‹ Un janséniste en exilChapitre 33 sur 146 · Son frère, François Quesnel · texte numérisé non relu

Son frère, François Quesnel

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beaucoup de réflexion, et vous Dee l'oublier sans beaucoup de faute f.

J'ai demandé un livre à M. de Fresnes, qui s ‘appelle l'Idée du sacerdoce et du sacrifice*. Jel’aimerais mieux non relié que relié, s’il n'est pas encore acheté; sinon, il sera le bienvenu comme il sera.

Quesnel à M. Fromentin*

15 décembre 1685.

Je reçus hier seulement, Monsieur, votre lettre du 18 du passé, où J'ai appris avec Joie le succès qu'a partout | la révocation de l’édit de Nantes#, et la peine qu'a « Monsieur votre ami au sujet des professions de foi et des serments qui se font par des gens qu'il sait, par leur propre bouche, n'être pas sincères et de bonne foi. Si ces gens ne disaient rien ou ne témoignaient que de la peine et de la répugnance, je ne croirais pas que l’on dût se mettre beaucoup en peine de fouiller dans leur cœur pour y chercher leur véritable disposition. Car nous voyons, dans tous les siècles de l'Eglise, que l’on a sollicité les hérétiques les plus obstinés à souscrire des professions de foi catholiques, que l’on jugeait assez qu'ils n'auraient pas souscrites sans les menaces qu’on leur faisait ou de les déposer ou de leur faire souffrir d’autres peines. Il paraît même qu'après qu'ils avaient

1. Nous savons, par le Curriculum vilæ du P. Quesnel, « qu'il n’a point appris le plain-chant et qu'il n'a pas la voix forte ». (Documents inédits, appartenant au P. Ingold, de l'Oratoire.)

2. L'Idée du sacerdoce el du sacrifice de Jésus-Christ. La première partie est du P. de Gondren, la seconde du P. Toussaint Desmares, la troisième et la quatrième du P. Pasquier Quesnel. Paris, 1671.

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