faut corriger
2. Ce procès-verbal, présenté par Geniers lui-même, qui était rentré à Paris le 27 janvier (cf. Roy, op. cit., p. 45) fut imprimé (Paris, Bessin, 1652, in-8% 14 p.; Bibl. nat., Lb37 2230); il est intitulé : Procèsverbal contenant ce qui s'est passé, tant à Pont- sur-Yonne qu'en la ville de Sens, au voyage de MM. les députés du Parlement de Paris, présenté à la Cour par M. du Coudray-Geniers, conseiller en icelle et l'un des députés, le 7 février 165'2, en présence de Son Altesse Royale. Ce procès-verbal est la source la plus abondante pour l'histoire de la mission, si fâcheusement close, de Bitault et Geniers.
3. Ce passage semble indiquer que le fils de Bitault s'employait aussi à la cour à la délivrance de son père; nous ne trouvons point trace de ce fait ailleurs.
travailler sans discontinuation aux remontrances ordonnées être faites, et se plaindre en cet endroit de la dureté que l'on exerce contre un conseiller de la Cour, et du préjudice que le Roi reçoit du procédé du maréchal d'Hocquincourt, et, à ce sujet, le marquer, lui et sa postérité, dans les registres pour s'en souvenir en temps et lieu, et témoigner à M. de Geniers la satisfaction que la compagnie a de sa conduite et lui en faire remerciement public. Après ces conclusions, M. le duc d'Orléans ayant témoigné qu'il seroit bon de remettre l'assemblée à deux jours, pendant lesquels on pourroit avoir nouvelles de M. Bitault, la compagnie s'y est rendue, quoique M. Le Coigneux' remontrât que l'on ne devoit ainsi remettre les délibérations commencées ; et la Cour s'est levée, après un remerciement que M. Le Bailleul a fait, de fort bonne grâce, à M. de Geniers au nom de toute la compagnie.
Ce jourd'hui, 8 février 1652, toutes les Chambres assemblées, a été donné arrêt pour la conservation des rentes sur l'Hôtel de ville^ et, pour y parvenir, ont été faites plusieurs propositions, et, entre autres, M. N ^ a ouvert l'avis de rendre M. le surintendant La Vieu ville ^ responsable du divertissement des rentes, disant qu'il falloit arrêter les entreprises d'un surintendant et ne souffrir plus qu'il dispose par un trait de plume des fortunes de tous les particuliers.
Ce jourd'hui, 15 février 1652, toutes les Chambres assemblées, où étoient M. le duc d'Orléans, M. le duc de Brissac, les maréchaux de l'Hospital et d'Estampes et le Coadjuteur, M. le président de Bailleul a présenté deux lettres de M. le premier président, la première à lui adressante, et la seconde à la compagnie, par lesquelles, en peu de mots, il s'excuse d'avoir jusques ici tardé d'écrire, sur ce qu'il ne pouvoit assurer de la liberté de M. Bitault, laquelle il avoit seulement depuis peu obtenue du Roi par les moyens que lui-même diroit à la compagnie, les ordres de laquelle il exécuteroit toujours avec soin^. La lecture
1. Le président Le Coigneux était parent de Bitault, son père, veuf de Marie Cerisier, ayant épousé en secondes noces Marie Bitault, sœur du conseiller, dont il eut François Le Coigneux, plus connu sous le nom de Bachauinont.
2. Cet arrêt, qui fut imprimé, est reproduit dans le Journal du Parlement (p. 183-185).