‹ Un grand peuple de l'Afrique équatoriale: éléments d'une monographie sur l'Urundi et les WarundiChapitre 97 sur 152 · LOT · texte numérisé non relu

LOT

Kibira. Akahe^ci Kisaho clkatawaz^ awatware

Kibira. Puis Kisabo appella au secours les chefs

wakaza kumutawara ^ n’

il vinreïït le secourir ainsi (][ue Akaheza wakaza ivakarwana.

Puis ils vinrent (et) se battirent.

' jjimbundu/' wakawarassa

avec des fusils^ ils tirèrent ‘

W akaheza Puis Kisabo, Kisabo.

wakawarass^ tirèrent

zose zikashya, inkono

toutes brûlèrent la poterie {kiivarja inhurii .... washitse)^

(en annonçant la niort)^ wakawateg^

tnzu

les maisons n’ nknhona d’effroi

Atvarundi

(Après) les Warundi leur tendirent

des embûches wakavigwako, wakafa.

ils (y) tombèrent dessus, ils moururent.

warirukana, wakawakura

ils prirent la fuite, (ils) on les chassa

waklrukana Imbo.

ils se sauvèrent à Imbo (est, le lac).

tvose luamutaware.

tous pour qu’ils l’aidassent.

aivatashikana awo kwa

les guerriers ceux de

W akaheza ’ Warungwa

Puis les Wangwana

n’ jjimizinga'% wakaviiga,

avec des canons, ils parlèrent (firent

parler la poudre), zikameneka, awantu wakagwa

se brisa les hommes tombèrent ivakafa; aioandi wakakira,

ils moururent ; d’autres guérirent.

ivisonga vHmigano,

i. e. des pointes effilées de bambous (cachées

dans les sentiers),

kuyereka (kiihamiriza) kwa

danser (la danse de triomphe) chez

Wakaheza

Puis

ku

vers

Wakaheza

Ensuite

Kisabo.

Kisabo.

WK7'’ungwa les Wangwana Magamba le Mugamba wakirukana eux partis

Naïve

Et lui

Kisabo

Kisabo

IV as h ak a

(qu’on) on voulait Awa7amgwa Les Wangwana

hvatwa7^e wose, nawe Kisabo

aux chefs tons, et lui Kisabo

wiive wakamu7m7'ira.

de lui firent la garde autour de lui.

Voyage pythagoricéen d’un Hiérophante (Kiranga).

Ikiranga, n/ mmvami kikagenda ku

roi

nawe

et lui

’ndi

un autre

Kikasuvwayo ku

Il (y) continua chez

wakaTTieshiva^ furent vaincus, mu Kibira,

du Kibira,

wakazga

ils (les Warundi) vinrent akagabwa distribua des cadeaux awatashikana les guerriers

kunuvicya,

(le) tuer,

wakacyindiva.

furent (ainsi) vaincus.

L’hiérophante du kitsëga;

demander un cadeau;

kikasuvürt ku

en continuant chez inka,

un boeuf.

se rendit immtware le chef ^mutwa7'e chef

chez

^'inutivare, kikavuga :

un chef, il dit:

ndaze je viens

akaklK inka.

lui donna un boeuf.

kusêga :

pour demander un cadeau:

akakih’

’ndi "mutware

un autre chef:

Kikagend' ibwami akakiK

II se rendit à la résidence royale il (le roi) lui donna ivisyego, n’ aivagendanijL

des acolythes (Bacchantes), et des soldats (satellites). akeng^ inzoga, akahamagarixi 'Kwanga,

fit de la bière, appella

akavuga : ndasezig^ Imana,

(et) dit: je prie, je rends à Imana, afin qu’il rende fortes

hommage '

ishimye, ivintu vijose vitimgüne, ndaterekcreye

qu’il soit content, que les choses toutes prospèrent, je sacrifie

Ki kagenda II se rendit ahakiK il lui donna

inka.

il lui donna un boeuf.

inka, akaha n'

un boeuf, donna aussi

Ninawaka ( "?) akasuvira

La reine (?) ensuite

akaterekeixi,

l’hiérophante, fit l’offrande rituelle (sacrifia), ikomezYe) imihiza,

les portes (tombes) royales, kuhezâgii^a , pour obtenir la bénédiction.

ivintu vijose vikure.

afin que les choses toutes augmentent (grandissent).

Le mot: „imihiza'' signifie littéralement: les bois de la palissade en couloir, formant l’entrée ou la poide des ingo (kraals) royaux. Au sens relevé (comme ici) imihiza signifie :1e roi, et tout ce qu’il possède, son pouvoir, etc. (poidae inferi, portae aeternales). Imihiza signiûe encore les sépulcres des anciens rois divinisés (mânes); puisque à la mort du roi, son „kraal” où l’on l’enterre, est abandonné, et devient iDosquet Imana, -intatemwa, etc. Le sens de la prière paraît donc être : qu’Imana (Summanus) vivifie et rende vivantes, fortes, puissantes les tombes (Imana aussi) des rois ancêtres, qu’il s’y manifeste, e. a. m., que les mânes divins rendent heureux les mânes humains (encore) rois de l’Urundi. — Les ivisyego et les aivagendcmyi sont les assesseurs de l’hiérophante. (V. „Esp7ÙI\ „Rite'’).

. LoL

Il n’existe pas de lois écrites, encore moins un code de lois. Tout se fait par coutumes.

par usages traditionnels ingero) très anciens, et qii’on observe religieusement, bien plus fidèlement qu’une loi écrite. Tous les Wa-

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