M“° d'Epernon
Re =,
Le
Il est guéri ou peu s’en faut, et il a même commencé à reprendre le travail; mais il n’a pas encore la tête bien forte pour cela. Le P. Duguet, qui était de l’Oratoire et qui demeurait caché à Paris, à été demandé avec tant d'instance par M. de Ménars!, intendant de Paris et frère de feu M”° Colbert, pour être son bibliothécaire ou plutôt son bel esprit, ou, pour mieux dire encore, pour avoir le plaisir de l'avoir auprès de lui, qu’il a cédé et entre en effet chez lui. Il a fallu pour cela faire des démarches, c’est-à-dire que M. de Ménars a eu à solliciter fortement et à employer tout son crédit.
On mande à M. de Fresnes [Quesnel] que, s’il veut retourner à Paris, il ne sera pas difficile de procurer son retour, et même parmi ses frères?, et je sais de bonne part que, s'il eût voulu écouter la proposition qu'on lui fit il y a deux mois, il remplirait maintenant la place que Le P. Duguet remplit et qui avait été laissée vide par la mort d’un des cousins de M. de Fresnes.
Je ne sais ce que veut dire cette facilité que l’on dit qu'il y a à accommoder les affaires et à faciliter le retour de quelques personnes. On nous avait aussi fait entendre, dans une lettre, que les affaires du P. du Breuil étaient sur le point de s’accommoder; mais nous n'en entendons plus parler.
Je ne sais quelle dévotion il à pris au nonce de Cologne (in hoc laudo) de poursuivre chaudement la clôture des religieuses. Apparemment il en a reçu de Rome des ordres; mais, de quelque côté que cela vienne, c’est un bien, s’il se pousse à bout.
1. Jean-Jacques Charron, président de Ménars, beau-frère de J.-B. Colbert, obtint du P. de La Chaise d’avoir chez lui le P. Duguet, qui y demeura plus de trente ans, sauf le temps d'un voyage en Savoie,
Pen 1715.