LE MANOIR DE VALSIÔ
« Soyez assez bon pour rester encore ; rien ne presse. » Pais on servit dans le jardin de délicieuses fraises et des melons; après quoi, la comtesse insista pour me faire rester chez elle et envoyer chercher ma malle à Solvesborg. Les engagements que j'avais pris ne me permettaient pas d'accepter; toutefois, elle ne me permit de partir que lorsque j'eus pris le thé avec la famille. On ne voyait dans cette aimabie retraite aucun déploiement d'ostentation; ce qui dominait, c était un sentiment de confort et d'aise familiale. La fille de la maison, charmante jeune personne, versa le thé dans les tasses, puis vint nous rejoindre pendant que les domestiques faisaient le service.
Quand sonna l'heure démon départ, deux membres delà famille se disposèrent à m'accompagner jusqu'au village, et tous sortirent pour me voir monter dans leur propre voiture. Je n'ai pas oublié ma bonne réception à Valsiô, ni ma délicieuse promenade sous les arbres.