‹ Un laboratoire dramaturgiqueChapitre 71 sur 112 · LE DOMINO NOIR · texte numérisé non relu

LE DOMINO NOIR

Un peu tard. Si je n'étais monté....

HERNANI

Crois-tu donc que sur toi, vieillard, j'avais compté? Tout me manquait.

LE MASQUE

C'est bien. Ce qu'il faut, je l'apporte.

Hernani proteste, implore. Le masque reste impassible :

Simple, à qui parles-lii?...

Je serais seul, hélas! Non, non, il i'aiil me suivre.

(Ce vers figure au manuscrit sans corrcclion.) Alors, Hernani senqiorle : il invective le meuririer fantôme en un énergique et éloquent exorcisme,

depuis retranché, ce qui est peut-être regrettable, car le mouvement est bien naturel :

Eli bien, non! et de toi, spectre, Je me délivre! Je n'obéirai pas! — Crois-tu donc, insensé, Que je n'ai traversé tout mon sombre passé, Que je ne tiens enfin la femme qui m'est chère, Que je ne touche au but, que pour me laisser faire, Moi que mon noir démon ne fit jms chanceler. Par un vieillard, sur qui je n'aurais qu'à souffler! Quand Dona Sol m'attend, dans ta nuit ténébreuse Suivre ton sjiectro Ll<''me au tmiibeau qu'il me {var. :

[se) creuse !] Tu veux rire ! Va-t'en !

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