‹ Un laboratoire dramaturgiqueChapitre 88 sur 112 · L.\ REI.NE · texte numérisé non relu

L.\ REI.NE

C'est vous (|ue je cherchais!

DON OUKITAN.

Moi, Madame'^

{à part) Bonheur!

LA REINE

// s'agit de me rendre un serr^ice, seigneur.

DON GURITAN.

Pnui- Votre Majesté Je suis prêt à tout faire.

Les iîuit vers intercalés modifient heureusement ce début, en rapjjelant que (^asilda a eu connaissance de la provocation, ce qui fait mieux encore ressortir la naïveté du vieux garde du corps. — Vient alors l'épisode de la cassette :

furez-riioi. donc, romtr, (juc |miui' iin' |ilaii'e

La reine, « prenant la cassette sur an ijw'ridon », la lui confie, et rit du succès de sa ruse. Guritan griffonne « quelques mots à la hâte avec un crayon >•> (le crayon fut supprimé; est-ce pour cause d'anachronisme?).

... Piii^c, porli! à l'iiislaiit Ce Inllct an seiijmnir César. (A part.) Quelle snrprii>e ! C'est bien. .1 mon retour la partie est remise. .le reviendrai !

{Haut.) Je vais obéir de ce pas A Votre Majesté. {Il prend la cassette, etc.)

LA RELNE.

Il ne le luria pas !

Telle élail la première le<;un, tpii n'est [)as harrée dans le manuscrit. Au dernier vers seulement, Victor llugo s'aperc'ut qu'il avait laissé échapper un hiatus, que lui avait caché sans doute la longueur de l'indication scéni(jue.

Acte III (//«(/-///os). — (!et acte oiVre, sur le manuscrit, plusieurs interversions de feuillets. La pagination

en fut faite avec une légèreté regrettable, et la faute en est imputable, non au relieur, mais à Fauteur du numérotage.

Ainsi, le f" 47 devrait porter le n'^ 44.

La feuille de garde porte, d'une écriture très courante, large et fine, quelques vers mis en réserve :

... L" ... (illisible) mis à sac...

... En i/uisc de tisane, .Je lui fis aralcr dcu-r pieds de pcrtuisaiie.

Ces trois hémistiches, d'un goût médiocre, devaient peut-être trouver place dans la tirade où (iurilan narre ses exploits.

Toute intrigue de cour est une échelle double : D'un côté, corde au cou, paie, et le regard Uoul»b', Monte le patient; de l'autre, le bourreau.

On retrouvera ces vers ailleurs '. — Puis, quelques mots illisibles; et ceci :

Vomhrc est pire souvent que la réalité. ... J'aimerais mieux encore Être pauvi'e qu'avare et trompé (var. : cucuj ({ue jaloux.

Ces dernières paroles ressusciteront dans la scène v du 1V<= acte, entre César et Gurilan. Mais le premier vers a été changé et délayé en un distique.

Il est donc permis d'inférer que Victor Hugo, en composant, avait une vue d'ensendjle de l'œuvre entière, mémo dans les (K'-lnils, pnisipic, sur un l"('uillcl

1. Plus loin, signalons une interversion senil)lai)le des tVdio- 0;j cl Gi.

•J. Acte IV. se. vn.

de l'acte III, nous rencontrons une variante pour l'acte II et des morceaux conservés pour l'acte, IV.

Scène I. — C'est la scène du conseil. Dans la longue liste des personnages, Don Pedro Velcz de Guevarra est, sur le ms., marquis^ et non comte de Camporeal. Une note marginale comphHe ainsi ses titres : « D. Pedro Vêlez de Guevarra, marquis de Camporeal, chevalier de Calalrava. » Ubilla n'est point désigné par son prénom d'Antoyiùj. De môme, Don Arias ne porte pas le nom de Manuel. Covadenga est secrétaire suprême des îles Baléares et Canaries.

Les quatre vers de Camporeal :

D'abord, quant à la reine,... etc.

constituent une addition marginale. Il fallait faire savoir que six mois se sont écoulés depuis les événements de l'acte II.

Variantes du texte :

Elle règne sur nous, le Don César sur elle....

— ... assez près au palais de Tormez.... Avec deux laquais noirs, portiers de portes closes.... Jadis ce Don César, autrefois (bidé) notre maître, Étaitleplus grand fou que Tolède (barré) eût vu naître.... Je le crois lionirm' intéçirc....

Les deux notes : '< D'un Ion significatif » et : « Appuyant sur les chiffres » ont été accrochées dans rinlerlignc; plus loin, « du reste, oisiveté générale » fut substitué à : « moment île silence général ».

Covadenga ouvrait sa harangue en ces termes :

Messieurs, pus de querelle. A nous fous il imporle....

Le second texte est plus sonore et moins embarrassé.

Ce n'élail point Camporeal (pii percevait limpiM des huit mille hommes, mais un autre, de (pii le nom,

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