Cette r<)ri'C'spoM(laii<<' ost encore inédite
iN'inoDi (;ti(»n XXVII
l'avons vu, lo trait cl union entre son directeur ei le jeune Denis Benoît, puisque c'est dans son salon qu'ils s'étaient rencontrés pour lu première fois. Admiratrice passionnée du talent, ma. ) dominée par son ardente imagination, elle avait, malgré sa grande piété, quelque peine à contenir une sympathie un peu trop vive peut-être pour ces deux âmes, qu'elle était si capable d'apprécier. Dans ces conjonctures délicates, Lamennais donne à son jeune ami les conseils les plus judicieux, sans déroger lui-même, si peu que ce soit, à la dignité de son caractère ou aux convenances de son état.
Tant que T.amennais vécut sous le toit des Feuillantines, son entourage aimable et pacifiant, joint à l'ascendant personnel de l'abbé Carron, modéra la fougue de son tempérament et la violence de son caractère. Il travaillait avec ardeur au deuxième volume de VEssai; il donnait de temps en temps au Consen>atcnr des articles sur les questions religieuses du temps. L'Université y était parfois malmenée, mais le langage, toujours dur, n'était jamais injurieux. Malheureusement, soit inconstance naturelle, soit, comme il le laisse entendre, nécessité d'une plus stricte économie, il quittait Paris dès le mois de décembre 1819, pour aller passer en Bretagne toute l'année suivante.