‹ Un jeune homme pressé, vaudeville en un acte. Par E. Labiche. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de la Montansier (Palais-Royal), le 4 mars 1848Chapitre 8 sur 21 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

pontbichet, arec dignité.

J'aurais jeté sur ce jeune homme un regard hautain... et je serais parti.

DARDARD.

Parti ! Tenez; vous n'êtes qu'un Champenois I

PONTBICHET.

Je suis de Courbevoie.

DARDARD.

J'achetai cinq mille tonneaux... tout ce qu'il y avait dans le canton, une rafle.

PONTBICHET.

Mais puisque c'est l'autre qui avait le vin?

DARDARD.

Oui, mais il ne pouvait pas l'entonner sans ma permission... je tenais le bon bout, Coquinasse !

Que fit-il?

DARDARD.

Un beau trait... il me céda son marché à vingt-cinq pour cent de perte.

pontbichet, dans V admiration .

Oh! oh! ohl (A part.) Ce petit bonhomme est prodigieux!... il est bien plus fort que Colardeau... et en y réfléchissant... {Haut.) Ah ça ! et les quarante mille francs de l'autre... du neveu?

DARDARD.

Je les ai toujours.

PONTBICHET.

Comment?

DARDARD.

Quand je mo présentai à son domicile, il avait déménagé depuis six mois... impossible de le retrouver... Mais son argent est là... tout prêt... et maintenant pour rien au monde... pontbichet, lui prenant la main avec expression. Bien ! très-bien ! fort bien l

dardard, à part.

Je l'ai étourdi. (Haut.) Dites donc, papa Pontbichet, marieznous, hein?

pontbichet.

Ecoutez mon ami... si ça dépendait de moi... car vous m'avez fasciné... je suis sous le charme ; mais c'est, ma femme.

DARDARD.

Comment ! vous avez une femme ? et vous ne me le dites pas! Ouest elle?

Là-dans sa chambre...

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