‹ Un homme libre (volume 2)Chapitre 42 sur 52 · RE · texte numérisé non relu

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viril, un peu ballonné et un cigare très curieux à la bouche.

- L’excellent remède que lorgueil quand on va s’émielter dans un désagrément | Je relève un peu la tête, je fais table rase de tous les menus souvenirs et je dis « Quoi! des scènettes touchantes que je fabrique pour mn'attendrir ! vais-je m’em- pêtrer là dedans! Je suis centre des choses; elles me doivent obéir. Je mourrai fatalement; et, si j'en éprouve le besoin, je puis avancer celte date. En attendant, soyons un homme libre, pour jouir méthodiquement de

la beauté de notre imagination. »

Les salles de jeu m'ont toujours ennuyé.

J'ai pourtant tous les instincts du joueur.

Si je m'intéressais à la politique, à la religion et aux querelles mondaines, j’embrasserais le parti du plus faible. C'est généro-

sité naturelle; c’est aussi calcul de joueur : : j'espérerais être récompensé au centuple. En. outre, il m'arrive, quand je souffre un peu » des nerfs, de désirer avec frénésie risquer ma vie à quelque chose : pour rien, pour .

l’orgueil de courir un grand risque. Mais mettre des louis sur le tapis vert : voilà qui n'intéresse pas la dixième partie de moi-.

mème. Et si je perdais, tout mon être serait. annibilé. Car sans argent, comment développer son imagination? Sans argent, plus.

d’Jomme libre. :

Celui qui se laisse empoigner par ses.

instincts naturels est perdu. Il redevient inconscient; il perd la clairvoyance, tout a L moins la libre direction de son mécanisme.

Le joueur de Monte-Carlo est là pour se fouetter un peu les nerfs, pour son plaisir. Que la chance l’abandonne, c’est un homme qui ne se possède plus et qui compromet ses plaisi de demain. — Ainsi, j ‘allais à Paris faire expérience sentimentale afin de me réve

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