‹ Un Lamennais inconnuChapitre 34 sur 112 · XLVIJ · texte numérisé non relu

XLVIJ

la pclitt' rh:ij)elle hatlo ii la lisièic du parc <. Il célèbre la messe chaque jcmr clans cette chapelle ; et parfois, au « salut » du soir, l'ahhé Gerhet ou Maurice de Guérin fait entendre ii la communauté un de ces vieux cantiques qu'afïectionne le maître. La musique, nous l'avons vu, a le don de l'émouvoir et de le passionner. « Jamais je n'oublierai, dit un de ses anciens disciples, jamais je n'oublierai les extases de cet homme lorsqu'il faisait chanter à l'abbé Gerbet une mélodie que Choron avait découverte, et (|u'il a\ ait adaptée à l'hymne de la Toussaint : Ca'lo (fuos cadein... Vous auriez vu alors sa figure longue et sévère s'épanouir, et le feu de son regard se voiler sous un nuao-e humide"».

ce cher p«'re aux g-eiioux de celui pour ([ui iii»<^uère il n'avait qu une admiration stérile, et qui maintenant est son apôtre ! Parmi tant de titres que vous avez à nm reconnaissance et à mon amour, la conversion de mou père sera toujours le plus cher à mon ccrur ; et vous, mon cher P«'re, ne trouvez-v«)US pas aussi de la consolation à rendre à la fois à toute une famille 1 espoir et comme l'assurance de la tranquillité sur la terre, et le gage de sa réunion dans une autre félicité plus durahle ?

» Kn vous disant (|ue je n'étais pas encore entièrement guéri, je me suis suffisamment recommandé à vos j)i'ières : veuillez me recommander à celles de M, («erhet. ce second vous-même, si dign(^ de la tendre afï'eclion (pie lui portent tous ceux ({ui le voient. Lui aussi aura sond'ert de mes saillies, plus imp«>rlunes, je crois, que volontaii'cs ; j)uisse ma gratitude égaler 1 indulgence ([ui vous les a fait supporter! Adieu, mon tendre Père, n'oubliez pas votre pauvre et tout fh''Voué enfant.

(( UlKI.LK. »

1. Cfr. R. P. Koussii,, Lainenn.iis, d'après des documents inêdilsyi, II, pp. 71 et suiv.

2. Cn.vm.Ks Saintk-Foi, LamctiKais [Rtvite du Monde catholique, t. 11k

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