastie (V. ce mot), mais tout cela ne fournit rien de précis. — Les Arabes (Munye-Heri), en arrivant à Ujiji (en 1845) ont, les premiers, retrouvé l’Urundi. Burton et Speke, en remontant en 1857 (13 février) la rive occidentale du Tanganika, n’ont pas atteint l’Urundi, mais ont été en relations avec les Warundi et les WajijL — Livingstone et Stanley en 1871 ont visité les Warundi riverains du lac. Le dernier, en 1876 (11 juin — 31 juillet), au cours de sa circonnavigation du Tanganika, s’est approché de nouveau des frontières occidentales de l’ürundi. mais n’y est jamais entré. — „Le 22 janvier
,,1879 les Pères-Blancs arrivèrent dans Tüjiji, „Dès leur arrivée le grand objectif était „rUrundi. Le 15 mai 1879 les PP. Déniaudet „Dromaux vont explorer les parties rive- „raines du lac, quittent le 23 juillet Ujiji, „ arrivent le 28 chez Bikari et sont installés „ depuis le 30 juillet jusqu’à la fin d’août „chez Rumonge. Toutefois, le 4 mai 1881 „les PP. Déniaud, Augier et l’auxiliaire jjd’Hoop y sont massacrés par les Warundi „et ce poste est abandonné le 7 mai 1881 „pour Massanze. Au commencement de „ juillet 1882 le P. Guillet explore l’Üzige, et „réitère cette exploration en janvier 1884, „avec le P. Coulbois. Ce dernier, avec le „P. Randabel et le frère Gérard, s’embarque „le 7 mars à Ujiji et fonde St. Michel d’Uzige „(Urundi) le 13 mars 1884. Après sept mois „ d’existence ce poste dut être abondonné „le 19 octobre, à cause des agissements hos- „tiles des Arabes et de Rumaliza. Le 30 „mars 1891 les PP. Josset, Randabel et „Pruvost tentent à reprendre l’Uzige, mais „ échouent, et retournent au commencement „de mai de la même année. En 1896 enfin la ,, mission de l’Urundî est reprise de nouveau.
„Le 30 juin 1896 les PP. Van der Burgt „et Van den Biesen avec le P. Oapus quittent „rUshirombo, et tentent de pénétrer dans ,,1’Urundi du côté de l’est. Le P. Capus „ explore une partie de l’Uhha. Les Pères „ passent la frontière le 16 juillet, et, après „ plusieurs stages chez Rumonge (17 — 22 „ juin et), chez Sengona (22 juillet — 11 août), „chez Seryawurungu (11 — 26 août), s’établis- „sent au Ru vu vu à Kawanga le 31 août.
„A cause des rivalités et des intrigues de „Kihumbi, de Rusabico et de Muzazye, „ Kawanga est encore abandonné, et les „Pères, par le long circuit d’Ujiji (28 oct.), „et après avoir exploré le sud-est de l’Urundi, ,,1’Ushingo et le Heru (ühha), recommencent „par l’Uzige, où ils fondent à Uzumbura le „26 nov. 1896, la mission St. Antoine. Pen- „dant ce temps, le 13 nov. Mgr. Gerboin, „avec le P. van der Wee, fonde une deuxième „ station à Misugi dans l’Urundi oriental, près „de la frontière de l’Uyungu (Uhha). Ce „ poste est transféré à Muyaga le 25 mai 1898. „Le 15 janvier 1898 le P. v. d. Biesen meurt „à Uzumbura et le P. van der Burgt doit „une troisième fois abandonner l’Uzige. Il jjtraverse l’Urundi de l’ouest à l’est, l’explore „.et fonde avec les PP. Desoignies et van „der Wee, le 11 février 1899, la mission „St. Antoine à Mugera, au centre du pays „ cette fois-ci, en attendant que l’Uzige soit „repris une 4 ‘ fois. Depuis, les deux missions „de Mugera et de Muyaga prospèrent, et „rUrundi est définitivement ouvert et con- „quis.”. ... Le Dr. O. Baumann est le premier Européen, qui ait pénétré dans l’intérieur de rUrundi. Il y entre par l’est le 5 sept. 1892, pousse une pointe dans le Ruanda (11 — 15 sept.), se trouve du 25—30 sept, à Uzige et sort de l’Urundi, en passant
HISTOIRE
HISTOIRE
le Malagarazi, le 15 oct. 1892. L’anglais Scott- Elliot passe rapidement par le nord du pays en 1894. L’Urundi s’ouvre peu à peu. Depuis 1896 on le parcourt en tous sens, et la connaissance du pays au point de vue géographique, se complète de plus en plus par de multiples relevés cartographiques. „Ramsay ^explore l’IIzige (juillet 1896). — Le P. v. d. „Burgt voit rUhha du nord et du sud, une jjgrande partie orientale et le sud-est du „pays (juill.—oct. 1896). — Trotha parcourt „le nord (juill.—oct. 1896). — Ramsay par- , 5 court (en 1897) l’Urundi du sud au nord, ainsi „que rUhha du sud et leRuanda. — Langheldt „voit rUyungu, l’ühha (1897). — Fonck relève „li partie côtière du lac (1897). — LeP. v. d. „Burgt traverse l’Urundi de l’ouest à l’est „(févr.— mars 1898). — Dr. Kandt, en allant „vers le Ruanda, relève une partie de l’Uyo- ^,goma (1898). — Bethe traverse le pays du „nord au sud (1898). — Le P. v. d. Burgt ,, contourne le Ruvuvu pour aboutir à Mugera „(févr. 1899). — Le P. v. d. Wee explore ^l’Uyenze et TUyogoma (mai 1899). — Bethe „en combattant le „Mv^ezi” relève une bonne „ partie du centre et v. Gravert une partie de „rUyogoma (juin 1899). — Le P. v. d. Burgt „va de Mugera, par une route plus méri- „dionale, à Uzige, et revient par le nord- -ouest en passant près des sources du Ru- -vuvu (nov. 1899). — Mgr. Hirth relève une ^ partie de l’Uyungu en allant par Mugera -vers le Ruanda (déc. 1899 — ^janv. 1900). — v. -Beringe fait le même trajet (1900). — Puder -relève le pays du sud-est au nord-ouest -(mars 1900). — Dècle traverse l’Urundi -(mai — ^juil 1900). — Le P. v. d. Burgt ex- -plore la contrée depuis Rumonge (Tanga- -nika) jusqu’à Mugera (mai 1900). — Her- -mann relève la région du Rusissi et du -Kivu (1901).”. . . . Comme TUrundi et l’Uhha, le Ruanda fut également ouvert et exploré, depuis que le Ct« von Gôtzen y pénétra et découvrit le lac Kivu (2 mai — 30 juin 1894). Mgr. Hirth y fonda la première mission (S. Coeur) à Isavi près de la résidence du roi Yuki en février 1900, suivie (1900 — 1901) par celles de Kisakka (est), du Kivu (sud-est du lac) et de Bagoye (au sud du volcan Kirunga). — Tout ce qui précède regarde l’histoire plutôt extérieure (de découverte, d’exploration) qu’intime (politique) de l'Urundi depuis un demi-siècle (1845. Speke). — Selon le^ Warundi, après le régné paisible du dernier Ntare (IV?), le pays fut pendant ce laps de temps constamment affligé de différents fléaux (^^nagitlae Domim") sous le roi actuel Kisabo. Ce ne fut qu’une série de malheurs: révoltes de chefs contre le roi et entre eux, querelles interminables et guerres civiles (= ivitero)^ puis (après 1890 surtout) les sauterelles (=imige), la famine (—inzara), l’apparition de la ,^pulex penetrans** (— invunza), l’épizootie de 1892 (= akaryama), la petite variole (= akoranda, ikituta), une maladie contagieuse (sorte de
syphilis = ivinyoro), la sécheresse (= harï cyumo)^ etc. Selon le dire des Warundi ces fléaux réunis n’ont pas seulement décimé, mais enlevé la moitié de la population.
L’épizootie surtout ruina les Watutsi, qui, jusque là, vivaient principalement de laitage. Speke (1857) parle du de l’ürundi.
Ce nom paraît bien le nom générique des rois de l’Urundi, quoique d’autres disent que c’est le surnom du Kisabo actuel. Dans ce dernier cas, ce dernier aurait déjà régné avant 1857, c’est à dire, depuis plus de 60 ans! — Quoique les Warundi fussent toujours fiers de leur indépendance, et qu’ils tinssent fermé leur pays aux autres Nègres, sous le roi actuel le prestige du pays a décliné. Ainsi les chefs riverains du Tanganika sont quasi indépendants et ne réconnaissent que nominalement le roi.
Muzazye et Seryawurungu (tuteur du fils de Rusabico) administrent, en vice-rois quasi indépendants, l’Uyogoma et de grandes provinces du sud-est. Le roi de l’Uyungu (Uhha), tributaire autrefois de l’Urundi, tend à exercer de l’influence dans l’Uyogoma. De son côté Kassussura, roi d’Usui, s’est rendu tributaire le nord de TUyogoma à l’est du Ruvuvu. Au nord Kisabo a dû se battre plusieurs fois contre le Ruanda. Le Bweru (Bugufl) fut longtemps (et est encore) un foyer de révolte. Des prétendants, des faux „mwezi” se levèrent pour lui disputer même le pouvoir royal. Il faut avouer qu’il a eu à compter avec des difficultés particulières (fléaux, v. supra). Malgré cela, il a su sauvegarder en plusieurs rencontres l’indépendance nationale contre des envahisseurs étrangers. Ainsi les Arabes et les Wangwana ne purent jamais pénétrer dans l’intérieur du pays, malgré leur supériorité en armes (fusils). Une grande bande de W angwana esclavagistes de Rumaliza fut défaite par Kisabo au Kibira, et repoussée vers le lac (vers 1886?) V. ^^Littérature''. — Une armée de Rumaliza, armée de centaines de fusils fut exterminée à l’est du Russissi sur la route du Kivu (1884?). Ce n’est que tout près du lac que les Wangwana purent se nicher (chez Ndanvya, Rumonge, Russavia).
Des conquérants noirs ne purent jamais escalader cette „ Suisse africaine”. Le puissant Nganza de l’Uhha ne put se maintenir qu’à l’aide du roi du Ruanda. Mirambo le célèbre roi d’Urambo, le „Napoléon de l’intérieur” (Stanley), vainqueur partout, subit sur la montagne de Murole dans l’Uyogoma une défaite mémorable, et y trouva son Waterloo (1884). Les terribles Wangoni (Zulu), dévastateurs de tant de pays, furent repoussés au Maragarazi (1885), et, quoique oidés par Mirambo, n’entrèrent jamais dans rUrundi. — Les Warundi parlent encore d’autres envahisseurs nommés „Awahondogo" , faisant invasion du côté de l’est, mais repoussés par Ntare. Il est difficile d’assigner une date approximative à cet événement.
S’agit-il de Ntare, prédécesseur de Kisabo
HISTOIEE
HYMNE
(de 1825 à 1850) ou d’un homonyme bien plus ancien? Selon les Warundi il étaient blancs ou plutôt roiajeSy vêtus de peaux longues, armés d’arcs et de lances. Peutêtre des Wataturuî — L’Urundi n’a pas opposé une résistance sérieuse à l’occupation allemande. Quoique quelques colonnes (du Dr. Baumann^ de Trotha^ de Eamsay, etc.) ont eu à se battre avec les Warundi, le cap. Bethe a eu assez facilement raison du fameux ,.Mwezi” invincible (campagne de 1899). Toutefois, le pays est loin d’être complètement apaisé et tranquille. A cause des querelles interminables entre les chefs subalternes il y aura encore des troubles par-ci et par-là. — Tout ce qui vient d’être dit jusqu’ici sur Vhistoire soi-disant de l’IIrundi concerne l’époque contemporaine depuis 1857. — Quant aux âges qui la précèdent, néant, car les quelques traditions vagues (contradictoires souvent) n’ont pas de valeur positive. Les monuments manquent sur place, et il n’est certes pas probable qu’on en découvre! C’est une chose assez étrange qu’on n’a rien découvert, en fait de monuments historiques; inscriptions, ruines, objets du passé, dans l’intérieur de l’Afrique. Rien, absolument rien ! Les quelques vestiges pré-historiques (? !), p. e. des silex travaillés trouvés dans certains endroits n’ont pas de valeur sérieuse. Qu’on ne se décourage pas toutefois. Ainsi, par exemple, dans l’Urundi les vieux bosquets Imana, composés d’arbres plusieurs fois séculaires, pourraient, à mon avis, peut être recéler sous terre quelque chose. Ce sont des sépulchres d’anciens rois, et on les enterrait, autrefois surtout, avec un tas d’objets: ornements, monnaies, amulettes, etc. — L’histoire manquant, ne pourrait-on pas savoir au moins V origine de nos Warundi, spécialement des Watutsi et des Watwa? C’est un sujet non moins difficile. Dans j^VIntroduction’' il en sera question. (V. j^Dynastie'’). — Pour ce qui regarde nos Watutsi et Wahinda, il paraît bien certain qu’il faut les considérer comme se rattachant à l’étrange peuple des Oromo ou Galla, plus spécialement aux Bornna- Galla, Au dire de tous les habitants, ils ont immigré venant du nord et du nord-est.
Beaucoup de particularités confirment cette opinion. Une hypothèse toute récente, qui n’est pas peut être trop paradoxale, fait des Galla (Wahinda, Watutsi) une tribu Gauloise ! (V. le brillant ouvrage du P. M. de Salviac:
Galla'% Cahors: Plantade, 1900).
Huile.
Il n’y a que dans TUzige et le long du littoral du lac qu’on trouve le palmier à huile. L’huile que l’on en tire est une des richesses de cette partie de l’Urundi. Les Warundi en consomment, mais la plus grande partie est exportée à l’ouest (Uvira)^ mais surtout au sud (Ujiji) jusqu’à Karema et au delà. On en exporte peu dans l’intérièur du pays (est). — Les Warundi l’employent pour assaisonner leur nourriture, à frire le poisson surtout. Rarement on s’en sert pour se oindre le corps (Watwa). Les premiers en sont très friands et les derniers encore plus. Elle sert aussi comme remède chez Warundi et Watwa. On la frotte sur les boutons, dans les plaies produites par la ,jinrunza'’ (,^'pulex penetrans^\), — Voici comment on fait l’huile de palme. (Les Watwa, s’ils en font, le font de la même manière que les Warundi.) Lorsque le régime fum~ ivitoga, umukutio) est mûr et bien rouge, un homme monte sur le palmier (à l’aide de cordes dont il lie ses pieds l’un à l’autre) et coupe le régime. Avec une hache on coupe le régime (dattes) en morceaux. Les dattes sont bien bouillies d’abord dans un grand pot. Après cela on les écrase dans un mortier si longtemps que les noyaux soient défaits de toute la chair extérieure.
Cette bouillie (chair) est exprimée à la main dans un grand baquet en bois rempli d’eau (uhivato, Hwmvaswa). L’huile ainsi exprimée {ikifurwa = écumant) surnage, tandis que l’eau reste en bas (—umunyemwe). On l’enlève au fur et à mesure avec un coquillage (= urukokoro, urugamha) et on la ramasse dans un grand pot en terre cuite (=1 ikisuriro). La chair exprimée (— iui~ shishwa, ivikaffu) est jetée. Lorsque toute la quantité d’huile est ramassée on la verse dans des cruches plus petites, mais lentement, pour que l’eau qui se trouve encore au fond ne sorte pas en même temps.
Ces cruches sont enfin bouchées proprement avec une feuille verte de bananier, entourées de feuilles de palmier joliment tressées (ivigarcd)a) et portées au marché. — Rarement on falsifie, en laissant de l’eau au fond. On la vend contre des perles, ou en échange de sel, apporté par les Wajiji principalement de TUvinza. — Le vin do palme est rare. Du reste les chefs défendent d’abîmer ainsi les palmiers, comme cela est arrivé sous le régime des Arabes à Ujiji, entre autres endroits.
Les Warundi ont un bon nombre d'hgnmes ou de chants religieux, très difficiles a comprendre. Eux-mêmes, les- enfants surtout, disent qu’ils n'y comprennent rien. „C’est un chant”,, disent-ils, voulant signifier que cela est nécessairement inintelligible. Il est sûr toutefois, que les vieux et les initiés {awa fttmu) en saisissent le sens. On avoue aussi généralement,, que ces hymnes sont très anciennes. En effet, plusieurs mots archaïques font penser à du vieux kirundi. Il est à remarquer, que les hymnes et les chants rituels (surtout les principales hymmes secrètes opératoires et évocatoires) des anciens cultes avaient un sensinintelligible, même pour la plupart des acteurs. Ce qui est plus curieux encore, c est quo
HYMNE
HYMNE
le fond et même certains sons seraient les mêmes dans toutes les langues du monde. On les croit d'une antiquité très recalée, fabuleuse, anté-diluvienne et revelée ! En entendant chanter ces hymmes, on s’aperçoit que les dévots exécuteurs se préoccupent peu du sens des mots opératoires en eux-mêmes, mais qu’ils mettent toute l’ardeur de leur âme dans la mélodie, dans les étranges sons^ diaboliquement beaux. C’est singulièrement suggestif! Malgré soi
on en est saisi. Cela donne le frisson Je donne ici quelques-unes de ces hymmes, avec
une traduction la plus fidèle possible, mais que je n’oserais pas garantir irréprochable en tous points.