‹ Un janséniste en exilChapitre 139 sur 146 · Voir les notes des 8 août 1707 et 3 février · texte numérisé non relu

Voir les notes des 8 août 1707 et 3 février

à disait que de bonnes religieuses de la Visitation avaient me brûlé la dernière édition du Nouveau Testament du 60 é P. Quesnel, à cause qu'elles le croient auteur d’une lettre qui leur a été écrite. J'ai peine à le croire.

Quesnel à l'abbé Nicaise!

3 septembre 1696.

Jai reçu, mon cher Monsieur, votre dernière lettre avec la copie de celle de la nouvelle Eminence, qui est pleine d'esprit et d’enjouement. Mais, en vérité, quand on sentbien le poids des devoirs de cessortes de dignités, on n’a guère d'envie de rire. Le bon cardinal Sfondrate, qui vient de mourir, comme je l’apprends d'une lettre de Florence du 14 d'août, n’a pas eu un moment de joie depuis sa promotion. Il n’a quitté le cilice que peu de . jours avant sa mort, par ordre des médecins. Ce bon cardinal avait fait imprimer un livre intitulé Innocentia vindicata, en faveur de l’immaculée concep- tion. Ce n’est pas un ouvrage propre à lui donner une grande réputation de science. Mais cette réputation . n’est pas nécessaire à son salut. Sa piété lui rendra de meilleurs offices devant Dieu que toute la réputation, toute la science, qui ne sert souvent, et le plus souvent, qu'à enfler. Je vous souhaite, Monsieur, une meilleure santé et la grâce de ménager pour votre sanctification vos infirmités, votre loisir et le reste de vos jours.

P.S. — Le cardinal Sfondrate n’est point mort. M. Ma- Ga. ch était mal informé. Les lettres de Rome, du 18 du passé, marquent qu'il se porte mieux, ayant Jeté is la bouche une partie de l'humeur qui causeson mal?.

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