LA PÊCHE DU PHOQUE
six filets ensemble. Quand ils se servent de seines, les pêcheurs doivent payer aux propriétaires de la côte attenante un droit quelconque et les indemniser de tout dommage causé à leurs récoltes. Ce droit, dans la province de Bergen, est de six pour cent sur les prises ; — dans tous les autres endroits, il est de trois pour cent.
On envoie annuellement au Spitzberg et à la Nouvelle-Zemble environ trente navires, avec 268 hommes, pour pêcher le phoque ; la valeur se monte à 44,000 dollars en numéraire; pour prendre les phoques sur la terre de Jean Mayen, on a envoyé quinze navires montés par 680 hommes; la valeur de la prise monte à 184,000 dollars en espèces; 1,200,000 homards ont été exportés vivants en Angleterre, et aussi 140 tonnes de saumon dans de la glace. Le nombre des phoques pris a été de 63,700 ; celui des baleines, de 36.
Le hareng émigré, et l'on sait qu'il a disparu pendant des années de maints districts ; mais quelquefois il se montre en immenses quantités sur la côte occidentale de la Suède. Les pêches de hareng, le long de la côte orientale, sont faites par plus de trois mille bateaux, et, en 1873, les prises ont monté à 150,000 barils. Dans l'île de Golland, 2,000 personnes, avec 600 bateaux, sont employées dans ces pêches. Le hareng de la Baltique est d'une variété plus petite que le genre ordinaire. Sur les rives du Kattegat, ou mer du Nord, on emploie des navires de 65 à 200 tonnes, avec des équipages de douze à quatorze hommes. On pêche le maquereau le long de la côte occidentale ; quinze cents hommes et à peu près quatre cents bateaux y sont consacrés.
Le nombre d'hommes employés dans les pêcheries de la morue est de 60,000 ; dans les pêcheries de hareng, de 50,000; dans celles du maquereau, de 3,000, ce qui fait, avec les matelots de la marine marchande, un total d'environ huit pour cent de la population qui vit de la profession maritime.
Le Norvégien est surtout un peuple marin et surpasse, à cet égard, toutes les nations européennes. L'Angleterre emploie un bien plus grand nombre de marins dans sa marine marchande, mais beaucoup d'équipages de ces navires sont principalement composés d'hommes étrangers à son sol ; de plus, on trouve beaucoup de Norsemen sur les bâtiments de l'étranger, et les navires des grands
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lacs d'Amérique sont fréquemment manœuvres par eux. Mais c'est par ses pêcheurs, qui sont les plus hardis des mariniers, que la Nor-
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vège l'emporte sur sa rivale, connue populairement comme « la reine des mers ». Outre les milliers d'hommes engagés dans les grandes
pêcheries, il y a sur terre une population nombreuse qui ne subsiste, pour ainsi dire, que par la pêche.
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