‹ Un hiver aux Antilles, en 1839-40Chapitre 27 sur 37 · EE · texte numérisé non relu

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cation fait des progres journaliers ; les mœurs s'améliorent , le crime disparaît dans un grand nombre de quartiers, et le christianisme, plus fort qu'en aucun temps, assure et étend son empire sur la masse de la population. Que l’on renonce à toute tentative pour arrêter ou retarder la marche de la justice et de l'humanité; que l’on écarte tous les obstacles qui s'opposent à l’action franche et entière de la liberté, et bientôt on verra la prospérité de la Jamaïque, bouton naissant encore, mais déjà odorant et vigoureux , s'épanouir en une riche et noble fleur.

Dans l'après-midi, nous nous trouvâmes à Ja table du gouverneur, avec la plupart des premiers fonctionnaires de la colonie : le principal juge, l’évêque, l'avocat général, le procureur général, le secrétaire colonial, plusieurs membres du conseil, etc. Le gouverneur avait eu la bonté de nous inviter à cette réunion, et nous crümes de notre devoir de ne point nous en excuser. Il est impossible d’être accueillis d'une manière plus amicale que nous le fûmes par toutes les personnes présentes. Le diner fut servi avec élégance, quoique sans folle prodigalité ; tout le monde s’y maintint dans les bornes de la tempérance, et la raison et l’enjouement présidérent à la conversation. Il était nuit quand

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