‹ Un jour dans la luneChapitre 6 sur 20 · LU · texte numérisé non relu

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La Lune n'esl pas si éloignée qu'on pourrait le croire : l'intervalle d'ici > notre salellile Berait comblé par 80 Tei res comme la noire. I n obus animé de la vitesse inv raiseinbiable jusqu'à c< momi at <io a kilomètres par seconde arriverait sur la Lune après un court vo>age de 9 heures seulement

lets terrestres serviront de wagon6-poste et porteront les dépêches des Terriens à nos frères les Sélénites en moins d'un jour de douze heures.

Un télégramme dépesé à la station centrale Paris-Lune à 6 heures du matin, arriverait sur notre satellite dans l'aprèsmidi du même jour à 3 heures du soir... à moins que l'Etat ne mette la main sur le monopole de cette ligne nouvelle.

Le moindre retard aurait les effets les plus pernicieux. La Lune serait passée et le wagon -poste ne trouvant personne pour le recevoir, emporterait les dépêches pour « une destination inconnue ».

Mais le meilleur moyen de concevoir le grand rapprochement de la Lune consiste encore dans la comparaison entre le temps que la lumière emploie pour nous venir de ce faubourg terrestre, et celui qu'elle met à franchir l'intervalle qui nous sépare du Soleil, des planètes et surtout des étoiles.

Nous avons déjà donné ces nombres, il est bon cependant de les rappeler ici.

Alors que le rayon lumineux nous arrive de l'étoile polaire après un long

voyage de 46 années, qu'il met plus de quatre ans pour « abattre » la distance déjà effrayante qui nous sépare d'Alpha Centaure notre voisine, nous savons que les vibrations lumineuses émanées de notre Soleil ne mettent certainement 9 minutes pour nous parvenir.

Or la lumière, vous le savez, vole au taux de 300 000 kilomètres à la seconde. En un peu plus d'une seconde — le temps de compter jusqu'à deux — elle franchit le fossé qui nous sépare de la Lune.

Ce globe voisin 49 fois plus petit que le nôtre, est donc véritablement à portée de la main, il marche dans notre sillage, partage jusqu'à un certain point notre propre destinée astrale; un politicien dirait qu'il est dans notre zone d'influence, et ce voisinage suffit à vous expliquer pourquoi les astronomes en général l 'étudient si peu et cependant le connaissent si bien.

Mais nous sommes arrivés, notre véhicule imaginaire nous a déposés.

Ouvrons les yeux et ne perdons rien des étranges visions qui s'offrent à nos regards.

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