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à Aa. k
j'adressai Les lettres en droiture à M. Le Tourbier ; car il aura déjà reçu le paquet. La maladie de M. Le Doux [Nicole] nous a un peu alarmés ; mais on nous le fait guéri maintenant, et c’est une grande joie dans toute notre famille.
Quesnel à M"° de Fontpertuis
6 octobre 1685.
J'enviai bien à mon père et à mon frère! la satisfaction qu'ils se donnaient de vous écrire, Madame, au retour de notre petit voyage, et je ne fus empêché de le faire que parce qu’il me fallut donner le peu de temps que nous avions à quelque chose de pressé. Mais je ne puis plus différer de vous décharger mon cœur sur l’extrème peine qu’il a porté depuis le départ du pauvre M. Le Fossier | Duguet}?, qui nous est venu voir dans notre petit hospice, de l’avoir vu partir dans un aussi pauvre équipage, qui est celui que vous avez vu à son arrivée. Que de chaleur, que d’agitation, que d'incommodités de toutes sortes n’aura-t-il point souffertes, outre celles qu'il porte toujours avec lui et dont il fait ses délices, pendant qu’elles font la peine et la douleur de tous ses amis!
Pourvu encore qu'il soit arrivé à bon port et de bonne santé! Je le veux espérer de la bonté de Dieu sur cet incomparable ami que j'ai suivi des yeux de mon cœur, de mes désirs et de mes prières pendant tout le voyage, et que j'aurais souhaité d'accompagner plus loin, comme j'en avais eu la pensée; mais la crainte de lui