Edzjo nzorihinda
Ces deux hymnes sont chantées à la naissance de jumeaux (V. j^Jumeau^*). La première est chantée, lorsque la famille vient voir l’accouchée, et lui porter des „ offrandes”. On la chante en route, en allant et en revenant. L’autre est chantée, à la maison même, par la ^amille. — La traduction de ces chants n’est pas commode. C’est encore du kirundi archaïque. Les Warundi croient la naissance des jumeaux influencée par un esprit incube. Le chant même l’indique d’une manière assez peu voilée, et l’euphémisme; se iva 'wana ari héhé, etc. en dit suffisamment. Voici un essai de traduction:
Ad II. 1 . „Yoit'ona”, ou: ,jkjo «icona” = il verra, ou: s’il voit, j^aivene"’ — les enfants (jumeaux), „yorama'' (de: kurcmia) — il vivra(?). Le sens de kurama est douteux. L’esprit tuteur verra ces enfants, et se réjouira!
2. „Se iva ’u'ana” = le père putatif de ces enfants jumeaux, héhé'' — où était-il,, au moment de la conception ?
3. „ Yaragiye kuvoma'\ etc. — il était allé puiser de l’eau, ramasser du bois de chauffage^ couper de l’herbe! Il était absent du logis, et faisait les travaux réservés ordinairement à la femme, parceque celle-ci ne voulait pas les faire, ou qu’elle était occupée autrement.
5. „lVm’ timuryango 7iiwaivona'' = les enfants de la famille (de la tribu), je les vois.