Eclni. RosUind, l'iervol qui pleure et Pierrot qui rit
Ce n'était pas fort bon; et c'était compromettre VeffeA de la fenêtre, qui se reproduira plus bas. La rime a fourni le mot prêtre^ et Hugo a refait en marge les deux vers, tels qu'ils sont dans l'édition. Mais le texte primitif n'est pas altéré. Du reste, il est rare, dans le manuscrit dont nous nous occupons, que les corrections soient autre chose que des variantes.
Çà et là, quelques modifications insignifiantes : « M'as /bnnc (au lieu de :aidé).... Je me relire àFinlas.... Pour cette fille! (qui était beaucoup moins énergique). .... Peut-on V employer '1 (au lieu de : « Peut-il me servir? »). »
Le couplet se terminait ainsi :
Je me vengerai, va! je ne sais pas comment, Mais ce sera hideux! Vois-tii (var. : terrible. Atni,), j'en Je tirerai vengeance ici de ma disgrâce, [fais serment Dussé-je m'y briser!...
Ici, deux vers et demi bilïés à fond* :
Mais va tout préparer, et hàle-toi. Silence!
C'était trop long; il y avait redite. Le mouvement est plus rapide dans le second texte, rétabli en marge.
A signaler ici une variante dans la glose scénique. Le premier texte, barré, porte : « Don Salluste appelant par l'autre porte latérale » (on se souvient qu'il y en avait deux d'abord). Puis : « par la porte du fond. » — Enfin, on lisait : <( les deux alguazils de service ».
d. En général, Hugo se contenlc de passer un simple trait sur ce qu'il veut elTacer. Il est alors passablement facile «le lire par-dessous. C'est de la coquetterie, sans doute, comme celle de Galatée fuyant vers les saules. Mais parfois aussi li' poète veut détruire t<tut à fait son texte primitif. Il enveloppe alors toute la ligne d'une rature en sjjirales multipliées, à Iravers laquelle il est impossible de rien décliilfrer.
Tout cela n'est pas d'une imporlancc extrême, mais la scène a été recopiée.
Scène II. — Mêmes observations pour l'entrevue entre Don Salluste et Don César :
Monsieur, 07i a de vos noiicellcs.
D. CÉSAR
Sont-elles, cher cousin, â.e votre goût?
D. SALLUSTE
Oui, belles!
Don Carlos de Mira, etc.
Tel est le texte du manuscrit, non barré. Un peu plus loin, Hugo a hésité entre les trois versions suivantes :
1" texte:
.le n'ai pas mis la main sur don Cliarlc
2*^ texte [barré) :
— attenté.... —
3" texte (comme dans l'édition).
Toutes sortes de gens.....
Qui hois d'un bouge vil se ruaient pèle-mèle,
Ont attaqué le guet, dont ils ont hàtonnc
Le chef....
Us ont fuit un beau train!
Cest possible. La franco est pays eniirmi.
Dans la réponse de Salluste, l'auteur avait d'abord laissé passer une véritable incorrection :
Vous avez attenté sur ce bien du clergé. ... Dnn César, sachez bien que la boute, Lorsque je pense à vous..., etc.
L(î couplet sur la marquise et les vers (]ui suivent
oil'rent aussi quelques variantes :
... Une marquise Me demandait dimanche, eu siu'lanl de l'église....
Plus décidé (puis : plus dégradé) que Job.... La brette à lourd pommeau....
(Le mot a semblé, sans doute, prétentieux par sa rareté.) Le vers :
Vous n'allez frt'quentant....
est venu d'abord ainsi :
Vous navez pour amis que des bretteurs infâmes.
C'est Don César qui, suivant le texte initial, dit de Matalobos :
Il est (le mes amis. — Raisonnons..., etc.
De même, trêve aux reproches a remplacé pas de reproches ; On vi appelle César.... On m'appelait César; Je suis heureux a remplacé Je suis content ; et Tout le inonde, Le monde entier; Voyons, à présent, votre stijle a supplanté Voyons maintenant votre style.
Mais la fin du couplet allestc plus de tâtonnements. L'édition ne vnrielur qïi a relaie la l'orme première. En voici une seconde :
Mon palais, oii jadis tant d'or se dispersa. Appartient inaintenant au comte Oropesa, (Test bien. Quand, par hasard, de ce côté je monte, Je donne des avis aux ouvriers du comte, etc.
Poursuivons cette revue, un peu minutieuse, mais probante. « liracache que vous êtes » s'est substitué au premier jet : « Tout fort i/ue vous vous fniirs -., <pii élait plat. Le jeu de scène qui suit (;st une addition marginale. Puis, à signaler une correction assez importante. Le dialogue se continuait auparavant de la sorte :
D. SAI.LUSTi;.
César, je nt' niels à cela Qu'une condition.
D. CÉSAR
Laquelle? Foi de brave..., elc.
Les quatre vers intermédiaires lurent intercalés, en marge, sous cette forme :
Dans rinslani, j(! m'explique.
Prenez d'abord ma bourse.