I. Fioucst, Deuxsiiles de Laraire, p
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répétitions. La manière de bâtir amenait même à cette mono* tonie; nous ne voulons pas énumérer ici les critiques sévères, mais toujours justes de M. Courajod sur cet art importé. M. Reinach les résume à grands traits : « Rien n'est plus déplacé qu'une admiration de commande pour les restes de Tart gallo-romain. Si Ton excepte, en effet, les copies exactes d'oeuvres grecques et certains produits industriels, comme les fibules émaillées, il est peu de pièces qui s'élèvent au-dessus du médiocre et les sculptures en pierre sont presque toutes franchement mauvaises ^ .))
Bien d'autres, on le voit, avaient formulé ces critiques, mais dans les leçons qu'il consacra à l'art gréco-romain, M. Courajod s'efforça d'expliquer pourquoi cet art ne put avoir un développement régulier. Il étudia les procédés de construction usités sous les derniers temps de l'Empire, il analysa les lois d'Adrien et de Théodose. Les ouvriers qui élevaient ces constructions étaient le plus souvent des légionnaires ou des corporations héréditaires auxquelles l'Ëtat ou la ville commandaient les travaux. Les conséquences fâcheuses apparaissent aussitôt. Ce mode de recrutement devait aboutir vite à des formules et à des procédés transmis de père en fils. Une décadence profonde s'accusa bientôt aussi bien en Gaule qu'à Rome même. Qu'on se rappelle avec quelle peine on éleva l'arc de triomphe de Constantin et la nécessité où l'on fut de prendre les bas-reliefs de l'arc de Titus pour orner celui du premier empereur chrétien.
Cette nouvelle distribution du travail, la création artificielle d'ateliers, soumis à des conditions défavorables à l'efïlorescence d'un art déjà caduc, l'exécution de certains monuments laissée aux légions expliquent donc facilement l'aspect monotone de cette période qui vit de formules et de pratiques. Mais je ne saurais oublier en présence de monuments épars sur notre sol que la longue domination romaine eut pour la Gaule une influence trop considérable pour ne pas déterminer des traditions qui ne furent point perdues. Elles survivent tenaces, profondément enracinées dans lés couches populaires. Ce fut surtout vrai pour la maind'œuvre. Elle resta avant tout romaine. Les motifs décoratifs