SCÈNE PREMIERE ANTOINE, JEAN, JACQUES, puis un domestique
ANTOINE (Ss’arrélant devant Jean)
Ah ! ça, mon cher Jean, et toi, Jacques, comptezvous rester vêtus en rapins toute votre vie ? Il me semble que dans notre nouvelle condition nous pouvons et nous devons à nous-mêmes de dépouiller le vieil homme, ne serait-ce que pour honorer la splendeur de nos lambris.…
Pour mon compte. je me suis fait commander un habillement cossu que je vais essayer aujourd’hui même, en attendant le reste... Vous devriez faire comme moi. Autrement les domestiques — les nôtres — riraient de nous.
FN FLE
JEAN (ironiquement effrayé)
Ils riraient de nous !.. Grands dieux ! Que me dis-tu là ?... Ah ! j'en serais navré.….
ANTOINE
Ne fais donc pas l'intéressant comme ça... Tu sais bien, toi-même, que nos défroques détonnent au milieu du luxe qui nous entoure. Tu as trop de bon sens pour ne pas le comprendre...