I. Courajod, Les Origines de l'art gothique^ p
les a portés jusque-là ne les soutient plus.... (( Ils continuent à s*immobiliser et à regarder en arrière^ »
Malgré les preuves nombreuses que Courajod avait données à son cours, la vieille doctrine passait « indifférente et hautaine devant ce qu'elle considérait comme une boutade ou un élan de lyrisme. Cependant ce dithyrambe n'était que la conclusion rigoureuse et logique de (( prémisses » qu'il avait fournies dans le cours du Louvre (i 891 -1892), car dés la première leçon, Courajod avait dit à ses élèves : « Les preuves matérielles commencent seulement à voir le jour. Elles sortent de terre et des murailles démolies : nos pièces justificatives vous seront soumises, explicites, innombrables. Vous serez accablés d'évidence ; on vous poursuivra de la démonstration. Toute la procédure scientifique sera mise en mouvement. Le doute ne sera plus permis. Le fait à peine discuté ou pas même soupçonné, deviendra chose banale. » Et au milieu de ces recherches se sentant isolé de plus en plus, il suppliait ses contradicteurs «de se convertir avant que sa doctrine ait matériellement triomphé* w.Il ne se doutait pas qu'après sa mort les plus archarnés accepteraient bien vite ses théories sur l'influence byzantine et croiraient même avoir trouvé eux-mêmes les preuves indiscutables de leur religion.
I. Courajod, Les Origines de Cart gothique, p. ji6 et 27. a, Courajod, /. c, p. 29.