François de Vendôme, duc de Beaufort
5. François de l'Hospital, comte de Rosnay, maréchal de France le 23 avril 1643 ; il était gouverneur de Paris, ayant succédé dans cette charge au duc de Montbazon à la fin de décembre 1649.
6. Le Journal du Parlement (p. 129) donne ici les dates de 1562, 1615 et 1620.
7. L'auteur du présent Journal emploie très souvent lequel, laquelle là où nous mettons d'habitude qui.
ordinaire, arrêté la parole d'un de Messieurs ', M. de Courcelles^, avec irrision et contrefaisant son geste, lui a reparti : c Nous t avons bien à faire, Monsieur, de votre : Hé l Monsieur^ / > : ce qui n'a pas été bien reçu des plus sages. Mais, enfin, les registres ont été lus et la délibération remise au lundi. Et sur ce que, après que M. le duc d'Orléans est sorti, iM. le premier président a voulu faire arrêt qu'au lundi prochain l'on travailieroit jusques à midi sur la déclaration, quelqu'un ayant soutenu que des arrêts de cette conséquence ne se pouvoient mettre dans le registre sans être délibérés, M. le duc d'Orléans a été obligé de reprendre sa place-*, et ayant accordé que lundi prochain l'on travailieroit jusques à onze heures, chacun s'est retiré.
Nota que, ce même jour, un gentilhomme de Monsieur le Prince^ ayant été au Parquet porter un paquet, de la part dudit seigneur prince, tout décacheté, adressant au Parlement, les gens du Roi sont entrés. Outre ce, ils ont pressé la vérification de la déclaration, et néanmoins ont fait quelque ouverture à surseoir pendant quinze jours à la publication d'icelle ; et, attendu que le parti de Monsieur le Prince prenoit pour prétexte les intelligences que le cardinal Mazarin avoit en France, ils ont demandé que la Cour prit connoissance des informations faites sur ce sujet, et l'ont mis sur le bureau, disant qu'ils ne l'avoient voulu voir, mais qu'ils croyoient plus que autrement que c'étoit un manifeste de Monsieur le Prince, et qu'il eût été à désirer qu'il eût été envoyé cacheté, afin de le renvoyer au Roi au même état^. Et de fait, l'on n'a fait
1. Ce conseiller, que l'auteur du Journal ne nomme pas, paraît être François de Machault, seigneur de Fleury, dont Jean Vallier, à propos de cette séance, note l'opposition systématique (t. II, p. 77).
2. Claude Le Clerc, seigneur de Courcelles-Boisrideau, conseiller depuis le 5 février 1639; il siégeait à la deuxième chambre des Enquêtes.
3. C'était une des expressions favorites de Mathieu Mole ; à la séance du 23 novembre précédent, il avait précisément coupé court à une objection du conseiller Courcelles, qui s'en souvenait, par ces mots : « Hé ! Monsieur, cela est bien étrange! » {Journal de Jean Vallier, t. III, p. 71-72).
4. Le duc d'Orléans s'était levé, pour partir, à dix heures, qui était l'heure habituelle de la levée des séances, et « il se promenait par la Chambre » (Dubuisson-Aubenay, t. II, p. 135; cf. aussi Talon, p. 451).
5. Le Journal du Parlement (p. 129) dit qu'il s'appelait M. de La Fond ; son vrai nom était M. de Bellefond (Bibl. nat., ms. fr. 16435, fol. 12 r").
6. Le texte des documents que contenait le paquet décacheté remis au nom de Condé est publié dans le Journal du Parlement (p. 131-135) : c'était une lettre du prince au Parlement, donnant les motifs de sa retraite à Bordeaux, et dans laquelle se trouve inséré un mémoire de
aucune instance pour avoir lecture de ce paquet, lequel est ainsi demeuré.
Ce jourd'hui, 4 décembre 1651, toutes les Chambres assemblées, M. de Choisy, chancelier de M. le duc d'Orléans ^, est entré avec la robe et le bonnet, et, ayant pris place au bureau, il a dit, de la part de M. le duc d'Orléans, que, sachant que la cour avoit, ce jourd'hui, à traiter un très haut et important affaire^ pour le service du Roi, il n'auroitpas manqué de s'y trouver pour y prendre les résolutions dignes de sa naissance et de la compagnie, mais qu'il avoit estimé à propos de s'en abstenir afin que son entremise fût plus agréable dans l'accommodement qu'il souhaitoit procurer de Monsieur le Prince avec le Roi ; mais, d'autant que les gens du Roi avoient inséré dans leurs conclusions quelques propositions contre le cardinal Mazarin et ses intelligences en France pour son retour, S. A. R. prioit la compagnie de séparer cette partie des conclusions et prendre jour pour délibérer, auquel elle puisse assister en icelle et l'informer de quelques choses qu'elle avoit à proposer sur ce sujet. M. de Choisy s'étant retiré après ce discours, qu'il a prononcé avec fort bonne grâce, la délibération a été commencée, et M. Ménardeau^, rapporteur, a conclu à l'enregistrement pur et simple.
M. de Rroussel-i a remontré qu'il étoit périlleux d'admettre ainsi des condamnations par lettres patentes ; que la condamnation portée par ces lettres n'étoit pas seulement comminatoire, mais absolue, que l'exemple du connétable de Bourbon nous devoit rendre retenus, et nous faire ménager la personne des princes du
Condé au roi, justifiant toute sa conduite ; ces deux documents sont également en cojiie, entre autres, dans le registre U 334 des Archives nationales (registres secrets du Parlement), fol. 431 r°-435 v°.
1. Jean de Choisy, seigneur de Balleroy ; il avait été intendant de Champagne et était conseiller d'État; c'est le père de l'abbé de Choisy, auteur des Mémoires bien connus. Son discours se trouve reproduit tout au long dans le ms. fr. 1G435, fol. 13 v-lS r" (copies et extraits des registres du Conseil secret du Parlement), et analysé dans le ins. fr. 18324, fol. 266- 268; ce dernier ras., intitulé avec le suivant 1832.5 « Assemblées du Parlement des années 1650, 1651 et 1652, tenues pour le sujet des troubles », est très précieux et remplace avantageusement les registres secrets disparus.
2. Affaire, en terme de chancellerie, est resté masculin jusqu'au xvni° siècle.
3. Claude Ménardeau-Charapré, conseiller depuis le 4 février 1622; il siégeait à la Grand'Chambre.