‹ Un Lamennais inconnuChapitre 21 sur 112 · XXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXII INTRODUCTION

Lamennais de 1832 était dans celui de 1820. Cela fait trembler. Au fond, l'humilité n'était pas là.

Rome ne condamna pas, elle attendit. Il parait même que diverses approbations émanées de théologiens romains vinrent rassurer Lamennais \ et il continua de travailler à V Essai. Les deux derniers volumes parurent en 1823, et suscitèrent de nouveaux orages.

Décidé à consulter sur place une opinion qu'il lui importait si fort d'avoir pour lui, il partit pour Rome.

Tout le monde sait avec quelle bienveillance il fut reçu par Léon XII, qui, reconnaissant de ses campagnes en faveur des idées ultramontaines, l'aurait probablement créé cardinal, si la mort n'était venue arrêter son dessein.

Il trouva dans l'accueil du pape une ample compensation aux petits ennuis de la route.

Il avait raconté ceux-ci à Denis Benoît, avec une comique exagération, dans une série de lettres qui montrent jusqu'à quelles erreurs de jjgement le conduisait parfois la mobilité excessive de ses impressions. On se rappelle son culte pour les beautés champêtres. On sait l'admirable description qu'il

1. Gfr. Ange Blaize, Essai biographique sur M. F. de Lamennais f p. 65 et suiv.

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