ECOLES POPULAIRES SUPÉRIEURES
nus de souscriptions privées et de subventions accordées par le comté ou l'État.
La nation progresse continuellement et les écoles supérieures pour le peuple, établies en 1858, étaient, en 1875, au nombre de dix, dirigées par dix instituteurs. Elles ne sont ouvertes que pendant les mois d'hiver et ont pour but de donner aux enfants des classes ouvrières, doués de plus grandes capacités et désireux d'apprendre, l'occasion d'acquérir un plus haut degré de savoir sans nuire à leurs occupations. Le cours d'instruction est le même que clans les écoles primaires ; mais
Maison d'école à Haparanda.
on y ajoute la tenue des livres et le dessin, avec plus d'extension dans les études. Les maîtres sont obligés d'être gradués d'une des universités. L'État ne se considère dans l'obligation de donner l'instruction que selon les programmes de ces institutions.
Les écoles élémentaires sont divisées en deux degrés. Les petites villes n'ont que des écoles du second degré, avec cinq classes et même moins ; les plus élevées en ont sept. Dans chacune, les éludes sont les mêmes que dans les sections correspondantes; mais les écoliers doivent avoir suivi le cours d'étude des deux dernières classes du plus haut degré, pour entrer dans une des universités. Le cours exige cinq
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ans pour les cinq premières classes, et quatre pour les deux dernières ; l'année scolaire est divisée en deux périodes de dix-huit semaines chacune. Le nombre de ces écoles monte à quatre-vingt-dix-huit, sous la direction de neuf cent soixante-sept professeurs. Ces institutions, qui sont soutenues par l'État, ont pour objet de fournir une éducation générale et une connaissance des sciences plus relevées que celles des écoles du peuple.
Les exercices du matin commencent par la prière, la lecture de la Bible et le chant d'hymnes, qui demandent une demi-heure. Les études comportent la religion, la langue suédoise, les mathématiques, la géométrie, l'écriture, la philosophie naturelle, l'histoire, le chant, la géographie, le dessin, le latin, le français, l'allemand et l'anglais; mais ceux qui étudient le latin peuvent ne pas apprendre l'anglais. Les devoirs des deux classes supérieures embrassent une considération plus étendue des mêmes sujets ; mais on y ajoute le grec, la philosophie, l'histoire naturelle, la physique, la chimie, la minéralogie et la géologie ; l'hébreu est facultatif. On consacre une demi-heure par jour à apprendre aux sept classes la gymnastique et les exercices militaires ; la cinquième classe consacre une heure, et la sixième et la septième deux heures par semaine au maniement des armes. Au commencement et à la fin de chaque année scolaire, ou accorde quelques heures de plus aux manœuvres, au tir à la cible, pour les élèves de ces trois dernières classes.
Les écoles élémentaires sont situées de façon que les gens qui désirent que leurs enfants reçoivent une bonne éducation ne soient pas forcés de leur faire faire un trop long trajet; ainsi, à l'extrême nord, Lumea possède une institution complète de ce genre, comprenant sept classes. Pour qu'un garçon soit accepté comme élève dans ces écoles, il ne doit pas dépasser dix ans et passe un examen dans lequel on lui fait lire le suédois en caractère gothique et romain, réciter un des passages qu'il vient de lire, écrire à main courante, épeler convenablement, dire les premières règles de l'arithmétique, faire un calcul mental, et prouver une certaine connaissance de la géographie de la Suède, de la Norvège et du Danemark. On prend des notes quotidiennes des progrès faits en étude et en application ; dix est le maximum des points, et, chaque année, les élèves passent un examen.
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