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La lingerie occupe l'aile gauche. Elle se compose d’une salle de distribution, une salle de pliage et raccommodage, un vestiaire, une salle de garde des effets de succession, un cabinet de surveillante, un logement de surveillante analogue à celui de la surveil- Jante des cuisines.
L’aile Sud comprend des magasins installés suivant la nature des objets qu'ils doivent contenir. Cette aile est surélevée d’un étage où loge le personnel des services généraux. Deux escaliers conduisent l’un à 9 chambres de filles de service, l’autre à un dortoir divisé en box pour 16 garçons. Chaque catégorie de personnel dispose d'une salle de bains et de water-closets. Au rez-dechaussée complétant l’ailesud, deux salles servent de lieu de réunion pour ce personnel ; celui-ci a d’ailleurs un service purement extérieur et, à aucun moment, il n’a à pénétrer dans les ser-
vices de malades.
6° Quatrième quartier.
Ilest absolument semblable au troisième, comprenant, disposés identiquement :
9 salles d'hommes de 20 et 18 lits, 2 salles de 4 lits, # chambres d'un lit.
3 salles de femmes de 12, 16 et 8 lits, une chambre de 4 lits, 2 chambres de 2 lits, 9 chambres de 1 lit, 11 chambres d'infirmières, 2 logements de surveillantes.
11 baignoires, 8 water-closets, à lavabos.
En résumé:
46 lits hommes.
4 » isolement.
44 » femmes.
9 » isolement.
13 » pourle personnel.
F1G. 8. — Salle de malades,
7° Cinquième quartier.
Les salles sont parallèles au grand axe de l'hôpital reproduisant exactement la disposition du deuxième quartier. Il comprend :
20 hits hommes.
2 » isolement.
20 » femmes.
2 » isolement.
11 » pour le personnel.
7 baignoires.
3 lavabos, 3 groupes de water-closets.
8° Laboratoires.
Ce service est installé dans un pavillon spécial situé à l’extré mité des services de malades. Il est complètement isolé et entièrement clos par des murs.
Une entrée dégagement conduit à droite au cabinet du chef et à un grand laboratoire éclairé par une grande baïe vitrée au Nord et une laverie attenante, à gauche, à une salle pour les étuves, appareils, etc., une chambre pour le garçon de laboratoire, lavabos et water-closets. Une salle de bains est spécialement réservée aux élèves.
Dans la cour sont installés : un chenil, une étable et un local pour les cobayes.
Ce laboratoire est très bien installé, mais il est regrettable qu'une pièce n'ait pas été consacrée pour l'aménagement d'une bibliothèque et d'un musée d'anatomie pathologique. La chambre
des étuves était d’ailleurs réservée à cet usage.
9° Chantier.
Il consiste en un vaste espace clos de murs où se trouve une soute à charbon à laquelle aboutit une voie ferrée desservant les
services par les sous-sols.
10° Service des morts.
IL est installé à l'extrémité de l’hôpital, et la sortie des convois se fait par une porte spéciale sur le quai du canal Saint-Denis. Nous décrirons trois parties.
1° Les cadavres sont amenés par le chemin infecté dans une salle de dépôt éclairée da haut par une surface vitrée inclinée en scheed. Les corps reposent sur des lits mobiles. Attenante à cette salle de dépôt se trouve la salle des bières, mixtures, etc.
La salle d’autopsie est séparée de la salle de dépôt par un couloir et le cabinet du surveillant. Eclairée au Nord par une vaste baie vitrée, elle possède quatre tables en ardoise. Une distribution d’eau se trouve au-dessus de chaque table ; les eaux provenant des tables s'écoulent directement à l'usine pour être désinfectées. Le long du mur, une série d'éviers en ardoise correspond à chaque table; entre eux, une tabletie cannelée sert à l'examen des pièces anatomiques. Une salle de bains-douches est annexée à ce service.
Toutes ces salles forment la prèmière ‘partie du service. Une entrée spéciale sur le chemin infecté est réservée aux médecins.
2° La seconde partie comprend les salles de reconnaissance et les salles d'exposition des corps, où sont admises les familles.
, Le . ° . n . RTE ° L hygiène imposait cerlaines modifications à l'établissement de
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Fic, 9, — Salle d’autopsie,
ces salles. Dans les hôpitaux ordinaires, en effet, les familles sont en contact direct avec les corps qu'elles viennent reconnaître. Il fallait trouver ici un dispositif empêchant le contact qui pourrail devenir évidemment une cause de contagion redoutable pour les familles. Voici comment il a été procédé. La salle de reconnaissance communique par une ouverture basse avec une sorte de cage vitrée où on pousse le corps sur un charriot mobile; cette glace est posée sur une cloison pleine d'un mètre de hauteur, et c'est à travers cette glace que les familles reconnaissent les corps.
Une salle d'exposition des corps mis en bière et une salle d’attente avec water-closets et urinoirs pour les familles, ont une entrée spéciale absolument isolée du reste du service, ce qui empéche des rencontres pour le moins malheureuses comme il s’en passe à l'hôpital Boucicaut, par exemple, où les médecins ont la même entrée que les familles. Une salle est réservée au personnel hospitalier en cas de décès dans le service.
3° Enfin complètement séparés du reste du service avec uneentrée spéciale, un logement de surveillants (entrée, cuisine, deux pièces, water-closets), une salle de désinfection pour les brancar-
diers, une salle de bains douches.
11° Ateliers, étuves, buanderie, usine.
Les ateliers sont au nombre de deux pour les ouvriers attachés à l'établissement. La buanderie, dont la partie technique a été installée par M. Desbrochers des: Loges -ingénieur, peu traiter 1.500 kilos de linge par jour ; on y blanchit également le linge des bastions 27 et 29,
Le linge sale apporté dans des boîles métalliques entièrement
closes et désinfectées avant leux retour dans les services est
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plongé dans des bassins en maçonnerie où on le traite par le mélange suivant : crésylol 5 0/0, carbonate de soude 0,5 0/0, savon noir (), 25 (0/0. Dans ces bassins arrive de l'eau chaude ou froide à volonté. Le linge reste plusieurs heures dans ces cuviers, puis il est envoyé dans la salle de lavage où il subit le coulage dans des cuviers à vapeur, le lavage et le rinçage dans des machines rotalives. Ensuite il passe dans des essoreuses, puis dans des chambres de séchage, chambres chaudes alimentées par des calorifères à foyers brûlant du poussier de coke. Enfin on achève le séchage dans des étuves à air chaud et il est envoyé à la salle de pliage.
Une usine annexée à la buanderie fournit la vapeur et la force motrice.
Les objets d'une certaine épaisseur (matelas, oreillers, ete.) sont désinfectés dans une étuve à vapeur du type courant Geneste- Herscher.
Le projet de l'architecte M.F. Renaud comporte deux chambres destinées à servir de chambre à formol pour la désinfection des objets qu'on ne voudrait pas passer à l’étuve. Ces salles ont été construites, mais n'ont jamais reçu les appareils qui leur étaient destinés. La chambre à formol est une pièce de 25 mètres cubes ; les objets seraient étendus sur des tringles ; des batteries de chauffe à vapeur élèveraient la température pour favoriser l’action du formol, ces vapeurs de formol seraient produiles par un autoclave spécial et la quantité de formol nécessaire serait de 20 à 25 grammes de formol du commerce pour un mètre cube.
Trois salles de bains son installées pour le personnel de la désinleclion et de la buanderie ainsi que des vestiaires pour effels de ville el de travail.
Les liquides usés sont traités dans les fours du D' Bréchot que
nous allons décrire.
Renaud 3
Eaux vannes. — Le caractère spécial des maladies soignées à l'hôpital Claude-Bernard nécessitait un procédé de désinfection des eaux vannes avant leur dérivation dans les égouts de la ville. M. le professeur Chantemesse insiste sur l'urgence dans
toutes les maladies contagieuses d'une désinfection absolue de
Fie. 10. — Fours Bréchot pour le traitement des eaux vannes,
tout ce qui provient de l'organisme malade. Un vœu dans ce sens, concernantspécialement les hôpitaux de contagieux, avait été émis par le Congrès international d'assainissement tenu à Paris en 190%. Les Congrès d'hygiène de Genève et de Marseille en 1906 émettent les mêmes vœux de traitement sur place, sans manutention el sans exposition à l'air des eaux vannes des hôpitaux de contagieux.
Les eaux pluviales n'ont pas dans le cas présent d’autres pro-
priétés que partout ailleurs, et il fut décidé qu'elles seraient directement évacuées à l'égout publie. Elles furent divisées en deux réseaux, celles provenant des bâtiments depuis l'entrée jusqu'aux services généraux furent recueillies dans une canalisation en grès vernissé, sitnée le long de la grille du chemin non infecté et aboutissant à l'égout.
L'autre canalisation drainant les eaux pluviales des bâtiments restants est établie dans les mêmes conditions et se rend directement à l'égout départemental.
Les eaux provenant des services de malades, des logements du personnel, des water-closets, des vidoirs, lavabos, salles de bains, cuisines, offices, les eaux de lavage des salles, sont récupérées par une canalisation spéciale en fonte placée dans les soussols, se déversant dans une autre canalisation définitive aboutissant à l'usine.
Cette usine, installée par M. Desbrochers des Loges, Ingénieur de l’Assistance publique, comprend un ensemble d'appareils destinés d’abord à séparer facilement les solides qui sont ensuite incinérés complètement sans odeur ni fumée, des liquides qui sont stérilisés dans de grandes cuves au moyen d’un désinfectant. Ces appareils dus au D' Bréchot se composent de :
1° Deux groupes de séparateurs destructeurs comprenant chacun un brûleur de gaz relié à deux nettes.
2° Trois grandes citernes en maçonnerie de 30 mètres cubes chacune pour la stérilisation des liquides.
Ces appareils sont en contrebas du sol dans une salle de 50 mètres de surface. |
Tinettes.— Chaque tinette est constituée par un socle fourneau en fonte muni de trois portes fermant au moyen de vis de pres-
sion et par une partie supérieure en tôle formant une double enve-
loppe autour du panier intérieur en tôle destiné à recevoir les matières solides ; surmontant le tout, un chapiteau en fonte d'’acier à trois tubulures, l’une pour le chargement du coke, l’autre pour l’arrivée des matières, la troisième pour relier la tinette au brûleur.
Au-dessous du panier recevant les matières (70 litres) se trouve une grille sur laquelle un hit de coke (30 litres) forme filtre pour retenir les matières solides. Cette première grille est mobile et s’enlève facilement de l'extérieur quand l'appareil est en marche À 0 m. 25 de cette grille, on en trouve une seconde sur laquelle on allume le feu. Enfin, en bas, un tuyau emmène les liquides dans les fosses. Un plateau en fonte dans lequel est fixée la Uüinette recueille les matières qui pourraient filtrer par une fuite; un syphon conduit ces matières dans les fosses.
La tinette est enfermée dans une chambre en fer maçonnée en briques et fermée sur le devant par, une porte en tôle à double paroi pour éviter le rayonnement pendant l'incinération.
Bräleur de gaz. — Le brûleur qui doit détruire l'odeur et la fumée se compose d’une double enveloppe en fonte dans laquelle arrivent les gaz de la tinette, du four et des fosses. Dans cette enveloppe se trouve un fourneau en fonte composé de trois parües. Les deux parties inférieures s'emboîtant l'une dans l’autre forment foyer à coke, la troisième est percée de deux rangées de trous à sa parie inférieure pour la sortie des gaz de la double enveloppe. Le tout est enfermé dans une enveloppe en tôle avec cheminée.
Fonctionnement. — Le panier de la tinette étant bien plein, on allume le brûleur des gaz, puis le foyer situé à la partie inférieure de la tinette. Le coke doit toucher les barreaux de la grille mo-
bile. Quand le feu est bien allumé, on tire la grille mobile, qui est