DE
ANTOINE
Et si je priais M. le Baron d'accepter mon hospitalité, vous croyez que.
L'INTENDANT
Il accéepterait avec enthousiasme. Monsieur n'aura pas grand effort à faire pour le retenir auprès de lui.
ANTOINE
Bien... merci. J'espère que vous voudrez bien continuer à gérer mes affaires comme vous l'avez fait pour celles du défunt.
L'’INTENDANT
Monsieur peut compter sur mon zèle et mon dévouement.
ANTOINE (d’un geste noble)
J'y compte... allez! (il se lève) Conserverai-je le Baron prês de moi ? (réfléchissant) Il peut m'être utile si je veux nouer des relations autour de moi... Et puis, avec une fortune comme la mienne il est toujours facile de faire de belles connaissances dans le monde. J'en aurai, c'est certain, plus que je n'en voudrai même. Mais saurai-je tenir ma place dans une société que je ne connais pas, dont j'ignore les mœurs et les habitudes, Sans guide, je risque de paraitre grotesque et ridicule... Décidément, je garderai le Baron auprès de moi. Oui... mais Jean, ce pince-sans-rire, et Jacques lui-même vont hausser les épaules en se moquant de moi... Eh bien ! quoi, après tout, ne suis-je pas libre de mes actions et ne
puis-je chercher à polir ma surface rugueuse sans: être accusé par eux de manquer de charité. (Avec un soupir) Ah! si l’on savait dans quel embarras peut mettre une grande fortune, on ne souhaiterait jamais d'hériter… Allons rejoindre mes amis.
(IL sort).