‹ Un hiver en LaponieChapitre 148 sur 228 · I. Le penny-éeiyht équivaut à 1 gramme S34bm · texte numérisé non relu

I. Le penny-éeiyht équivaut à 1 gramme S34bm

ÉGLISE DE HUSABY

remarquable, des reliquaires ciselés et couverts de cuivre émaillé ou d'argent massif, de vieux autels et autres restes trop nombreux à mentionner, dont beaucoup sont conservés aujourd'hui dans le musée de l'État. Çà et là on voit une skampallen (siège infamant); les personnes convaincues de crime ou d'offense envers l'Église ou l'État, étaient condamnées autrefois à s'asseoir sur ce siège, devant le grand autel,

r>e port de Gôteborg.

afin que toute la congrégation put bien voir le délinquant. La raisun pour laquelle ces constructions sont demeurées intactes, c'est que, même pendant les guerres intestines, les églises elles tombes d'anciens ennemis furent toujours respectées, et quand arriva la Réformation, il n'y eut que peu de vandales qui voulurent les brûler et les détruire. Les illustrations suivantes sont les représentations de quelques-uns de ces débris, et l'on pourrait en remplir un volume. Le reliquaire suivant vient de l'église d'Eriksberga, en Vertergotland, près Falkôping;

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l'inscription — deux lignes sur les quatre côtés — énumèrc les reliques qu'il contient : de saint André, de la sainte Croix, de saint Pancrace, le sang de saint Vincent, etc. Le font baptismal provient de l'église de Norum, en Bohuslân, maintenant au musée historique de l'État. L'inscription runique porte : Swân kârthe (Swain a fait le font) ; on ne connaît pas la signification des cinq derniers caractères. Au-dessous de l'inscription, on voit un homme entouré par quatre serpents; il semble poser ses pieds sur une harpe ou quelque chose de similaire. Ceci doit probablement représenter Gunnar dans l'antre du serpent, scène des sagas Eddaïques de Vôlsungar et Gjukungar. La porte en bois avec ses montants en fer, est dans l'église de Versas, en Vestergôtland. L'inscription en caractères runiques sur une bande de fer, porte : Asmuntei' gârthi dyr (Asimmd a fait la porte). Le même nom est reproduit sur de semblables portes dans les églises de Visingsô, sur l'île de ce nom dans le lac Vettern, et de Vâfversunda en Oslergôtland, sur le bord du Vettern, à environ 8 milles au sud de Vadstena.

Près du bord méridional de la baie de Kinne, est l'église d'Husaby, l'une des plus historiques et des plus anciennes de la Suède, située au pied des collines du côté sud, à 25 milles de la ville de Mariestad. Les anciennes tombes, les pierres avec inscriptions runiques et autres débris, témoignent de l'antiquité du lieu qui date de l'aurore du christianisme en ce pays. C'est ici qu'Olaf Skôtkonung, qui naquit vers 965 et mourut en 1024 (le premier roi chrétien de Suède), fut baptisé par Sigfrid envoyé par le roi Ethelred, vers l'an 1001.

Aux temps anciens on appelait km (maison) les palais des rois, cl après sa conversion, Olaf Skôtkonung établit sa cour à Husaby, qui, longtemps avant lui, était une ferme royale ; car il ne voulut pas demeurer au milieu de ses sujets de la province d'Upland, lesquels restaient obstinément attachés à la religion de leurs ancêtres. Quelques années ensuite, il donna cette ferme pour résidence au premier évoque du Vestergôtland; elle devint la demeure principale de ses successeurs et on érigea la cathédrale de Skava sur le site d'un temple païen. Sur la hus royale s'éleva l'église de Husaby, qui possède encore les trois tours originales ayant appartenu à la vieille kunghus. Cet édifice a environ 32 pieds de largeur et, avec le sanctuaire, une longueur de 105; ce fut la basilique des évêques pendant cent quarante ans, jusqu'à ce que la

OLAP SKOTKONUNG

cathédrale de Skava eût été inaugurée. Les tours sont au nombre de trois, l'une à côté de l'autre, à l'extrémité occidentale de l'église; on voit leurs escaliers en spirale qui mènent à des portes ouvrant sur quatre étages; les deux tours de côté étaient les entrées du château dont la tour du- milieu faisait alors partie. Il reste le vieux font baptismal sculpté, les torchères sur lesquelles on fixait les flambeaux lors des

Borstorp, en Vestergotlanil.

mariages, les autels, la chaise de févèque et autres reliques de l'église catholique. On lit de bizarres épitaphes sur les vieilles dalles qui couvrent les tombes à l'intérieur et à l'extérieur de l'édifice. Parmi les tombeaux les plus remarquables, sont ceux du roi Olaf Skôtkonung et de sa femme Astiïd, tout à fait à l'extérieur de l'extrémité occidentale et qui ont presque neuf siècles.

L'une d'elles ne porte point, d'inscription; l'autre, à son extrémité orientale, soutient deux animaux qui semblent regarder le visiteur d'une

manière fort peu amicale ; à l'extrémité occidentale deux autres bètes ont l'air de dévorer une tête humaine ; d'un côté, deux personnes tiennent un calice et une balance, un évêque avec une crosse et un poisson, un autre qui reçoit une clef d'une main venant d'en haut, deux enfants assis sur la margelle d'un puits, auprès d'un autel devant lequel se tient une personne ayant les bras étendus; vers le nord, deux dragons combattent deux hommes armés d'épées et de boucliers : l'un, avec une

Reliquaire en bois, couvert de cuivre guilloché et doré, de la fin du xu" siècle. Église de Eriksberga.

robe courte, semble être un laïque du- pied duquel le dragon s'est déjà emparé; l'autre, avec une robe longue (un ecclésiastique), plonge son épée dans la gueule du monstre. Ce sont des symboles de la Loi, de l'Évangile, du Baptême, de la Gène et de la lutte entre le Christianisme et le Paganisme. La tradition veut que Olaf Skôtkonung ait été baptisé dans la source Saint-Sigfrid, située à l'est de l'église; plusieurs endroits du voisinage portent le nom de Sigfrid.

Olaf fui appelé roi du giron, parce qu'on l'élu! roi lorsqu'il était

Représentation de la crucifixion sur un cabinet de l'église d'Osteraker-Upland.

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