LE CHATEAU DES TLILERIES. (W
gie, mais le repos de ses servitudes, mais les combinaisons do cette politique vénitienne, vénitienne par le vice et par la peur, mais ses terreurs causées doublement par les victoires et par les revers, le Directoire cacha tout cela dans le palais du Luxembourg, élevé à 1 italienne par Titalienne Médicis.
Les Tuileries ! palais souillé par les révolutions sanglantes ! murs déshonorés par des trahisons de tout genre! Quand le frère de Louis XVI ramena dans ces murs celle royauté restaurée pour durer quinze ans à peine, on eût pensé que celle fois le feu roi serait remis en honneur dansées murs, dont il avait été arraché par le bourreau; on eût pu croire que la reine Marie- Antoinette, qui a tant versé de larmes dans ces murailles épouvantées, y verrait au moins son image et son souvenir remis en honneur. Oh ! que non pas ! Sa Majesté Louis XVIII ne s''arrétait guère à de si tristes souvenirs. Il n'a vait pas assez de temps devant lui pour porter le deuil de sa race. A présent donc qu'il était redevenu un roi, il ne songeait qu'^à jouir en paix de sa monarchie ressuscilée; à ces causes, la reine de France obtint à grand^^ii^c^ un autel funèbre dans cet abominable cachot de la Conciergerie, dont elle navait été tirée que deux fois en vingt jours : une fois pour être insultée par des juges abominables, et le lendemain pour être livrée au bourreau. Quant au roi Louis XVI, une chapelle fut élevée à sa mémoire, mais bien loin du château des Tuileries , bien loin du roi son frère Louis XVIII, qui eût troublé ce voisinage funèbre. Pauvre roi! pauvre martyr! Us Pavaient abandonné à sa propre misère! ils Tavaient laissé prisonnier, lui et sa famille! Ils avaient contribué, par leur fuite loin de ce royaume en révolution, à soulever les haines de la multitude et les fureurs populaires; et maintenant qu'ails étaient de retour après tant d'années d'exil, la mémoire du roi martyr leur était importune; ils chassaient ce souvenir qui dérangeait leur triomphe! A chaque instant ils revoyaient, comme fait Macbeth, Tombre de Banco : Du sang! toujours du sang! et.
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pour ne plus rien voir, ils fermaient les yeux. Tou[ ce qu'on fit en l'Iionncur du roi égorgé, ce Tut d'instituer une messe funèbre dans l'église de Saint-Denis, et de commander une statue à un habile sculpteur. Celle statue de marbre était destinée à un monument expiatoire; le sujet était naturel lenKnt trouvé dans cette grande parole suprême de l'abbé Ëdgeworth : Fils dt tttint Louii, montez au etel! Mais, tt vanité des souvenirs et du respect ! cette messe funèbre du 21 janvier, cette expiati<Mi d\m crime abominable fait pour déshonorer toute unehistoire, ce dernier et fréle respect qui s'attachait au souvenir d'un roi de France, tout cela a été aboli par la Révolution de Juillet! bien plus, le monument expiatoire du roi martyr, après quinze années de prospérité et de toute-puissance, la Restauration l'avait à peine achevé, et ce fut le Roi de Juillet qui eut Thonneur de rendre les derniers devoirs à la mémoire de Louis XVI, et de placer oc monumcal expiatoire sur le tombeau définitif du roi martyr!