I.— SUBSTANTIF
Certains substantifs n'ont pas, chez Jean Bouchet, le même genre qu'aujourd'hui, et il arrive même que plusieurs ont tantôt un genre, tantôt un autre.
1 Mov. XIIII, fo 35 c.
1 Mor. XIIII, fo 3o c.
Ep. fam. LXVIII, f» 47 c.
1 Mor. IIII, fo 16 c.
1 Mor. IIII, fo 16 c.
1 Mor. II, fo 10 d.
Ep. fam. LY, fo 39 a.
Ep. fam. LIX, fo 41 a.
1 Mor. IX, fo 27 b Ep. fam. I, fo 1 b.
Ep. fam. XLI, f° 34 a.
Ep. fam. I, fo 4 a. Ami. d'Aq., fo xxii vo.
Ep.fam. XLI, fo 33 a.
Ep. fam. CI, fo 67 b.
2iVor.VIII,fo36;cf. Trium-
phes,Epistreai(x lecteurs.
Ep. fam. IX, fo 11 c.
Ann. d'Aq., fo xxxvi ro.
Reqnars traitermt après
fô III, 2« fo d.
2 Mor. VIII, f° 38 C Ep. /rt?M.LXXXIII,fo56d.
Aage.
Nostre aage ancienne,
L'aage virilleestre le plus parfaict
Abisme.
Vue profunde ahisnie de scauoir.
Affaire.
Autant ien diz d.\n aultre gros
affaire.
Tout vostre affaire.
Amour.
Qui sont du feu de folle amour
charbons.
La tienne amour.
... la véhémente amour.
Ardeur.
Vn ardeur...
Conté{cova\é) Usurpa ces deux belles contez.
Demeure.
Bonté fut son principal demeure.
Duché.
... la Duché ancienne.
Erreur.
tous erreurs.
Escriptoire.
J'ay faict seruir ma ciuile escrip-
toire.
Espace.
Fortune me donnera quelque es-
pace opportune.
Euure.
... Sans bons euures commettre.
Euangile. Euangile tant belle.
Euangiles discrepantes.
Exemple. Belles exemples.
Horreur.
Me.
C'est vng horreur ... Visle franc.
Mensonge.
Moyen.
N au ire.
Négoce.
Ordres.
Ombre.
Onde.
Personne.
Période.
Poison.
Prée,
Réplique.
Reste.
Senteur.
Serpent.
Thiare.
Triomphe.
Et eulx voians estre mensonge exquise.
Ont entreprispar7«oi/c?} opportune.
Troys principe) lies nnuires.
S'il est troublé des mondaines négoces.
Ordres mandiennes (mendiants).
Ces deux mots sont employés au masculin.
Soubz ce preuostal umbre.
Si vne personne tïïbe en la fange ne sensuit quil y doiue demeurer.
Quant tu seras au vital période.
Vne poison.
Contrainct fuz m'endormir sur la
pree.
Le replicque y est tout prompt...
Crainte venoit me donner vu réplique.
La reste.
Senteur d'encens a la myerre adapté.
Deux grosses serpens.
Le titiare et chappe.
Les triomphes parfaictes.
Ep. fam. I, fo 6 b.
Ep. fam. XVII, f» 19 d.
Trinmphes, cccxxxvi r".
1 Mor. I, fo 5 d.
1 Mor. III, fo 14 d.
lugement poetic, f» xiii r»
et V ro.
2 Mor. VII, fo 3o c.
Triumphes, CLXV ro.
Ep. fam. GVII, î" 72 c.
Opuscules du Traverseur, fo 67 d.
Ep. fam. XXII, f' 22 d.
2 Mor. V, fo 29 b.
Ep. fam. LV, fo .39 a.
Ep. fam. XLYIII, fo 36 a.
Triumphes, CLXXxii ro.
Ann. d'Aq. xxii ro.
1 Mor. I, fo 6 b.
Ep. fam. XIIII, fo 17 a.
Comme on le faisait dans la vieille langue française, Jean Bouchet emploie souvent « le datif au lieu du génitif pour exprimer la possession quand le complément est un nom de personne » (1) : Edouard filz au duc de Dijort [Ep.fam. I, f° 1 c); Alix fille a Thibault [Ep. fam. I, f" 2 c).
A l'exemple du grec et du latin, il emploie quelquefois le substantif d'une manière absolue :
Très cher cousin, seigneur et bon ami Sceu bien au vray nô le tout, mais demi, Le tië bôheur...
Tous mes cinq cens sont de ioie surpris.
Ep. fam. LIIII, fo 38 c
(1) Le Seizième Siècle en France, p. 2o2