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Carte de la Lune, d'après Ri< cioli, Cassixi, Mayi
I ttronomie de Lalai
complir d'énormes progrès à l'Astronomie.
11 n'en fut rien; ce qui prouve une fois de plus cette assertion : « La partie essentielle d'un instrument d'optique, c'est l'œil qui regarde à travers l'oculaire. »
Pour faire œuvre utile en Astronomie physique, il faut, en effet, un œil habile guidé par un cerveau : donc, éducation longue et persévérante du sens de la vue, observation attentive et rationnelle des phénomènes observés», sincérité parfaite, abandon total des idées préconçues, le tout joint à un amour passionné de la Bcience et de la vérité.
Les nombreux détenteurs des télescopée d'Herschel n'avaient sarys doute point les qualités requises puisque aucune observation nouvelle ne sortit de leurs rangs.
Deux d'entre eux cependant, Schrœter et Pond, rirent exception et en cela les efforts du célèbre astronome hanovrien ne furent pas perdus.
Pendant plusieurs années Schrœter étudia la Lune et publia des « Fragments sélénographiques » intéressants.
« C'était, dit G-oodacre, un pauvre inateur, mais malgré ce défaut, se6 lisses ont une valeur considérable. » Au commencement du xixe siècle, nous trouvons Lohrmann et Gruithuisen i l'œuvre, maie ce dernier était hanté d'idées saugrenues qu'il essaya de traduire par ses dessins. Il était persuadé qu'on voit dans la Lune des signes de t de civilisation.
C'est alors que Béer et Màdler monrent par l'œuvre colossale qu'ils menèrent à bonne fin, ce que peut faire idiant du ciel muni d'un très moinstrument.
Le pasteur français Gaudibert fut l'un des meilleurs sèlénographes modernes.
Leur lunette n'avait pas 4 pouces d'ouverture et cependant elle leur suffit pour entasser sur une carte de 90 centimètres de diamètre un tel nombre de détails qu'à partir de ce moment les autres sèlénographes s'avouèrent découragés.
Cependant, en 1864, la British Association fonde un Comité lunaire qui a pour but principal de rendre populaire l'étude de la Lune.
En 1874, 'Nasmyth et Carpenter font paraître un volume magnifiquement illustré et représentant des reliefs lunaires modelés par le premier de ces observateurs.
Au point de vue pittoresque, aucune représentation précédente ne pouvait donner une meilleure idée de ce que l'on voit au télescope que les reliefs de Nasmyth.
Les photographies actuelles sont plus exactes, mais elles sont loin d'atteindre le charme des planches de cet ouvrage qu'on ne se lasse point d'examiner.
Le livre de Neison, paru deux ans plus tard, s'attache surtout à préciser des détails et ajoute plusieurs milliers d'objets nouveaux.
A partir de cette époque, nous entrons décidément dans une phase nouvelle de la Sélénographie, l'œuvre de Béer et de Madler est dépassée par les derniers travaux auxquels s'ajoute en 1878 la plus grande carte encore publiée. Depuis trente-cinq ans Schmidt passait son temps à étudier et à dessiner la Lune. Utilisant les mesures de position effectuées par Lohrmann, il synthétisait les détails contenus dans plus de 3 000 dessins originaux, en une grande carte de 1 m 87 de diamètre que publia le gouvernement prussien.
Malheureusement cette carte ne fut pas rééditée; elle est maintenant introuvable. Elle ne contient pas moins de 32 856 cratères.
La British Association s'était propoposé, en fondant son Comité, de publier une carte de 5 mètres de diamètre, mais ce projet ambitieux n'a pu voir le jour.
A défaut de cette véritable carte d'état-major de notre satellite, nous pouvons cependant nous contenter des ouvrages de Neison, d'Elger, des dessins du pasteur français Gaudibert et enfin de la carte de M. Goodacre qui mesure près de 2 mètres de diamètre. L'auteur a profité des photographies admirables obtenues en Amérique, et surtout à l'Observatoire de Paris par MM. Lœwy et Puiseux. pour fixer la forme des principaux reliefs, utilisant les dessins particuliers pour les fin6 détails seulement visibles dans les grands instruments.
Ces fins détails, je devine que vous voudriez déjà les voir, l'œil à l'oculaire de mon télescope, mai6 vous saurez, cher
lecteur, qu'il faut pour cela choisir son jour, ne jamais venir au moment de la pleine Lune, tomber chez moi un soir voisin du Premier Quartier par exemple, au moment où le Soleil frise de ses rayons les hauts sommets des Alpes ou des Apennins.
Oh ! alors je vous promets un spectacle splendide dont vous ne pourrez vous lasser.
Aucune photographie, aucun dessin ne peut rendre la vision télescopique de la Lune.
Si nous pouvions accomplir ce lointain voyage, il faudrait l'effectuer à ces époques privilégiées, assister au lever du Soleil, voir l'astre du jour monter lentement dans le ciel, illuminer peu à peu les crêtes découpées, pénétrer au sein des cratères béants et des puits noirs qui parsèment la surface de notre satellite, assister à son déclin, alors que sa froide lumière trace sur les plaines 6ans fin des ombres qui s'allongent à perte de vue.
Dispositif de l'équatorial coudé de l'Observatoire de Paris.
L'Observatoire de Greenwicfi, près de Londres, ou ont été effectués les derniers calculs relatifs a la distance de la lune.