CHAPITRE PREMIER
Origine
La Scolastique et l'Humanisme. — Lu Renaissance. — lîoysson ou Boyssoné. — Les un m s latinisés. — La Famille de Jehan de Boysson.
— Glaucie.
Jehan de Boysson, précurseur de Cujas, docteur en droil civil et droit canon, professeur recherché par toutes 1rs universités d'Europe, conseiller-clerc au Parlement de Chambéry, poète et littérateur, est reste Longtemps un inconnu, même dans la ville de Toulouse où des milliers d'étudiants firent, auprès de sa chaire, de fréquentes Si flatteuses manifestations. Il appartenait cependant a l'une des famil [dus considérées de la province, à lune de celles qui donnèrent aux armées royales e! à l'Ordre de Malte le plus grand nombre d'officiers el de chevaliers, Lesgénéa -lia-
ient quinze capitouls de son nom el plus de trente mag ayanl fait partie du Parlement de Toulouse, de la Cour
Aides de Montauban on du Presidial du Quercy,
Pourquoi ce savant jurisconsulte n'a t-il pas obtenu pi tôt la notoriété qui ne délaissa jamais Bes an dis,
L'Hôpital, du Ferrier, Daffis, du Faur el Bunel? < ta Pap-
prendra peut-être dans les pages suivantes; mais nous croyons remplir un devoir de justice et de famille, en contribuant à faire sortir de l'oubli une existence qui fut très utile aux progrès du droit civil en Europe, et que troublèrent les plus persévérantes épreuves.
M. Georges Guibal, docteur ès-lettres et doyen honoraire de la Faculté d'Aix, a le premier attiré l'attention des hommes d'étude, en 1863, sur ce très intéressant personnage, avec sa remarquable thèse latine : De Johannis Boyssonei vitâ, transformée, l'année suivante, en deux articles de revue, sous le titre : Jean de Boysson ou la Renaissance à Toulouse (t).
Vingt -cinq ans plus tard, en 1898, M. François Mugnier, conseiller-doyen à la Cour d'appel de Ghambéry, publia sur ce même personnage un volume intitulé : Jehan de Boyssoné, ou le Parlement français de Chambéry (2).
Tandis que M. Guibal nous raconte, avec beaucoup de talent, les luttes violentes livrées à Toulouse, au début de la Renaissance, entre les scolastiques et les humanistes, M. Mugnier nous fait voir le rôle prépondérant que le savant jurisconsulte toulousain remplit à Ghambéry, pendant la première annexion de la Savoie.
Nous nous proposons de compléter l'œuvre de nos érudits prédécesseurs, en racontant la vie d'un des plus singuliers personnages ayant appartenu au monde laborieux et turbulent des écoles, durant cette période agitée, où l'esprit humain cherchait à réformer les antiques méthodes d'enseignement.
Lorsque les moines d'Occident, après l'invasion du monde romain, voulurent instruire et civiliser les barbares victorieux, ils adoptèrent un système pédagogique avec lequel ils frappaient ces intelligences peu cultivées comme avec un marteau; c'était la méthode scolastique.
Quand les farouches vainqueurs eurent subi la salutaire
(1) Revue de Toulouse et du Midi de la France, juillet et août 1864.
(2) Champion, éditeur à Paris, 1898.
influence de la civilisation médiévale, il fallut chercher un système moins aride; ce fut la méthode humaine
L'humanisme lit son apparition, en France, au début de cette période imprécise et vague, qui commence après la guerre de Cent Ans et qui finil â l'avènement d'Henri IV: c'est le siècle si souvent calomnié de la renaissance, de la réforme et de la ligue; cest le siècle de Catherine de liédicis et de Diane de Poitiers, de Marguerite de Navarre et de l.i princesse de Clèves, de L'Hôpital el de Colignj . •! Erasme et de Rabelais, etc.
(()ni donc oserait se flatter d'avoir complèlemenl dissipé les nuages derrière lesquels restent encore mal éclairées la plupart de ces ligures historiques?
La brillante reine de Navarre fut-elle une pêcherest fut-elle une mystique? En ce temps-là, comme au temps troubadours, les poètes se vantaient fréquemment d'avoir obtenu, des jeunes reines et des femmes en \rue, certaines faveurs qu'on ne leur donna jamais. La Marguerite des Marguerites a trop souvent été juger d'après son Heptaméron ou d'après les épigrammes de Glémenl Marot, pas assez d'après ses œuvres poétiques, généralement empreintes du plus pur sentiment, religieux.
Diane de Poitiers fut-elle la maîtresse affichée d'Henri II ou sa bienfaisante Egérie, lui rappelant sans cesse l'amour systématique de la France, trop négligé peut-être par la reine Catherine de Médicis? I ni n'a pas voulu croire le roipoète, lorsque, parlant de Diane, qui avait \ ing! ans de plus que lui, il disait :
/•'/ si n'estime rien que sa bonne gr
Car a.ultre chose ne veulx ni ne pourchâ&i
Je hi supplie de vouloir tne donner Pour gr&nd'f&veur^ de lui baiser fa m&in.
On n'a même pas VOulu considérer «pie l.i reine Catherine
de Médicis eul dix enfants, pendant que Diane de Poitiers paraissait absorber toutes les faveurs royal<
Les savantes recherches de M. Charles Merlhi(l) semblent nous avoir donné le portrait authentique de l'amiral de Coligny ; mais elles nous ont aussi prouvé que la véridique histoire de la réforme n'a pas encore été publiée.
Le même profond mystère enveloppe Rabelais, malgré les incessants travaux faits, autour de cet étrange philosophe, par un groupe laborieux de fidèles admirateurs, etc.
Si ces grandes figures sont toujours entourées d'une ombre impénétrable, faut-il nous étonner de ce que Jehan de Boysson soit resté si longtemps oublié? Ainsi que beaucoup de ses contemporains, après avoir été condamné comme hérétique, il fut, grâce à l'intervention de vertueux prélats, comblé de bienfaits par Marguerite de Navarre, par François Ier et par Henri II. Après avoir été flétri, comme concussionnaire, par le Parlement de Dijon, il fut rétabli dans ses hautes fonctions par le Grand Conseil.
11 nous paraît intéressant de rechercher les causes multiples de ces disgrâces et de ces faveurs.
Une question se pose tout d'abord et dès les premières lignes de cette étude : Quel est le vrai nom de notre personnage ?
M. Guibal l'appelle Jean de Boysson et M. Mugnier, Jehan de Boyssoné. Nous déclarons qu'il faut l'appeler Jean ou Jehan de Boysson. Il correspondait toujours en latin avec ses amis; malgré nos longues et minutieuses recherches, nous n'avons pas pu trouver, une seule fois, son nom patronymique écrit par lui-même en français ; sa signature existe sur deux ou trois documents latins ; l'une est au bas d'une lettre datée : 1er des ides de décembre 1539 ; elle se présente sous la forme suivante :
Jo. a Boyssoné
La seconde paraît sur un registre du Parlement de Cham-
(1) L'Amiral de Coligny, la Maison de Castillon el la Révolte,
protestante, par Charles Merlhi. Librairie Pion, à Paris, 1908,
béry. attestant le retrait d'un dossier; e^e esl faite ainsi qu'il suit, en abrégé, sous la date du V augM 1551 :
./.». de Botfi "r
Dans les deux cas, l'e final ne porte aucun accenl : on doit le prononcer e par Biûte de sa latinité; c'est le vocatif de Boyssonus, forme latine du mol Boysson, tandis que Boys-
soné devrait être traduit Boyssoneus.
f^e toulousain Antoine Noguier, dans son Historia Tolosani, donne à notre humaniste le nom de Boyssonus et Jacques-Auguste de Thou, dans Historia sui temporis, l'appelle Bœssonus (1). Jehan de Boysson a donné plusieurs fois son nom dans ses poésies latines; il l'a toujours traduit Boyssonus; dans une élégie, adressée à son ami Guillaume de Scève, il définit ce nom assez clairement pour ue laiaucun doute sur la véritable orthographe.
« Car ma famille, dit-il, est appelée vulgairement, dans la u langue du pays, Boysson, arbre garni de beaucoup d'épines. « C'est donc, tu le vois, par la volonté «le mes ayeux, que « mon nom esl pfquant. »
Domus enim a vulyo, p&trio sermone, vocatur
Boyssonus, spinis arbor acuta i>imi.<.
Est igitur gentile, vides t mihi nomen acutum 2 .
A cette époque, les lettres <> h " se prorionçaienl ou; de sorte que Boysson ci Buisson étaient dits Botiysson. Ainsi s'expliquent l«is trois formes différentes sous lesquelles présente le nom de cette famille dans les anciennes archn es, chez les généalogistes et sur le tableau chronologique des capitouls de la ville de Toulouse.
Il est certain que Jehan de Boysson, écrivant .'i ses .uni-, signait ses lettres : Boyssone; ce nom ne tarda pas à devenir usuel chez tous ses correspondants, el notamment chei t; -
(1) Les savoisiens, qui parlaient alors '•«•uun'- aujourd'hui la lao française, prononçaient boêêson le mot boisson C») ( armin a f* 19 I ie \s i.
bêlais et Clément Marot. Il en fut ainsi d'ailleurs pour tous les écrivains, à la fin du moyen-âge; les exemples viendraient en foule sous notre plume, si nous voulions multiplier nos citations ; nous en donnerons cinq ou six, que nous choisirons parmi les relations habituelles de Boysson.
Les humanistes, en latinisant leurs noms, adoptaient tantôt le génitif, comme du Faur et Bertrand, qui signaient Fabri, Bertrandi ; tantôt le nominatif, comme le jurisconsulte Antoine de Govéa, le poète Salmon Maigret et le réformateur Jean Gauvin, qui signaient : Goveanus, Macrinus, Calvinus. D'autres enfin adoptèrent le vocatif, comme Boysson ; ainsi firent Biaise Auriol, recteur de l'Université de Toulouse et du Pont, l'un des sept mainteneurs du Gai savoir, qui signaient : Auriole, Ponte.
Govéa, Maigret et Gauvin n'ont laissé derrière eux aucun héritier jaloux de rendre l'ancienne forme française à leurs noms latinisés; on les appelle encore aujourd'hui : Govéan, Macrin et Calvin.
Divers Bertrandi et Fabri figurent sous ces noms latins dans les histoires de la province et sur les archives du Capitoulat; mais les Bertrand de Moleville et les du Faur de Pibrac, fiers de la gloire acquise par leurs ayeux, ont eu soin de rendre à leur nom une forme traditionnelle et française. Jehan de Boysson, homme d'église, sans crosse et sans mitre, privé d'héritiers directs, en lutte ouverte avec presque tous ses parents et ses compatriotes, alla mourir en Savoie, où tout le monde l'appelait Boessoné. Lorsque, trois siècles après sa mort, on a voulu faire revivre ses œuvres, on adopta naturellement le nom qu'il avait constamment porté.
Ces fréquentes transformations de noms français en noms latins amenaient alors les mômes inconvénients qu'elles amèneraient aujourd'hui ; le Parlement résolut de les interdire ; par son intervention, Henri II rendit le 2G mars 1555, à Amboise, une ordonnance qui défendait de modifier les noms de famille sans l'autorisation du roi. Jehan, déjà vieux et malade, ne fit rien pour rendre au nom qu'il avait adopté,
sa forme nationale, il fut d'ailleurs Le seul de sa famille qui ail latinisé son nom et les généalogistes ont pu le ni -.tus inconvénient.
Nous verrons au cours de cette étude que Jehan de l>o\ sson, admis dans L'Université de Toulouse comme régent en droit civil, prit possession de La chaire qu'un de ses ouabandonnait en sa faveur; il la qualifie cathedra avita chaire fondée par mon aïeul; mais il ne non- ,i pas donn< nom de cî bienfaiteur des lettres et des scieur-
A la lin de son volume de poésie Latines, on trouve un»' cpître en vers, attribuée parle manuscrit a un médecin qui s'appelait Auzerius Ferrerius. Dans ces vers, Le médecinpoète chante les louanges de plusieurs toulousains célèbres et s'arrête particulièrement sur un aïeul de Jehan dé 1» son ; cet aïeul est évidemment le fondateur de la chaire, dont notre humaniste va devenir l'éloquent titulaire.
Nous verrons bientôt que, pendant toute la seconde moitié du xve siècle, un généreux amour des études produisit en Europe des progrès très remarquables dans Les Lettres, Les sciences et les arts; plusieurs universités furenl créées dans tous les royaumes et de nombreuses chaires furent fondées dans toutes Les facultés, grâce aux larg des nobles
des riches bourgeois.
A cette époque, la plus grande gloire de Toulouse provi nait des brillants suc< es de Bes écoles, qui firent donn< son Université Le titre de Famosa; Les habitants du p qui, par Legs ou donations, contribuaienl a La renommé* L'Université toulousaine, recevaient en récompense Les honneurs du ( '.apilntilat.
Ce sera donc parmi les Capitoula portant Le nom de B son qu'il faudra chercher L'aïeul Bignalé par Auzerius I rerius. En compulsant 1»'- registres de L'hôtel de ville, trouve, entre f 444 et 1520 cinq capitouls au nom de Hugues de Boysson ow Buisson et quatre au nom de Jean ou Jéh Les uns et Les autres appartiennent à La même famille chevaleresques issue de i Auvergne, ^^ elle possédait d<
importants à ( >lliergU6, Alleu/»*. etC,
Au temps de notre humaniste, deux rameaux de cette famille étaient fixés à Toulouse; l'un d'eux, apanage dans la Haute-Guyenne, où il avait les fiefs de Broquiès, Montmaur, Ififabel, Sérignac, Bournazel, etc., possédait clans la ville un superbe logis, sis rue Malcousinat, avec la maison forte de Montmaur, qui sera vendue en 154î> aux capitouls, pour recevoir la Cour du Parlement et les oiïiciers du sénéchal.
L'autre rameau, apanage dans le Lauraguais et dans le Bas-Quercy, possédait les fiefs de Beauteville et d'Aussonne; il avait en outre dans la ville deux maisons rue Boulbone et rue de Monsen-Astruc, avec un grand domaine près de Lalande.
Hugues, capitoul en 1482, fut désigné par le roi Charles VIII, en 1494, pour faire une enquête, à Toulouse, sur une lutte amenée par la concurrence de deux prétendants à l'archevêché; son fils Hugues, fut choisi, en 1513, pour conduire la mission envoyée par la ville aux funérailles d'Anne de Beaujeu.
Nous n'hésitons pas à dire que le fondateur de la chaire de droit, aïeul de l'humaniste toulousain, doit être Hugues, seigneur de Mirabel et de Montmaur, capitoul en 1444; il ligure sur les généalogies, comme ayant eu trois fils ; l'ainé, .lean, en aurait eu deux, Jean et Pierre; mais les généalogistes n'ont pas donné la descendance de Pierre. C'est là que nous irons chercher notre intéressant personnage.
( )n sait que les généalogies sont précieuses, comme indications; mais il est utile de les discuter ; on ne peut pas insérer dans leurs tableaux toutes les branches issues d'un même arbre ; la plupart des familles du xve et du xvie siècle
• ient de nombreux enfants ; ceux qui n'entraient pas dans l'armée royale ou dans le Parlement, devenaient hommes - se ou dérogeaient, pour chercher fortune dans le commerce. Lca généalogistes ne tenaient jamais compte des faits et dee personnages qui n'ajoutaient aucune gloire nouvelle à L'illustration de La famille : Jacques de Boysson, seigneur présidenl au Parlement de Toulouse, mort en 1670, mu un Bl8j appelé Philippe, moine de l'ordre de Saint-
Benoit; ce fils apostasia, en 1627, dans la ville de Mussidan, en Périgord; à cette occasion, Monseigneur de la Béraudii évéque de Péri gueux, adressa au président de Boysson une
éloquente complainte, insérée dans Olium episcopale (1 . ()r, Philippe de Boysson ne ligure sur aucune des généalogies de la famille, quoiqu'il ait fondé dans 1 Angoumois une branche éteinte au \i.\n siècle.
On peut voir, dans lu bibliothèque municipale de Toulon un volume manuscrit extrêmement curieux, qui port»- le n°696; c'est un petit in--ï° de deux cent soixante-dix feuillets, intitule : Extrait sommaire de ce quy est plus rem&rtpiable aux six livres de l'annale de la ville de Tholouse, puis Van 129.~> jusque 1633, Ivsfiuels sont dans la maison </<• ville., escripts en parchemin et couverts de velour.<.
Dans ce manuscrit sont désignés plusieurs grattages et surcharges opérés sur les livres de l'annale, pour corriger L'état-civil de divers personnages influents; au folio 103 verso, nous avons lu :
« En 1519, follio 238. Capitoul du Pont -Vieulx, Jehan « Boisson. Il y avait sur ledit libre, audict feilhet : Joanes « Boisson, mercator; ce mot a esté effacé et rature et mis « dessus Bauteville ».
Gela dit. sachant que notre humaniste obtint en 1326 une chaire de droit civil fondée par son aïeul et que, L'année suivante, il reçut par donation d'un de ses oncles portant les mêmes noms que lui, des immeubles importants situi Toulouse, nous pensons qu'il faut le rattacher aux Boysson toulousains, bien qu'il soit originaire de Castres, 6l QOUS établissons ainsi qu'on le verra dans le tableau suivant la
place qu'il devrait occuper parmi les membres de la Famille
de Boysson ou Buisson :
(1) Vol. in- i . imprimé • Périgueux en 1635, \" partie.
o Jean, seigneur d'Aubin, de Vaureilles et de Beauteville.
o Jean, seigneur de Beauteville, de- o vint seigneur d'Aussone à la mort de son frère. Ep. en 1-480 Catherine de Restes. Capitoul en 1483 et 1494.
o Jean, seigneur de Beauteville et o d'Aussone, ép. en 1503 Glaire de Puymisson. Capitoul en 1515 et
Pierre, seigneur de Vaureilles, acheta la seigneur. d'Aussone, qu'il donna par testament de 1510 à son frère Jean.
N..... +1536 ^ Jean, dit Luscus, voir p. 112? récent en droit.
o Martin, baron de Beauteville et seigneur d'Aussone, ép. en 1535 Marthe de Bernays.
o Martin, capitoul en 1572.
? N o JEHAN O N
O Raymond
sans postérité.
ép. N. Olivier.
6 Pierre hérite de Jehan, souche de la fam.
d'Olivier.
o Jean, baron de Beauteville, ép. en o If» 17 Jeanne de La Loubièrc.
9 Jean, baron de Beauteville, ép. en o 1642 Anne de Saint-Jean- Favac.
o Jean Claude, baron de Beauteville, o ép. en 1692 Jeanne de Sales de (iudane.
o Jean -Joseph, marquis de Beauté- ° ville.
o Jean, marquis de Beauteville.
Jacques, seigneur d'Aussone, ép. en 1589 Catherine de Benoit.
Jacques, seigneur o Philippe, moine d'Aussone, ép. en apost. en 1627.
1620 Marie Tallemandier.
Jacques, marquis d'Aussone, ép. en 1552 Catherine de Renaldy.
Mathieu- François, marquis d'Aussone, ép. en 1695 Catherine de la Reintrie.
Jacques, marquis d'Aussone, ép. en 1740 Louise de Trenqualye.
Les trois branches de Beauteville, d'Aussone et de Bournazel se sont
itea pendant le dix-neuvième siècle. Il reste encore deux rameaux de
inte famille de Boysson ou Buisson : l'un, fixé en Auvergne,
vient, de relever le titre de marquis de Bournazel; le second est fixé en
Péi igoi I et Quercy.
o Hugues de Boysson, seigneur d Aubin, Mirabel, Vaureille rt Morftlaur
capitoul en 1 i î î.
o Jlugues, seigneur de Mirabel et o Pierre; seigneur de Serignac.
Montmaur, capitoul en 1468 et
o Hugues, seigneur de Mirabel et o Pierre ° Saintes, ° Gasparde, Montmaur. partage ép. de Pierre ép. François
en 1509 deLagfange de Séguier
o Jean, seign1" de Mirabel, o pierre o René, cp. en 1531 Marguerite de
ép. en 1510 Charlotte f 1522 de Massip, dame de sans Bournazel. postérité
lîarillian,
o tlugues, seigneur de Bournazel, hé- o Bernard, seigneur de Mazerat, ép. rite de Pierre, capitoul en 1523. en lÔTo Raymonde de Lacoste.
O Antoine, baron de Bournazel, ép. en 9 Antoine, seigneur de Mazerat el
Rampoux, ép. : 1° Pétronîlle d'Ab-
1570 Marguerite de Ghaumeil.
zac, postérité éteinte en ls 1" Jeanne de Dclpccb.
o François, marquis de Bournazel, o Jean, seigneur de Rampoux, ép. en
ép. en 1592 Fleurette de* Morlhon.
1693 Françoise d'Issala.
o Jean, marquis de Bournazel, ép. en o Isaac, seigneur de Rampoux el La
HV*2;î Jeanne de Beaucler. grange, cp. en 1736 Marie -Annnc
de Lavergne.
o François, marquis de Bournazel,' ép. o Bernard, seigneur de Rampoux el
en 1653 Madeleine de la Cassai- des Gardes, ép. en 1 T T - > JacquetlG
gne de Gaylus. de Gadolle.
o Raymond, marquis de Bournazel, o Achille, ép. en 1800 Judith de La
ép. en 1699 Anne de Loubens- Verrie de Vivans. Verdaie.
o Jean-Claude, marquis de Bournazel, 9 Amédéc, ép. en 1836 Marie-Thëi
ép. en 1726 Marie - Caroline de Beaucler
de Ghaunac-Lanzac.
o Bernard, général de ° Richard, au div. corn' 1»' \VT tour di corps d'armée. livre.
o Jehan, ép. «mi 1894 Marguerite de ( tii/\ -Marcillac.
M Georges Guibal (1) et M. F. Mugnier (2) disent que Jehan de Boysson est né vers l'an 1505; ils n'affirment rien à cet égard et ils nous donnent très peu de renseignements sur la composition de sa famille; nous ne devons pas être étonnés de l'incertitude qui entoure la naissance et les premières années de notre humaniste; nous sommes dans la même ignorance avec un grand nombre de ses plus illustres contemporains*, tels que L'Hôpital, Montluc, Rabelais, etc.
Jehan de Boysson aurait pu naître dans le délicieux hôtel de Boysson, que les touristes vont souvent visiter au n° 1! de la rue Malcousinat.
Sur la façade principale de ce vieux logis, une plaque de marbre a été récemment posée par les soins de l'administration municipale, avec cette inscription :
HOTEL HUGUES BOYSSON