C'est-à-dire : n'est pas tombé dans l'oubli
2. Le nouvelliste du ras, fr. 25025, qui parle avec moins de détails de cet incident curieux (fol. 621 r°), le rapporte à la séance du 9 (cf. Vallier, t. III, p. 88, note 3).
3. Jean Mole, seigneur de Jusanvigny, président à la cinquième chambre des Enquêtes; il avait épousé sa cousine Jeanne-Gabrielle Mole, fille du premier président.
4. L'auteur du Journal n'assista sans doute pas, puisqu'il n'en dit rien, à la séance du samedi 9, dont on trouvera le long récit dans les Mémoires d'Omer Talon (p. 453-454), qui y prononça un grand discours contre Mazarin.
5. Il est assez curieux que le Journol du Parlement ne dise rien de cette séance du 13, qui fut si importante, et dont nous avons ici l'un des récits les plus complets ; il passe de celle du 9 à celle du 15.
6. Déposées par les gens du roi à la séance du 7, d'après l'auteur du Journal, du 9, d'après Omer Talon.
fait dans son royaume', suivant ce qui fut remontré par M. le duc d'Orléans, lequel fit encore ajouter à l'arrêt l'éloignement d'auprès la personne du Roi de ceux qui adhèrent au cardinal Mazarin.
M. le Goadjuteur parla assez longtemps pour justifier sa conduite contre les invectives basses de ses ennemis et faire voir qu'il n'adhéroit point au cardinal Mazarin.
M. Foucquet^ fit quelque ouverture à donner une somme d'argent à celui lequel amèneroit le Cardinal dans la Conciergerie.
M. de Machault, des Requêtes 3, parlant contre le Cardinal, dit qu'il étoit la seule cause des désordres que nous voyons en France et de la séparation d'une des branches entières de la maison royale, Monsieur le Prince n'ayant pu souffrir ce que nous voyons tous les jours, que la faveur du cardinal Mazarin est le seul moyen pour parvenir aux premières charges de l'État et dignités de l'Église.
A ces mots, M. le Coadjuteur ayant interrompu M. de Machault'', toute la compagnie lui a témoigné de l'aigreur de ce qu'il violoit ainsi la liberté des suff'rages, et M. le duc d'Orléans n'ayant répondu lorsque, par deux fois, M. le Coadjuteur l'a interpellé de rendre témoignage de la sincérité de sa conduite dans ses poursuites pour le chapeau de cardinal, il a fait réflexion sur la faute qu'il avoit faite en interrompant l'opinion, et avoué qu'il avoit en cela blessé les formes de la compagnie, et en a demandé pardon. Après quoi, M. de Machault, reprenant son discours et apostrophant M. le Goadjuteur, il lui a dit : « Ce ne sont point, Monsieur, des invectives basses, ce sont des vérités, et chacun sait que le chapeau de cardinal que vous briguez à Rome... » Ici, la compagnie s'est élevée plus que devant, et l'on a condamné M. de
1. Ce petit incident est raconté diflféreranient par Talon et d'une façon bien moins claire (p. 454-455).
2. Antoine Foucquet de Croissy, conseiller à la troisième des Enquêtes. Grand ami de Retz, il fut un des frondeurs parlementaires les plus impénitents et resta emprisonné plusieurs mois en 1653, après la rentrée du roi à Paris.